CHAPITRE IX
I. Les différentes formes de la vie rurale. — C'est dans l'homme et non dans le sol, qu'il faut chercher les sources du délit. — II. Qualités et défauts du paysan français. — Les crimes auxquels il est exposé. — Les crimes souvent inconnus ou impunis. — Le braconnage. ■ — III.' Une statistique allemande sur les causes de ruine à la campagne, — La crise agricole et ses causes morales. — Exigences et instabilité de l'ouvrier des champs. — Quelques causes de celte instabilité. — Exemples individuels. — Conséquences. -— Le vagabondage dans les campagnes de la Marne et de TAisne,
Si on jette les yeux sur les beaux albums de statistique graphique de nos divers ministères, on voit tout de suite que la France rurale ou agricole n'est pas soumise partout au même régime. La proportion des cultivateurspropriétaires et des cultivateurs non propriétaires, celle des fermiers et des métayers, celle des domestiques de ferme et des journaliers diffèrent beaucoup d'une région à l'autre. Les dimensions moyennes des exploitations ne varient pas moins.
On est donc tenté de rechercher si la diversité de ces systèmes a quelque influence sur les crimes et sur les délits. Une solution affirmative agrandirait tout de suite le cercle de l'étude ainsi commencée ; car chaque régime agricole est lié à un ensemble de conditions qui nous ferait remonter peu à peu de la vie des travailleurs au mode dé culture et du mode de culture à^a constitution même du sol. Voyons ce qu'il en est.
Les départements où il y a plus de cultivateurs non propriétaires que de cultivateurs propriétaires sont ceux du nord, du nord-ouest et de Touest. La proportion des cultivateurs-propriétaires augmente au fur à mesure qu'on descend au sud- est et au sud-ouest. A quoi cela tient-il ? Visiblement au mode de culture. Plus on s'enfonce dans la culture de la vigne, plus on est dans la petite propriété,
La petite propriété serait plus favorable que la grande à la moralité des individus, qu'il n'y aurait pas lieu de s'en étonner. Mais conviendrait-il d'en faire honneur à la constitution géologique du pays ? Ce serait supprimer gratuitement bien des faits intermédiaires. Avant que le sol ait fait la vigne et surtout avant que la vigne ait fait le vigneron contemporain, il s'est accompli un certain nombre de changements sociaux ou historiques dont il serait bon de tenir compte. Mais au lieu de discuter sur la signification de ce premier groupe de faits, nous ferons mieux d'en considérer tout de suite un second qui nous épargnera peut-être des hypothèses inutiles.
Cette région où les cultivateurs non propriétaires dominent, elle est vaste. Or, on trouve une situation à peu près identique (sous ce rapport) dans l'Eure et dans l'Orne, deux départements géographiquement voisins, mais moralement fort éloignés ; car dans les cartes de la
criminalité, le premier est du noir le plus foncé, le second est presque blanc. Cherchons-nous les départements où les proportions des propriétaires ressemblent le plus à celle de TEure et de l'Orne ; nous trouverons Seine-et- Oise, où il y a beaucoup de crimes, Eure-et-Loir, où il y en a fort peu, puis le Gers où pendant longtemp^il y en a eu peu, mais où depuis quelque temps il y en a beaucoup.
La proportion des cultivateurs-propriétaires, disonsnous, augmente au fur et à mesure qu'on descend au sud-est et au sud-ouest. Cependant elle est plus prépondérante dans TAÙbe et dans la Marne, pays relativement très criminels, que dans l'Allier, le Cher, Tlndre qui, les deux derniers surtout, sont très moraux. En revanche, il y a un grand nombre de cultivateurs non-propriétaires dans les Landes, département qui, sur la carte de la criminalité générale, est un des plus blancs.
