A TOUT PRIX
. . . L'Allemagne, qui a employé près d'un demi-siècle à mûrir, à mener à bien un plan démesurément étendu d'agression, a su conduire avec méthode un achèvement de combinaisons meurtrières comme l'esprit humain, jusqu'ici, n'en avait point rêvé.
. . . Les plaintes sur le pain de guerre ne se font plus entendre, on ménage avec soin, selon la recommandation officielle, les épluchures de pommes de terre, les armées de la coalition font face sur quatre fronts à la fois, et hier encore un petit soldat des miens, qui était aux EparL vu de ses yeux une troupe de six Boches de front, sur quatre rangs de profondeur, chargeant au pas de parade, avec des cris de sauvages, sous la poussée des officiers, en arrière, revolver au poing. Il est vrai que le spectacle change aussitôt que survient la baïonnette français* que le même témoin, tombant d'entrain dans la tranchée allemande, n'a pu se défendre d'un immense dégoût au spectacle d'hommes jetant leurs armes et se traînant
"je, avec des larmes, avec des gémissements, pour