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OBJECTIONS SUR LA COLONISATION

« Le système colonial croule , pourquoi vouloir le rétablir à Alger. »

( M. DetjobeH,)

A cet égard , nous serons d'accord avec nos adversaires, s'ils eiH

tendent parler seulement des colonies dans le nouveau monde , s'ils veulent y comprendre notre colonie de rAfîique il eo sien tout autrement.

Nous serons encore de leur avis s*il s'agit de répudier le système colonial suivi par les Européens depuis quatre siècles , et de proscrire l'esclavage; mais nous voulons faire des indigëoeB dtf hommes libres comme nous, des amis, et non des esclaves ou des sujets. Notre conviction serait aussi la leur si le gouvernement voulait adopter le système qu'ils attaquent , c'est-à-dire remplaceriez anciens habitans par des Européens ; coloniser ainsi , ce senïi refouler les indigènes dans le désert et les condamner a périr. Quand même nous aurions toutes les chances de réussir dans celte entrer prise inhumaine, nous nous écrierions de toutes nos forces : Plutôt fuir mille fois TAfrique que de recourir à des mesures aoisi atroces ! * Grâce au ciel nous n'en sommes pas réduit à cette ei* trémitê, et le système que nous développerons au chap. vu repoie sur des principes que l'humanité et la raison approuvent.

« On a tenlé la colonisation sans pooToIr réossir. •

C^est une erreur matérielle : Faire venir ou recevoir d'Europe des hommes sans ressources T sans position , sans capitaux , ce n'est pas appeler des colons. On a cherché à faire d'heureuses spéculations sur les terres , c'est à cela que se sont réduites les tatatives qui ont été faites.

La colonisation comme nous l'entendons , c'est4-dire le mtiai^ des Européens avec les indigènes, ne viendra que quand le pays aura été pacifié, car on ne cultive pas les armes i la main ; poor ensemencer des terres et bâtir des fermes il faut de la sécurité, et elle manquera long-temps encore en Afrique , du moins prés d'Oran et de la Metidja.

* • 11 ne faut pas oublier qu'il n'y a que deui syslèmet de coloalsaUon : tt- M lui qui consiste à subsliluer une autre populaUon aux indigènes, et celai qii k consiste à dominer les indigènes et à leur faire accepter notre dominatk».

• Ainsi le plan d'ei termina lion ou de snbslUution d'une population à oc » autre, indépendamment de ce qu'il serait repoussé par cette morale nniver-

* selle qui est un hienfalt de notre civilisation , serait aussi Impraticable et

• Afrique. •

'Munitenr du ^li avril IH-iT , p. 967 ; Discourt de M, Moté à fa ehumbre (tis députés. )

A|>rèâ avoir répondu aux principsles objections élevées par les ailvorsairus àv la consorvation de l'Algérie, et cherché à les détruire, plus encore par des faits que par des raisonnemens , nous éprouvons une vive aatisfaction à exposer les motib qui militeot si puissamenten faveurdelaréuaion à la France de ce riche et admirable territoire.

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