Prenons plus particulièrement les dojpestiques de ferme, dont le nombre, restreint ou étendu, peut annoncer des modes si divers d'exploitation rurale. Il y en a très peu dans la Corse et dans les Pyrénées-Orientales, départements où la violence des mœurs fait tant de coupables. Il y en a beaucoup dans la Seine-Inférieure où la cupidité, ^'alcoolisme et la paresse ne provoquent guère moins d'accusations. Restons dans cette région même de Touest : il y a à peu près autant de ces domestiques dans la Mayenne, plus morale que la Seine-Inférieure, et dans la Bretagne, plus morale encore que la Mayenne. Les proportions se retrouvent également analogues dans le Gers et dans la Corrèze et, ce qui dit plus encore, dans l'Indre et dans l'Eure, deux départements qui sur l'échelle do la criminalité, occupent ou tout au moins avoisinent l'un les premiers rangs et l'autre les derniers.
Enfin, pour l'étendue moyenne des exploitations, je vois que les proportions sont sensiblement les mêmes dans le Gers et le Lot-et-Garonne où depuis quelques années le nombre des accusés va de 15 à 20 et même au delà, et dans la Creuse et la Corrèze où ce chiffre ne dépasse pas 8. Mêmes proportions encore dans TEure et dans Tlndre, dont j'ai suffisamment montré les différences au point de vue de la moralité * .
Laissons donc encore une fois de côté ces explications qui veulent trop emprunter aux causes extérieures. Les traditions, les habitudes, les exemples, le rapprochement ou l'éloignement des diverses classes font beaucoup plus pour modifier les rapports des fermiers et des métayers, des propriétaires et des domestiques, que le sol et la culture ne font pour améliorer ou pour gâter les mœurs des uns et des autres. Il est temps de descendre à l'homme lui-même.
Le paysan français vit généralement dans une honnête médiocrité qui le met à l'abri des grands besoins, mais qui l'oblige à la sobriété et au travail. Il passe de longs mois, quelquefois plus d'une année, à vivre uniquement sur les produits de sa propre culture. Il a devant lui peu d'argent. Lorsqu'à la suite de belles récoltes il a encaissé une somme importante, il aime en faire un emploi qui dure et qui paraisse : il augmente son bétail, répare
* Pour le mode de calture et son influecœ, je De reviens pas snr ce que j'ai dit en parlant de la Normandie. Voir plus haut, ch. IV.
OU agrandit sa maison, plante un coteau, marie sa fillo*, prend une résolution pour l'éducation ou la carrière d'un de ses fils. Il achète surtout quelques arpents de terre. Bien heureux, si ayant quinze cents francs devant lui, il n'achète pas un champ qui en vaut trois mille et qui l'endette pour longtemps peut-être! Le lendemain donc de toug ces placements, il recommence sa vie de labeur, cent fois plus esclave des exigences de la terre et du bétail que s'il travaillait sur les ordres d'un maître et . pour un salaire immédiat.
Son honnêteté n'est cependant pas sans connaître quelques écueils. Avant l'argent gagné, c'est l'avarice et la jalousie, ou des imprudences qui le ruinent et le déclassent. Le bien-être une fois venu, ce sont quelques vices nés de la richesse même et que l'éducation ne vient pas assez tempérer.
Pauvre encore et aux prises avec les caprices de la nature, ce, paysan, si peu qu'il possède ou qu'il compte bientôt posséder, est courageux : s'il lui arrive un malheur, il est résigné. Mais il faut s'entendre, il est résigné devant tout ce que lui impose la force des choses et devant ce qu'il appelle le sort. Il ne l'est pas du tout devant les ennuis réels ou imaginaires qui lui viennent de la rivalité, de la jalousie ou de la supériorité d'un de ses semblables. La foudre, la grêle, la ^elée, les inondations, les maladies de la vigne et des animaux, sans compter
^ Il y a des filles demaDdées qui sont obligées d'attendre que le père ait l'argent de la noce. — « Je ne demande pas mieux que de le donner ma fille, dit celui-ci au prétendant. Mais qu'est-ce que tu veux ? Je n'ai pas fait de vin cette année ; il faut que tu patientes. > — D'autres fois, c'est la fille, elle-même, qui est allée se placer comme domestique à la ville. Si elle est restée sage et a conservé la ténacité du village, elle ne reviendra épouser son prétendu que quand elle aura économisé un chiffre fixé par elle.
