‹ La France coloniale illustréeChapitre 70 sur 80 · III. — ILES MARQUISES · texte numérisé non relu

III. — ILES MARQUISES

Les îles Marquises, ainsi appelées en l'honneur du marquis de Mendoza par l'Espagnol Mendana, qui les découvrit en 1594, appartiennent à la France depuis 1-842. Situées à 1 300 kilomètres au nord-est de Taïti, on en compte 15, dont les principales sont : Nouka-Hiva, chef-lieu Païo-Ho, siège du résident français; Hiva-Oa, ou la Dominique, haute de 1260 mètres; Fatou-Eiva, Ouapoa, Eiao, etc.

Toutes ces îles sont volcaniques, montagneuses, bien arrosées, fertiles en denrées tropicales. Elles sont peuplées de 6000 indigènes ou Marquésans, de race polynésienne, de belle taille, convertis au catholicisme, mais moins civilisés que les Taïtiens.

Le commerce, peu considérable (300000 francs), est fait par les caboteurs venant de Taïti. A peine compte-t-on 200 Français dans ces parages.

Ilot Clipperton. — Signalons enfin l'îlot de Clipperton, situé à l'extrémité dè l'Océanie , non loin des côtes du Mexique, au sud des îles Revillagédo, par 10° 17' de latitude nord et 111° 27' de longitude occidentale de Paris. Ce n'est qu'un attolon rocheux, sans étendue, mais qui peut devenir un point de relâche pour les navires et acquérir de l'importance pour nous lorsque l'ouverture du canal de Panama aura développé la navigation dans ces parages.

GUYANE FRANÇAISE

Historique. — La Guyane est cette immense contrée de l'Amérique méridionale circonscrite entre l'Océan d'une part, le fleuve des Amazones, son affluent le Rio-Negro, et l'Orénoque, d'autre part.

Politiquement, cette contrée, vaste quatre fois comme la France, est divisée en cinq parties : Guyanes anglaise, hollandaise et française, au nord-est; partie brésilienne au sud, et partie vénézuélienne, à l'ouest.

Cette région, découverte par Colomb et Améric Vespuce (1498-1499), et qui devint pour les conquérants espagnols le légendaire Eldorado, le pays de l'or et des richesses par excellence, ne reçut les premiers colonisateurs français qu'au commencement du xvn6 siècle.

En 1637, des marchands de Rouen vinrent fonder un comptoir et le fort Louis dans l'île de Cayenne, mais sans grand succès. En 1652, se forma la Compagnie de la France équinoxiale , pour l'exploitation des terres « situées entre l'Amazone et l'Orénoque »; mais la possession de ce territoire fut disputée par les Anglais, les Hollandais et les Portugais. Le traité d'Utrecht (1 713), laissant aux Portugais les deux rives du grand fleuve, n'attribua à la France que la partie comprise entre le Maroni, à l'ouest , et « la rivière de Japoc, que Vincent Pinçon avait découverte en 1500 ».

Or, comme il s'agit de savoir quelle est cette rivière dont la situation est mal déterminée, il en résulta une contestation avec le Portugal d'abord, le Rrésil ensuite, contestation qui dure encore actuellement. En 1817, après la restitution de la colonie par les Portugais, qui, aidés des Anglais, nous l'avaient enlevée, on convint de fixer provisoirement la limite au fleuve Oyapock, laissant en litige l'espace compris entre l'Oyapock et le cap Nord, à l'embouchure de l'Amazone.

En 1856, sous Napoléon III, les négociations furent reprises, et la France réclama non seulement la côte entre l'Oyapock et l'Aragary, fleuve qui aboutit vers l'île Maraca, mais encore, à l'intérieur, toute la moitié de l'espace compris entre l'Amazone et la ligne de partage nord de son bassin jusqu'au Rio-Branco, affluent de ce fleuve situé au sud-ouest de la

Guyane anglaise. Le territoire de la Guyane française serait ainsi quadruplé, c'est-à-dire porté à 320 000 kilomètres carrés au lieu de 80 000. Mais le Brésil n'a jamais accepté cette demande, et a même fait occuper militairement la rive nord de l'Aragary.

