POUR MAINTENIR L'UNION
. . . Dans le domaine de l'action spontanée, nous jouissons sur l'Allemagne d'une supériorité très grande. Il n'y a point d'esprit public, dans l'Empire de Guillaume II. Le peuple allemand, dressé au servilistne, est d'hommes qui se laissent plier à tous les usages. On peut l'approprier à tout, sauf à l'indépendance. 11 recueille tous les profits de son abaissement lorsqu'il a des maîtres comme Frédéric II ou Rismarck, mais, hors du bâton du conducteur, n'attendez de lui que platitude et soumission. Surtout ne vous étonnez pas de la morgue insolente de ses ehefs. Pour produire l'excès de tyrannie des uns, il faut, des autres, l'excès de dégradation. Personne, dans les masses populaires de l'Allemagne, n'aurait probablement voulu prendre l'initiative de la guerre, mais l'implaeable féodalité qui les pousse en troupeau devant elle, ayant eu soin de développer, tout au fond <l obs-
cures, le germe des fureurs conquérantes qui lut le lot