les maladies de ses enfants, il ne discute généralement rien de tout cela. Aujourd'hui même il croit encore trop volontiers que rien de tout cela ne peut être évité : si un malheur arrive, « c'est qu'il devait arriver ». Cette résignation-là n'est cependant pas inertie. Qui est-ce qui n'a pas admiré le vigneron travaillant sa vigne le lendemain d'un orage qui a tout dévasté? La récolte de Tannée est perdue. Qu'importe î C'est pour l'avenir qu'il peine et qu'il sue. Mieux encore ! C'est par respect pour la terre et par obéissance aux exigences sacrées de son « travail ».
A l'égard des hommes, le paysan a moins de patience. Il ne s'emporte pas souvent, si ce n'est dans quelques régions méridionales ou montagneuses ou dans celles qu'atteint l'alcoolisme ; mais tout en faisant sa besogne solitaire, il rumine ses griefs et il prépare sa vengeance. A la nuit tombante, il va couper des arbres par le pied, il va empoisonner du bétail ou mettre le feu. D'autres f jis il sème des bruits calomniateurs, sachant bien que les moindres propos trouvent des échos qui les agrandissent. Il fait ainsi manquer une vente ou un achat, jm mariage, un testament. Il glisse une confidence à l'oreille du garde -champêtre ou du garde-forestier ; et le lendemain il fait semblant d'être surpris quand celui auquel il en veut lui raconte qu'on lui a dressé procès-verbal .
S'il n'est pas bien dans ses affaires et qu'il lui plaise d'en accuser d'autres que lui-même, sa colère prend une nouvelle tournure * . Obligé de partager son temps entre sa terre et celle du bourgeois, il donne à celle-ci le moins de soins qu'il peut, et il les donne rarement au moment convenable. Si même il la voit prodiguer trop de pro-
* Il est bien clair que ce n'est pas tout paysan que je décris ici, mais le paysan qui « tourne mal ».
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messes, ce dont il est jaloux, il corrige volontiers l'œuvre de la nature; il soulage plus d'un cep de vigne des bourgeons qui le . . . fatiguent. S'il a des dettes trop lourdes, s'il est mécontent d'un partage où il se croit lésé, s'il a pris en grippe les vieux parents qui lui font attendre un héritage ou l'obligent au paiement prolongé d'une pension, l'idée sinistre germe dans sa tête. Il n'aime pas les servitudes, celles du moins qui sont à son détriment ; et dès qu'il travaille quelque temps sur un coin de terre, il en devient terriblement jaloux. C'est ainsi qu'il a exécuté sans ménagement les détenteurs des droits féodaux, c'est ainsi qu'il aime à payer le moins possible son fermage, c'est ainsi que de loin en loin, quand une série de circonstances individuelles l'ont rendu plus méchant que ceux qu'il fréquente, il s'enivre pour se donner « du courage », et il en arrive à l'assassinat ou au parricide.
Il a encore un autre moyen de se soustraire à de graves embarras, c'est de mettre le feu dans sa propre maison ou dans ses granges après les avoir assurées au-delà de leur valeur. C'est là un genre de crime souvent soupçonné, souvent poursuivi, quelquefois démontré : mais on pourrait surtout le compter parmi les crimes dont les auteurs savent le mieux dissimuler toutes les preuves. Certes , les compagnies d^assurance sont vigilantes et elles prennent bien des précautions ; mais la lutte qui s'engage entre elles et les assurés ne tourne pas toujours à leur avantage pécuniaire.
