BUDGET DES DÉPENSES
Dette publique.
Dette active. .... 612,000 fr.
Intérêts de l'emprunt de 100,800,000 fr 5,040,000
Dette flottante de 25,000,000 ( intérêts et frais). . 1,388,000
ToUl 7,040,000
Amortissement. . . 1,008,000
Pensions (dont 337,000 fr. extraordinaires). . . . 3,325,000
Fonds des dépôts et intérêts des cautionnemens
[dont 228,000 fr. sont dus par la Hollande). . . 308,000
Total 11,681,000 fr.
DÉPENSES
Dette publique
Dotations et liste civile
Ministère de la iustice
— des aftaires étrangères.
— de la marine
— de rintérieur
— de la guerre
— des finances
Remboursement cl non-valeurs. .
ordinaires
ezU-aordinaires
et temporaires.
TOTAL
Od doit observer que si jamais la paix est conclue entre la Hollande et la Belgique, les dépenses resteront toujours fixées à 87,000,000 de fr. environ.
En voici les motifs :
Tout en admetlUlit que cfulte. p^.pmnettr^.fiMjgpuvemenient belge de réduira de tT,791,000 fr- «es dépooies Qx^w>KlinaireB, il faut considérer d* un auUe côté qu elle piett^ ^ la .c|iarg^ de. la Belgique la portion és^ )a dette commune aux 4cnix éti^. Cède portion a été fixée, par la eçoléreace ^e Londres» i 9,400,000 Qorins qui font 17,778,000 fr. Cest, à peu de choses près, le chîQre des charges temporaires.
Mais il est probable que la signature de ce traité de paix et d'amitié n'aura jamais lieu du vivant du roi Guillaume. Cette renonciation au gouvernement d'un si riche pays, d'une population nombreuse, est trop incompatible avec ses principes politiques et son caractère bien connu, n ne consommera jamais volontairemeot un sacrifice au dessus de ses forces , et pour en acquérir la conviction, on n'a qu'à se reporter au discours prononcé par S. M., le 17 octobre 1836, à Fouverture des états-généraux, à La Haye. En voici l'extrait :
« Les ressources actuelles couvrent pleinement les dépenses , et » je puis assurer, malgré l'état d'incertitude où nous dons trou- )> vous toujours |Nir $uite ât la révolte det Bdget, que les charges di- » minueront successivement pour mes bien-aimés sujets. i>
Et à cet autre paragraphe :
u II ne m* est pas possible de prévoir une solution pour ce qui )> regarde les aflafrea de h Belgique : il est difRcile de dire jasqu'i » quel point la tituatiùn de quelque» partieê de VEunfe a contribué )> à ce qu'on nepuim s'occuper plus activement de la terminaison de » ces aflaircs. »
On voit iei quelles espérances conçoit le roi Guillaume de notre abandon de la cause espagnole et de nos débats fâcheux avec la Suisse.
Cependant, quelques personnes , bien intentionnées sans doute, avaient pensé que la déeisioa de la diète germanique, du 18 août dernier, allait aplanir les différends entre la Belgique et la Hollande, on ce (|ui regarde le grand-duché de Luxembourg.
¥AU^ M)iit dans l'erreur la plus romplèto.
Aa surplus, voici la décision de la diète :
« 1® Il sera communiqué au roi des Pays-Bas, grand-^uc de r> Luxembourg, par sa légation à la diète , que cette assemblée ne » peut pas consentir à la cession d'une partie du grand-duché de » Luxembourg sans une Inldéhitiitô tétritorîale ; mais que, considô^ » rant la déclaration des a^ats dé là maison cie Nassau, elle est dis- » posée à codsentir à ce qiië fa partie du gràbd-duché de Luxem- » bourg indiquée dans fart/ 2 de l'aèfe dé ^âratidn du 15 octobre » 1831 soit cédée Contre xîtie indendiïfté territoriale, consistant r> dans les district!» désignés à Vart. 4 du même acte, et sous la con- » dition que le qotttemement de Belgique ne coniitinrù pa» de fortifia » cations dans la partie du grand-^uché de Luxembourg qui lui sera » cédée, et surtout qu'il ne fortifiera jamais la Ville d*arlon.
» 2^ La fixation d'une indemnité territoriale à accorder A la » confédération germanique dans le Limbourg restera réservée A » une négociation spéciale entre la confédération germanique et le » roi des Pays-13as, copformément à la stipulation de Tart. 5 de y> séparation ; et la confédération posera , comme base de cette » négociation, que ce territoire (qui sera réuni au territoire fédé— » rai , absolument de la même manière que la partie cédée du » Luxembourg l'était jusqu'alors] sera autant que possible à la con- » venance des intérêts de la confédération , soii's le rapport de la » contiguïté (^de la lispe défensive, quand même il n oflfrirait pas » une compensation complète à l'égard de Tètendue ei de la popu- » lation. 0
Regardons ce décret rendu à ^unanimité , par. la sérénissime diète, comme un acte de courtoisie et de ainitple politesse de la part de la Prusse et de F Aulriche en faveur du gpuv^niçin^t français » comme un acte de pure forme et qui n'engage à rien.
Les événemens n'ont pas tardé à prouver la justes^ede Topinioi» que nous avons émise sur cet acte diptooNitique. Déjà le conseil de la ville de Luxembourg , restée seule sous la domination du roi Guillaume, vient de protester contre tout tr«it6 qiai diviserait la province en deux parties; d'un autre côté, nous pensons qne, pour leur honneur, ni le roi des Belges , ni le roi des Français ne souscriront à la clause humiliante imposée par la sérénisnme diète, do no pouvoir construire aucune fortification dans la partie
du grand-duché de Luxembourg qui sera cédée , et surtout de ne pouvoir jamais fortifier Arlon.
Arlon I un des points stratégiques les plus importans pour tenir en échec la forteresse de Luxembourg et couvrir notre frontière de l'est, et surtout les petites et faibles places de Longwy, Verdun , Montmédy et Mézières.
Nous terminons cet article en présentant Tétat de Tarmée belge.
Elle se compose des corps suivans :