Quoi qu'il en soit, la colonie ne fît jamais de progrès sérieux, faute de colons, malgré plusieurs tentatives faites par le gouvernement.

En 1763, Choiseul y expédia 45 000 Alsaciens et Lorrains, qui périrent presque tous, tués par la faim et l'insalubrité du pays. En 1797, la Révolution y déporta un grand nombre de ses victimes, entre autres Collotd'Herbois , qui y mourut, Billaud-Varennes , Carnot, Pichegru, etc.; le

Carte de la Guyane.

coup d'État du 2 décembre 1851 y envoya des condamnés politiques; plus tard, la Guyane reçut les condamnés pour crime de droit commun. Chaque fois une mortalité effrayante s'établit, et celle de 1867 détermina le gouvernement à expédier les forçats de peau blanche en Nouvelle-Calédonie, réservant la Guyane pour les noirs, les Algériens et les Annamites.

Ces essais malheureux ont jeté, à tort ou à raison, le plus grand discrédit sur Cayenne et la Guyane française , dont la situation est en effet peu brillante.

Géographie physiqile. — La Guyane française est bornée au nordest par l'Atlantique; au sud-est par l'Oyapock, qui la sépare du territoire contesté, au sud par le Brésil ou les monts Tumuc-Umac, à l'ouest par le Maroni, qui fait la limite de la colonie hollandaise de Surinam; elle est comprise entre 2° et 6° de latitude nord, 52° et 57° de longitude ouest de Paris.

GUYANE FRANÇAISE

La côte, longue de 350 kilomètres, est peu accidentée , essentiellement basse, marécageuse et sablonneuse, presque à fleur d'eau; la mer y

Flore de la Guyane.

1. Rafflefia Arnoldi. 2. Niphobolus putescens. 3. Phaltenopss amabilis. 4. brides suaveolens. 5. Cycas circinnalis. 6. Nepenthes distillatoria. 7. Scindapsus pertusus.

manque de profondeur pour l'accès des navires, aussi n'a-t-elle qu'une rade, celle de Cayenne, accessible aux grands bâtiments. Les embouchures de fleuves sont envasées; celle de l'Oyapock forme un grand estuaire bordé

à l'est par le cap Orange. Le cap Mana est le plus septentrional. Les îles du Salut sont en face du cap Charlotte.

L'intérieur de la Guyane se divise en Terres-Basses et Terres -Hautes. Les Terres-Basses bordent la mer et remontent les vallées de fleuves jusqu'aux premiers sauts ou rapides, qu'elles franchissent à une distance variable de 20 à 80 kilomètres. Ce sont des alluvions argileuses, les unes sèches, nommées savanes, les autres marécageuses, tourbeuses et noyées, que l'on appelle pripris, et où croissent les forêts de manguiers et de palétuviers ; les marais tremblants sont des tourbières en formation, des amas d'herbes flottant sur un fond de terre molle. Les Terres-Hautes commencent avec les premières collines qui bordent les rivières et se relient par plateaux étagés avec la chaîne des monts Tumuc-Umac ou Tumucumaque, situés au sud. Ces monts, qui paraissent atteindre à peine 500 mètres d'altitude, forment le partage des eaux du bassin de l'Amazone.

En somme, la Guyane, sauf les plaines côtières, est un plateau peu élevé, surmonté çà et là de collines de 300 à 400 mètres, et caractérisé par d'immenses forêts vierges qui s'étendent à des profondeurs inconnues, dans lesquelles se cachent les sources de plusieurs cours d'eau.

Les fleuves principaux sont : le Maroni, la Mana, le Sinnamary , le Kourou, la Comté, l'Approuague et l'Oyapock, qui coulent tous parallèlement du sud au nord ou au nord-est.

