CHAPITRE III
GOUVERNEMENT ET ADMINISTRATION
Popiilaiioii. — La population était, en 1889, de 177 052 Ames, dont 85-177 du sexe mâle et 91 575 du sexe féminin. Elle est sérieusement en progrès.
Elle se répartit à peu près par moitié entre l’arrondissement de Saint-Pierre et celui de Fort-de-France.
La race autochtone à la Martinique comme à la Guadeloupe était la race caraïbe. Elle a disparu depuis quelques dizaines d’années et les derniers représentants se sont fondus dans la race dominante. Il y eut aussi, à un certain moment, des Ar rouages, peuplades de la terre ferme qui faisaient la chasse aux Caraïbes et les enlevaient même pour nous les vendre.
Du temps de Duparquet, les Hollandais y introduisirent un certain nombre de sauvages brésiliens.
A la fin du xviii’’ siècle, on ne trouvait plus dans cette colonie, comme à la Guadeloupe, que deux races : la race blanche et la race noire. Les blancs s’appelaient créoles. Dans la suite des temps, surtout depuis l’abolition de l’esclavage, cette expression s’appliqua à tous les Français, de quebjue couleur qu’ils fussent, nés dans la colonie.
De nos jours on a fait venir des travailleurs indous, chinois et africains.
Il existait dans la colonie, au 1®'’ janvier 1891 , 8 431 Indous, 445 Chinois et 5 842 Africains, soit un total de 14 718 : chilfre inférieur à celui du 1®'’ janvier 1885 qui était de 19621.
Tout le reste, sur 177000 habitants environ, compose la population créole.