‹ La France coloniale illustréeChapitre 66 sur 80 · I. — ILES TAITI · texte numérisé non relu

I. — ILES TAITI

habitants et de la perfection de leur régime gouvernemental basé sur l'état de nature.

Dès 4797, des missionnaires anglais convertirent les Taïtiens au protestantisme, améliorèrent leurs mœurs, aidèrent l'un des chefs de l'île, devenu le roi Pomaré Ier, à conquérir les îles voisines et à établir une sorte de monarchie constitutionnelle avec parlement et ministres responsables.

Grâce à la rivalité qui s'établit entre eux et les missionnaires français débarqués en 1836, l'amiral français Dupetit-Thouars chercha, en 1842, à supplanter l'influence anglaise dans l'esprit de la reine Pomaré IV, qui

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Cartes des îles Taïti et de leurs dépendances.

sollicita le protectorat de la France. En face d'une protestation de la part du gouvernement anglais, le protectorat fut d'abord refusé par Louis- Philippe ; toutefois, après quelques troubles et un payement d'indemnités au consul anglais Pritchard , le protectorat français sur Taïti fut établi de fait en 1847, et transformé en une annexion pure et simple en 1880, par suite de l'abdication du dernier roi, Pomaré V.

Les îles Taïti ou de la Société forment deux groupes, savoir : au sud-est, les îles du Vent : Taïti, Mooréa et quelques îlots ; au nord , les îles Sous-le-Vent : Raïatea, Bora-Bora, Huachine et une dizaine d'autres.

L'Angleterre, qui avait, depuis quarante ans, sur ces dernières îles des droits communs avec nous, les a cédés en 1887 à la France, par un accommodement relatif aux droits de pêche que la France possède sur les côtes de Terre-Neuve.

Au sud de Taïti, se trouve le groupe des îles Toubouaï, annexées en 1874. Hautes et volcaniques, elles n'ont que 500 habitants, qui sont catholiques. On y rattache, plus au sud, l'île Rapa ou Opara, 200 habitants, annexée en 1885.

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