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LES ILES AVAL LIS ET FUT UN A

Iles Wallis. — Découvertes en 17G7 par le commodore anglais Wallis, qui leur donna son nom, ces îles sont situées par 170° de longitude est dans l'océan Pacifique, au nord-est des îles Fidji, à égale distance de la Nouvelle-Calédonie et de Taïti. Ouvea, l'île principale de l'archipel, renferme une population de 3000 indigènes Maoris. De grande taille, bien faits, doux, hospitaliers, ils pratiquent la religion catholique, ayant été convertis par le P. Bataillon et d'autres missionnaires maristes français, débarqués dans l'archipel vers 4837.

Ouvea possède un bon port, d'une profondeur suffisante pour permettre aux navires d'un fort tonnage d'y séjourner.

Au point de vue commercial, l'importance des îles Wallis deviendra considérable avec le temps, comme étape de ravitaillement sur les routes de Panama en Chine et de la Nouvelle-Calédonie à Taïti ; au point de vue militaire , les escadres y trouveront du charbon , des matériaux de rechange et y opéreront leurs réparations. En 1887, l'amiral Marcq de Saint-Hilaire a été chargé de se rendre à Ouvea à bord du Decrès, et, à la suite de courts pourparlers avec la reine Amélia et les principaux chefs de tribus , il a établi le protectorat de la France sur les Wallis, qui sont rattachées administrativement à la Nouvelle-Calédonie.

Iles Futuna. — En 1 888 , le protectorat français a été également établi sur le groupe des îles Futuna et Alofi, situées à 200 kilomètres au sud-ouest des WTallis. Leur population, évangélisée par le bienheureux Pierre Channel, qui y fut martyrisé en 1840, est de 1 500 habitants.

Ces acquisitions nouvelles sont dues entièrement à l'influence de nos missionnaires catholiques, qui les ont préparées depuis 1842 et maintiennent ici, comme partout ailleurs, la grande idée de la patrie, à laquelle ils rendent les plus signalés services, sans en recevoir toujours la reconnaissance méritée.

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