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Ce corps se compose aujourd'hui de 956 hommes à pied , officiers compris. Poursuivant notre système , nous denianderons qu'il soit divisé en 90 escouades ou demi-compagnies , dont la première sera à. cheval et la seconde à pied. Chaque escouade aurait son équipage de pont et serait attachée à un des SO corps d'année. C'est à la Russie que nous empruntons cette organisation. Nous avons dit au chapitre consacré à cette puissance qu'elle avait créé des corps de pontonniers à cheval, à l'imitation derartillerie i cheval , et des dragons qui sont, en quelque sorte, de rinfanterie à cheval.
Elle a établi des pontons fort légers qui sont placés sur des chariots construits eiprès pour ce genre de service. Ces voitures doivent suivre , à travers champs , les mouvemcns de la cavalerif tout aussi facilement que sur de grandes routes. La légèreté et la mobilité de ces équipages donnent à un général d'armée les moyens de passer un fleuve dans un moment favorable, à l'insu de Teo* nemi , et sans qu*il soit nécessaire d'attendre, pendant quatre ou cinq jours, l'arrivée d'un lourd équipage de gros pontons, toujours en arrière de l'armée et fort difficiles à manœuvrer *.
C'est pour atteindre ce degré d'activité et de mobilité qae nous désirons que le corps de pontonniers soit ainsi monté et organisé, tant sous le rapport du matériel que sous celui du personnel.
Seraient également attachées à chacun des 20 corps d'armée
* Quels regrets n'éprouve-C-on pas quand on songe aux incalcolablef conséquences qu'aurait eues, pour la gloire de nos armes, la présence de ces équipages de ponts que l'empereur réclamait inutilement par lettres sv lettres !....
« M. le duc de Fcltre, écrivait-il le 2S janvier 1814, si J'avais en un éqoi-
• page de ponts de dix pontons, la guerre serait finie , et l'armée da prince
• de Schwarzemberg n'existerait plus ; je lui aurais pris S i 10,000 voitaret et
• pris son armée en détail, mais à défaut de bateaux Je n'ai pu paaier la
• Seine où il aurait fallu que Je pusse la passer A volonté. » Dans une seconde dépècbedu même Jour, il répétait:
« Si J'avais eu un équipage de ponts à Méry, l'armée de Scbirareemberg eût
■ été détruite. Si j'en avais eu un ce matin, l'armée de Blucbereûtété perdue.»
(Extrait de la brochure intitulée : Ob$ervaUont du général Tirlet^ lfta&.>
Que conclure de ces citations ? qu'il y a néceMité d'avoir du places fortiflées dans l'intérieur, ne fût-ce que pour y conserver des approvisloonem de guerre et plusieurs équipages de pontons.
une demi-compagnie d'ouvriers d'artillerie, une demi-compagnie d'ouvriers d'administration , une demi-compagnie du train des équipages militaires et 2 compagnies du train des parcs.
ARTICLE CINQUIÈME