Je dirai d'abord qu'ils s'accusent mutuellement. J'ai entendu des paysans accuser les agents des compagnies de mettre le feu chez les uns pour obliger les autres à s'assurer. Assertion de ^ns crédules à laquelle il est clair qu'il n'y a pas lieu de s'arrêter. Les allégations des
compagnies soat assurément plus sérieuses. Frappé de ce que m'avaient dit à ce sujet les autorités de l'arrondissement de Pont-Audemer, je me suis adressé à quelques directeurs et inspecteurs de compagnies bien connues; je leur ai demandé quels étaient leurs soupçons, sur quelles populations ces soupçons portaient, sur quels indices ils reposaient. Voici les réponses qui m'ont été faites.
Sans connaître aucunement les statistiques criminelles, des inspecteurs très expérimentés et très avisés m'ont dit tout d'abord qu'il n'y avait guère lieu de soupçonner les populations du centre et de l'ouest de la France : on a même à se féliciter de leur probité dans le règlement des sinistres. Voilà une coïncidence que je ne pouvais m'empécher de remarquer.
En second lieu, ces incendies suspects ont tous lieu à la campagne.
On observe ensuite qu'ils sont beaucoup plus fréquents après les mauvaises récoltes qu'après les bonnes. Je causais récemment avec un inspecteur d'une des deux plus grandes compagnies parisiennes : voici quelque temps déjà qu'il règle tous les sinistres de Nice à Toulouse. I me disait : « Nous avons eu ces années dernières beaucoup d'incendies dans l'Hérault; depuis que la vigne y est replantée et donne des résultats, ik diminuent notablement. »
« Nous avons fait, ajoutait-il, une autre genre d'expérience, il y a bientôt vingt ans ; elle portait sur un certain nombre de campagnes de l'Est. Lorsque les Prussiens occupaient les fermes et les granges, ils avaient beau y faire leur cuisine et s'y chauffer sans beaucoup de précautions, on peut le croire : les incendies y étaient rares. Ils ont été moins rares après la libération complète du territoire. »
Toutes les fois qu'il y a quelque opération suspecte, immorale ou à plus forte raison criminelle, qui se pratique avec un peu de régularité, les provocateurs arrivent. Depuis qu'on a rétabli le divorce il s'est établi une nouvelle classe de courtiers, d' ce hommes d'affaires » qui s'occupent spécialement de préparer les dossiers, d'indiquer la procédure, de rechercher des témoignages, de s'aboucher avec les agences de recherche et de surveillance. On en trouve aujourd'hui dans les campagnes comme à Paris. Or, les compagnies d'assurance contre l'incendie vous diront toutes à combien de faux agents elles sont obligées de fermer leurs portes. Pour un million d'affaires qu'elles acceptent, il y a un million qu'elles refusent. Ces intermédiaires de bas étage sont des gens qui se sont conféré à eux-mêmes le titre et les fonctions d'agents. Ils en ont d'autres au besoin : mais ils sont souvent à la recherche des bicoques ou semblants d'installation que les vrais agents se sont bien gardés de prendre au sérieux. Les occupants de ces locaux comprennent à demi-mot l'idée que les autres leur suggèrent. Il arrive enfin quelquefois que la négociation est assez bien menée, les apparences assez déguisées pour tromper une compagnie, surtout quand celle-ci est récente et cherche des affaires nouvelles.
Enfin, je dirai qu'il y a des villages devenus tellement suspects que les compagnies les plus considérables les marquent comme étant de ceux auxquels il faut refuser toute assurance, et où leurs représentants ne doivent pas aller.
L'incendie calculé paraît donc bien être l'un de ces crimes plus souvent commis que punis dans un trop grand nombre de nos campagnes. J'y ajouterai l'avortement pour quelques-unes et, pour une quantité
probablement plus considérable, le faux témoignage.
