‹ La France dans ses grandes coloniesChapitre 12 sur 19 · LA FRANCE EIV L\D0-CI1I.\E · texte numérisé non relu

LA FRANCE EIV L\D0-CI1I.\E

non seulement les fonctionnaires qui en sont Tobjet, mais encore leurs subordonnés. »

Le même auteur s'exprime encore ainsi, en parlant des juges de nos tribunaux d'Indo-Chine : « Les magistrats les plus élevés en grade, a dit Tun d'eux, connaissent à peine ou pas du tout l'intérieur de la Cochinchine... Le personnel est en général d'une insuffisance notoire... rien ne va... Livrés pieds et poings liés aux interprètes annamites qui représentent la partie la plus mauvaise de la population indigène, ignorants de tous les usages du pays et de son organisation sociale ou politique, une partie des juges dont la Cochinchine est actuellement dotée en est arrivée à rendre des arrêts tels que les deux parties se mettent souvent d'accord pour ne pas les exécuter... Tout le monde, même 1rs magistrats^ est convaincu qu'une réforme radicale s'impose (1). »

Voilà donc quels sont nos principes, nos procédés et notre personnel de gouvernement en Indo-Chine. En principe, nous voulons dominer complètement et absolument ces i^ays; nous y procédons par la violence et l'arbitraire, au moyen d'agents sans préparation, sans garanties personnelles, et généralement sans contrôle. Il nous reste à voir en détail quels sont les résultats obtenus, soit au point de vue français, soit au point de vue indigène.

C'est ce que nous examinerons dans la seconde partie do cette étude.

Léon POINSARD.

[A siiivrr.)

(1) Cf. avec ce que nous avons dit, à ce propos, de l'Algérie, livraison précédente.

LA

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