MUS
lei iroies.
ASTILLBm. I
1 régim. d'artillerie, dont âOO à cheval. .
3 bataillons d'artillerie de siège
1 bataillon du train
1 compagnie d'ouvriers
1 compagnie de canonniers sédentaires.
1 compagnie de pontonniers
INFAXTBRn.
12 règ. d'inf. de ligne (iJOO par rcg.). 3 rég. de chasseurs (2,920 par règ.). .
3 compagnies sédentaires
2 compagnies de discipline
CAVALBBIB.
2 régimens de chasseurs .
2 régimens de lanciers. .
1 régiment de cuirassiers 1 régiment de guides. . .
Gendarmerie à cheval • .
1 bataillon de partisans .
1,700 1,755 dl9 lOi
1,000 9il
en congé
éàm. leuri
royert.
TOTAL
par
ABMB.
L'organisation de Tarmée est bien conçue, en ce sens quelle est pro|M)rtionnée à la iK)pulaUon et aux revenus du royaume ; que les régimens de cavalerie sont toujours au complet , attendu qu on n'improvise pas un cavalier, et qu'il faut nu moins cinq ans pour le former ; que 3^,000 ln»mmcs d'infanterie sont envoyés dans leurs
foyers en congé d'un an et que, par cette sage mesure, on diminue les charges de Tétat, et on rend des bras producteurs à l'agriculture et à rindustrie; qu il est ensuite d'une sage prévoyance d'organiser d'avance des corps de partisans ; car, tout régiment organisé par urgence, au commencement d'une guerre, n'atteint pas son but; il est sans discipline et sans cet esprit de corps qui enftfiie des prodiges quand les ofliciers et les soldats se connaissent depuis long- temps .
Cependant , il y a dans cette organisation un vice reconnu par les hommes de l'art et les grands capitaines. Le nombre des cavaliers est trop faible par rapport à celui des fantassins. En effet, défalcation faite de la gendarmerie, il ne s'élève qu'à 8,300 sur 84,600 combattans. Ce n'en est pas le dixième ; tandis que, pour bien faire la guerre , la cavalerie doit au moins former le cinquième de l'armée, surtout dans un pays de plaines comme la Flandre et la Belgique. C'est pourquoi nous osons conseiller au gouvernement belge d'augmenter sa cavalerie d'au moins trois régimens , dont un de cuirassiers et deux de dragons. Notons, toutefois, que les régimens de cavalerie belge sont deux fois plus nombreux que ceux de notre armée ; organisation qui évite de grands frais d'officiers supérieurs et d'état-major.
Malgré sa population une fois et demie plus forte que celle de la Hollande, malgré l'état brillant de son armée , malgré la bravoure individuelle du soldat belge, nous craindrions fort que les résultats d'une lutte entre la Hollande et la Belgique, abandonnées chacune à leurs propres forces, ne fussent pas à Tavantagedu nouveau royaume.
L'armée belge manque encore de l'esprit de corps , d'expérience, de généraux éprouvés, d'officiers aguerris, et de cette confiance en elle-même que le temps et les victoires donnent seuls aux armées.
En cas d'une guerre de principes ou d'une nouvelle coalition qui menacerait l'indépendance de la France, par conséquent de la Belgique, les troupes belges devraient être embrigadées avec des régimens français , et de cette réunion naîtrait un sentiment d'ardeur et d'émulation qui rendrait les Belges dignes de leurs frères aînés. Pour donner une preuve de la bravoure incontestée de ces peuples, nous rappellerons, et tous les anciens militaires français se rappelleront aussi , que le régiment de cavalerie autrichien qui a tut le plus de mal à nos soldats, dans les premières guerres de la révolution , était celui des dragons de Latour , composé en entier de Wallons.
11 faut, ensuite, tenir compte de rescellcute ligne de défense que présente la Belgique couverte par vingt forteresses , dont qudques unes, conune Namur, Cbariorgy, Mons, etc., sont des places de guerre de premier rang..":
Enfin la France doit tout espérer de la sagesse, de la prudence et de l'esprit logique du roi des Belges. Léopold a compris qu'un roi élu par le p^ple est toujours lUégitiite^ux yeux des rois absolus ; que sa seule puissance réside dans la-oatîmi qui la lui a donnée, et que séparer ses intérêts des SîQDs pou^ tfqfpuyer sur les souyerains amis ou alliés de son implacable ennemi Guillaume de Nassau, ce serait détruire toute sa force et se livrer tAt ou tard à la discrétion de ses adversaires. U n'a pas commis cette faute, il est resté fidèle aux principes de sa création qui sont ceux de sou existence et y par cette byale et noble conduite, il a posé son tvdne siir des bases solides et qui nous paraissent indestructibles.
Puissent donc ies deux peuples rester toujours uibs et convaincus que leiir destinée est inséparable! Et surtout qu'ils n'oo-
bttent jamais que si Tua succombe sous le» coupfr<le la saintealliance, l'autre ne tatdera ms i subir son jiug.
ARTICLE CINQUIËItE.
De la FraoLce»
Pour tenniner la revue des états libres et constitutiomiels il reste à examiner la polhique intérieure, FadimtiistnAioB, Forganisation de l'armée et l'état des finances de la Franèe. Comme cet examen est lé but principal de notre travail, hous dëvrcins entrera ee sujet dans dei détails qài formeront les livrés suivânadecet écrit.
n suffit i^ottr l'inistant de rappeler sommairement:
Que le budget des recettes de 1837 s'élève à 1,015,000,000 fr.
Que l'armée est évaluée avec nos possession! d'Afrique à 302,000 hommes et qu'au moyen des conscrits qifon laisse dans leurs foyers elle peut être élevée à 5S0,000 hommes, qui se ré-
* L* Angleterre t eonlribué de ô millions tlerling (1S5 millions de francs) à la construction des places fortes de la BelgKiae, sous la surreillance du duc de Wellington. Ces fonds provenaient de) coutriliu lions de guerre imposées à la France en 18] 6.
duîraient au moins à tôO,000 soldats en disponibilité de camfiagne.
C'est d'après ces bases qné nous allotts dresser la récapitulation des forces et de la population des états lîbrefi et constitutionnels.
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