Mais voici une autre source plus connue de délits et de crimes ruraux. Il est des campagnes où. la culture est maigre et suffît diffîcilement à Tentretien d*une famille nombreuse. Là, le paysan n*est pas aussi amoureux de la terre; il n*est pas aussi occupé de cultures variées et lucratives. La vie pastorale ou le métier de bûcheron lui donnent des goûts plus sauvages. Lui et ses enfants voient le poisson des rivières, le gibier des champs ou des bois, que nul maître n'a ni élevé^ ni soigné et qui ne doit rien qu'au bon Dieu qui Ta fait naître. La chasse et la pèche sont donc bien tentantes : on fabrique des engins, on répare un vieux fusil, on trouve aisément des excuses qu'on trouve excellentes, et Ton devient braconnier. Le département de la Lozère est un des moins peuplés de France : sa population ne dépasse pas 140,000 habitants. En 1886, .on y avait compté plus de 220 délits de pèche et 406 délits de chasse (aucun département français, si peuplé qu'il soit, n'atteint ce dernier chiffre).
De pareils délits n'engagent pas, ce semble, bien profondément la moralité des individus. Mais, nous l'avons déjà vu, ils conduisent à d'autres plus graves. Le délit de pèche peut encore s'accommoder de mœurs douces, car on ne pèche pas avec un fusil, et un garde ne se laisserait pas facilement jeter à l'eau. Mais la chasse donne l'habitude et le goût d'une sorte de guerre, guerre offensive contre le gibier, guerre défensive contre le garde et le gendarme. La vie errante, l'émotion du danger, l'odeur de la poudre, la promptitude à mettre enjoué, la haine de celui par qui on a été dénoncé, persécuté, traqué ou arrêté, tout cela finit par aboutir à un coup sanglant; et voilà un homme de plus en cour d'assises. C'est peut-être en partie pour cela que la Lozère figure
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dans leâ vingt départementâ qui ont proportionnellement le plus d'accusés de crimes contre les personnes ^
Dans les pays montagneux et pauvres, cependant, tous ne se sentent pas également cet esprit de violence et d'aventure. Il en est du moins à qui plaît une autre espèce, je ne dirai pas de vagabondage, mais de vie libre et erratique. Ne revenons pas sur les délits particuliers de ces émigrés, paysans dans une saison, journaliers et travailleurs urbains dans une autre. Observons seulement que ce flot d'émigration qui va se souiller dans les villes ou sur les routes, reflue vers sa source et qu'il y ramène trop souvent des impuretés de toute nature.
Mais que les paysans soient pauvres ou qu'ils soient riches, il s'en trouve toujours qui finissent par être expulsés de leurs biens. Ce n'est pas ici le mode de culture, ni la configuration des plaines ou des montagnes qui sont en cause, car le fait se retrouve partout, comme les faillites du commerce.
* Les Lozériens et, ea géoéral, les Cévenols sont violents : ils le sont par nature, car ils sont en môme temps religieux. M. Amagal me raconte que dans le Cantal, où ils émigrent beaucoup, . on dit d'eux ; « Lozérien! le chapelet d'une main, le couteau de l'autre. » Un ancien préfet de l'Ardèche me rapporte de son côté le fait suivant qui s'est passé dans le côté de ce département qui avoisine la Lozère et fait partie de la môme région et de la même race. Deux groupes d'hommes se disputaient avec acharnement dans un marché, et ils avaient déjà levé les uns sur les autres de gros bâtons ferrés, quand, tout à coup, VÂn^elus sonna. Les deux bataillons ennemis posèrent aussitôt leurs bâtons, se découvrirent, firent le signe de croix et récitèrent V An g élus, comme des paysans de Millet. Mais la prière une fois finie, les bâtons se relevèrent, et la bataille s'engagea de plus belle.
PRATIQUE ET ABANDON DK UL TIË RURALE 27ft
Une statistique allemande a analysé et classé les causes qui avaient amené la vente judiciaire de 2,835 immeubles ruraux en Prusse, en 1887', Je n'ai pas troirvé «t France de statistique analogue ; mais celle-<;i mérite d*étre connue, car il est bien probable qu'elle pourrait s'appli« quer à tous les pays d'Europe et particulièrement an nôtre.
Les causes se décomposaient comme il suit :