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C'est sur les deux premiers objets que les approvisionnemeiis doivent être fort restreints, parce que l'artillerie trouvera toujours en France tout ce qui lui sera nécessaire en cuivre, étain , fer, fonte et acier.
Relativement aux projectiles qu'on laisse à découvert, nous ferons observer qu'on pourrait peut-être les mettre à l'abri des pluies qui hâtent leur oxidatîon , et forcent le go\ivemement à les
mettre au rebut et à les vendre à vil prix. Par ces motifs, on devrait se borner à rapprovisioanemeot strictement nécessaire, puisqu'on peu de mois nos fonderies pourront toujours fournir des quantités suffisantes à plusieurs armées prêtes à entrer en campagne.
Au surplus , quand le chiffre de T armée et de la réserve aura été posé et élevé à 8, 10, 12, ou 15 cent mille hommes, nos corps savans établiront facilement, et avec connaissance de cause, ce que nos arsenaux devront renfermer en armes , en canons , en affûts , en plomb, en métaux, en cartouches, en poudre et autres objets.
Ils le feront avec l'exactitude que donnent le savoir et Texpérience ; mais, nous le répétons, il faut préalablement que le gouvernement adopte un plan et un chiffre pour F organisation et la force de rarinéo et des réserves.
II est une mesure encore sur laquelle nous insistons beaucoup , c'est celle qui fera une loi aux directeurs d*arsenaux de rendre aux chambres ce que nous avons appelé un compte matières^
Prenant pour base les quantités qui auront été fixées par la loi pour les approvisionnemens demandés, ce compte présentera : le» quantités de matières votées ; celles qui existent. D*où résultera un manquant ou un excédant dont les causes seront expliquées.
Quant aux recettes et aux consommations opérées dans TanDée, il en sera fait état également sur pièces justificatives.
Ces comptes seront soumis à la Cour des comptes ; à cet efiet , il sera donné une valeur estimative à chaque objet.
Nous reviendrons sur ce sujet à l'art. 3 du chapitre vu.
* On lit dans le cahier d'observations de la cour des comptes, for l'i 1836, ce qui suit :
« 150,^92 kilog. de bronze de l'artillerie ont été vendus à un foarDifseor » (o/ln de eonfeciionner un grand nombre de poignées de sabres) poar uo prix » inrérieur de plus du quart k celui pour lequel cette quantité de métal élaM > comprise dans les inventaires, sans publicité ni concurrence, sans le concours » de l'admiiiistralion du domaine, sur une décision ministérielle rendue à la
• demande du concessionnaire; il a été fait ainsi emploi , sans une meatioa » spéciale dans le budget, ni dans les comptes publics, d'un capital de » 303,000 fr. et Tétata été constitué en avance pendant plusieurs amiéet, lolt
• en argent , soit en matières, de valeurs considérables , sans autre garantie » que la solvabilité des débiteurs. •
Le remède à ces abus, dit la cour dans son rapport , est de rendre Jatticla'' ble de son tribunal les agent spéciaux chargés du dépôt et de la mamMentleii des matières
BATAltXON DE PONTONNIERS , OL'YBIERS D*AaTiLLBEIB , tEARI BBS