Le Maroni, à la frontière franco - hollandaise , long d'environ 500 kilomètres, est le plus important; formé de l'Araua et du Tapanahoni, il sort des forêts vierges, traverse des placers aurifères, et forme, comme tous les autres fleuves de la région, en descendant les plateaux, de nombreux sauts ou rapides qui interceptent la navigation. Son cours inférieur est rempli d'îles.

VOyac, ou la Comté, reçoit dans sa partie inférieure la rivière de Cayenne et se divise en deux bras qui, sous le nom de Tour -de -l'île, enveloppent l'île de Cayenne.

L'Oyapock forme la frontière au nord-ouest du territoire contesté , qui a pour limite au sud la rivière Amapa ou l'Aragary.

Le climat tropical de la Guyane est chaud, humide et fiévreux; son insalubrité pour les blancs est passée en proverbe : « Cayenne est le tombeau des Européens. j> Cela est vrai pour la côte, seule habitée jusqu'aujourd'hui ; mais il est probable que les plateaux intérieurs sont plus sains.

La température ne varie qu'entre 20° et 35°, avec une moyenne de 28°; il tombe annuellement plus de 4 mètres d'eau. Les vents soufflent habituellement du nord-est et de l'est. De décembre à juillet , c'est la saison pluvieuse ou hivernage; la saison sèche, plus courte, va de juillet à octobrenovembre. Un beau temps relatif vient en mars. Il y a moins d'ouragans et de raz de marée qu'aux Antilles.

GUYANE FRANÇAISE

Les productions naturelles y sont variées : l'or et d'autres métaux ne lui manquent pas. Comme nous l'avons dit, la Guyane est le légendaire Eldorado, le pays de l'or ou de <r l'Homme doré ». Le règne végétal y est d'une puissance exceptionnelle. Il y a abondance de bois de charpente, de marine, de teinture, d'ébénisterie : acajou, palissandre, ébène verte, bois de rose, cendre jaune, bois violet, bois d'angélique, cèdre noir, arbre à pain, arbre à lait, gommiers, palmiers de toutes espèces.

La Montagne -d'Argent (Guyane).

Parmi les animaux, citons une foule de singes, le jaguar, le tapir, l'armadille, l'agouti, le fourmilier, le paresseux, les perroquets, les oiseauxmouches, les reptiles : iguanes, alligators, tortues, les poissons; en outre, des myriades d'insectes ennemis de l'homme, qui ne contribuent pas peu à rendre le séjour de cette contrée peu commode.

« Des petits aux grands, des bons aux féroces, des plus laids aux plus beaux , cette misérable France équinoxiale a des animaux à foison ; c'est l'homme qui lui manque : moustiques bourdonnants et suçants; mouche <r hominivore » ou plutôt homicide, car elle entre dans le crâne par la bouche ou l'oreille, pond ses œufs, et l'on meurt de la méningite; fourmis qu'un ruisseau n'effraye pas, que la poudre seule fait reculer; scorpions et mille-pattes; l'araignée-crabe, monstre velu; le crapaud pipa, monstre pustuleux; l'anguille électrique, dont le choc terrasse; le corail, court

serpent mortel à ceux qu'il pique; le boa, long de huit mètres, assez fort pour enrouler, écraser, ensaliver , engloutir et digérer les grosses bêtes qui courent dans la savane ; le caïman , le jaguar, le tapir avec son rudiment de trompe; des singes sans nombre; des oiseaux de tout plumage et de toute envergure, dont l'un, l'urubu, noir vautour, est ici, comme ailleurs en Amérique torride, le grand entrepreneur de salubrité publique, par la prompte expédition des charognes. » (0. Reclus, la France et ses colonies.)

