UNE HEURE DIFFICILE
... Le fléchissement des défaites passées, dont la plaie saigne toujours aux deux versants des Vosges, nous a mis sous la menace permanente, à notre frontière, du plus grand rassemblement de soldats qui fût jamais.
Il faut virre d'abord. Aussi ne pourrait-on concevoir que le peuple français, étranger à toute idée de provoca-' lion, hésitât à faire, pour sa défense, des sacrifices analogues, sinon égaux, à ceux qu'obtient si aisément, dans l'empire voisin, une politique qui suscite trop justement ohez nous et ailleurs des craintes d'agression.
La nation a le droit d'exiger, en retour, que des services techniques, qui se sont bien souvent trouvés en faute, sachent tirer de son viril eiïort le maximum d'efficacité. L'obligation de pourvoir aux nécessités de la paix armée, telle que l'Allemagne nous l'impose, entraîne un accroissement d'effectifs, non pour le train de routine qui nous a conduits magnifiquement aux désastres, mais pour une organisation méthodique d'éducation et <le préparation militaires, en vue d'une utilisation supérieure.
LA CONFÉRENCE DE BERNE "if