Géographie politique. — La Guyane française compte une population coloniale de 30 000 habitants à peine, sur un territoire évalué vaguement de 70 à 100 000 kilomètres carrés, dont un dixième est exploité. On y compte seulement 2 000 blancs , y compris les troupes et le personnel des administrations. Les blancs créoles, au nombre de 1000, sont de diverses nationalités. Les indigènes sont des Indiens Galibis, Approuagues, Arovacas, Ëmerillons, Roucouyennes, qui sont plus ou moins nomades et sauvages; des nègres marrons, descendant d'esclaves évadés et vivant dans les bois; des mulâtres et quelques coolies hindous et chinois, reste de ceux qui furent engagés comme travailleurs aux mines et aux cultures. On y parle le français ou le créole. Le catholicisme domine.

Administration. — La colonie a un gouverneur civil résidant à Cayenne, ainsi qu'un préfet apostolique et une cour d'appel. Elle nomme un député à la Chambre française. Elle est divisée en quatorze communes, dont une urbaine, Cayenne ; les autres rurales ou quartiers.

Les centres d'habitation se trouvent tous aux embouchures des fleuves et en portent ordinairement le nom. Tels sont : Saint-Laurent du Maroni, le plus florissant, ayant un grand pénitencier d'Arabes; — Mana, 1700 habitants, fondé en 1828 par les religieuses de Saint-Joseph-de-Cluny; — Sinnamary, 1500 habitants, qui date de deux siècles; — Koarou, avec ses pénitenciers de la côte; — Cayenne- Ville et Cayenne- Tour-de- l'île, avec les îlots côtiers du Père et de la Mère; — les îles du Salut, lieu de déportation; — Approuague , 1 000 habitants, ancienne station, ayant des lavages d'or; — Oyapock, 800 habitants, où, en 1725, le P. Fauque fonda l'établissement de Saint-Paul, et où existaient les pénitenciers deSaint-Georges et de la Montagne-d' Argent.

Malheureusement, la Guyane, loin de prospérer, est en décadence. lien est ainsi pour les essais de cultures des denrées coloniales, qui sont nulles, comme pour l'extraction de l'or dans les placers aurifères et le lavage des sables de rivières, qui donnèrent cependant pour 4 millions d'or en 1877. Les tentatives de colonisation pour les condamnés, transportés dans de nombreux pénitenciers , n'ont guère eu plus de succès ; tout paraît avoir échoué soit devant la mortalité, soit pour cause de mauvaise administration. Les bras manquent pour les cultures, qui sont réduites à 7000 hectares de plantations de canne à sucre , café , rocou , coton , « vivres j> ou

légumes , et dont les produits sont même insuffisants pour les besoins des rares colons.

Les pénitenciers ne sont plus qu'au nombre de quatre : celui de Saint- Laurent, sur le Maroni, pour les Arabes d'Algérie; ceux de la rivière Kourou, des îles du Salut et de Cayenne.

Cayenne, chef-lieu de la Guyane, est une belle ville, construite en bois, et peuplée de 12000 habitants, la plupart nègres ou mulâtres. Elle est située à l'extrémité d'une île fluviale formée par la rivière de Cayenne s'embranchant avec la rivière Oyac. Sa rade est bonne, mais son port ne peut recevoir que des bâtiments de 500 tonneaux.

Cayenne, avec Saint-Laurent, concentre tout le commerce extérieur, qui s'élève à peine à 10 millions de francs, dont un tiers pour l'exportation de Y or, et seulement quelques centaines de mille francs pour les exportations de produits coloniaux : sucre, rocou, poivre, clous de girofle et peaux brutes.

Les importations comprennent pour 6 millions de marchandises : tissus et vêtements, chaussures, viandes salées et conserves, liqueurs, vins, destinés aux résidents et colons, et provenant exclusivement de France; en outre, la morue de Terre-Neuve.

La Guyane est en relations mensuelles avec la Martinique par les transatlantiques français et anglais ; mais elle n'est pas encore reliée par télégraphe avec la France.

Telle est la situation peu satisfaisante de notre Guyane après deux siècles de colonisation , et ce médiocre résultat se comprend d'autant moins que les parties anglaise et hollandaise, où le climat et les conditions naturelles sont les mêmes , jouissent d'une prospérité croissante. La Guyane hollandaise compte 80000 habitants et fait un commerce de 4-0 millions de francs; la Guyane anglaise, avec 250000 habitants, produit un trafic de plus de 140 millions.

Espérons que notre « France équinoxiale » sortira un jour de sa torpeur et que, imitant ses voisines, elle sera, non plus une charge, mais une source de profits et un moyen d'extension pour l'influence de la mère patrie.

Ajoutons ici quelques détails sur les Indiens Galibis et sur les nègres marrons, à la Guyane.

Les Indiens Galibis. — « Les Indiens Galibis habitent les côtes, surtout à l'embouchure des fleuves. On en compte à peu près 7 000, tous soumis à la France; mais cette reconnaissance de notre autorité ne se manifeste guère qu'au moment où ils élisent un capitaine chef de tribu, dont le grade est soumis à la confirmation du gouverneur.

« Les Galibis, en effet, sont encore des nomades. Se jugent-ils lésés dans l'exercice de ce qu'ils appellent leur liberté, femmes, enfants, bagages, ils embarquent tout dans une pirogue et vont construire ailleurs

GUYANE FRANÇAISE

leur cabane. Parfois même ils déménagent par pur caprice. Il est vrai de dire que leurs frais d'installation sont médiocres, la plupart d'entre eux ayant pour demeures des ajoupas , toits de feuilles soutenus par des piquets fourchus, ou des carbets, cabanes supportées par des piquets de quatre mètres de haut. On y monte par des poteaux entaillés en forme d'échelle. Élevés ainsi en l'air, ils sont logés plus sainement et ne craignent ni les insectes dangereux ni les bêtes féroces. Leur mobilier consiste en quelques hamacs, des instruments aratoires, des bancs de bois et des pots vernissés. Nos missionnaires ont réussi à en faire des êtres doux et sociables, mais ils n'ont ni intelligence ni énergie, et jamais ils ne s'élèveront au-dessus de la satisfaction de leurs besoins matériels.

<r II y a bientôt un siècle, c'était la mode parmi les philosophes et les économistes de vanter l'état de nature. Malouet, dans ses Mémoires, d'ailleurs intéressants , consacre plusieurs pages à vanter leurs vertus , et présente presque leur genre de vie comme un idéal à poursuivre. Cette admiration rétrospective nous fait sourire aujourd'hui. »

Les nègres marrons. — « En dehors des anciens esclaves nègres, aujourd'hui travailleurs libres et bientôt citoyens actifs, il nous faut mentionner un certain nombre de tribus nègres , qui mènent dans les grands bois du Maroni la vie que leurs ancêtres menaient jadis dans les forêts équatoriales. Ce sont les descendants d'esclaves évadés, de nègres marrons, comme on les appelait, de la Guyane hollandaise. On les désigne sous le nom générique de nègres Boshs ou Bonis. Leur nombre n'a jamais été bien connu, et de grandes inégalités se produisent dans leur appréciation. Les uns les évaluent à 25000, et les autres donnent un chiffre bien inférieur. D'après le dernier recensement, ils étaient 17 000. C'est une sorte de fédération obéissant à un chef suprême et électif, le grand Man. Chaque village est commandé par un capitaine. Les affaires correctionnelles sont de sa juridiction. Les causes les plus graves sont déférées à un jury des capitaines présidé par le grand Man. Les villages boshs ressemblent aux villages africains. Les nègres se construisent des huttes closes et dérobent leur intimité à tous les regards. On ne voit chez eux aucun signe de travail, d'industrie et de relations utiles. Ils ne travaillent que pour vivre, et passent le reste du temps à danser et à boire. Ils vivent si bien à l'état de nature, et sont tellement revenus à la superstition de leurs ancêtres, que, lorsque meurt un des leurs, les autres passent la nuit à pousser des cris sauvages, afin d'empêcher les mauvais esprits de venir enlever leur compagnon. » (Gaffarel, les Colonies françaises.)

ANTILLES

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