‹ La France devant l'AllemagneChapitre 94 sur 133 · PANS HESITER · texte numérisé non relu

PANS HESITER

demander la vie, tandis que d'autres, stupides de terreur, attendaient leur sort, silencieusement assis sur des camarades blessés qui hurlaient de douleur.

Très différents, nos hommes — frondeurs et même quelquefois indolents quand il s'agit de creuser la terre, — mais plutôt disposés à devancer l'appel quand ils entendent le cri : En avant. Le même soldat n'a-t-il pas vu un de ses camarades charger pieds mis, parce que Tordre l'avait surpris déchaussé ? Ce sont là de petits traits qui en disent très long et qu'on n'invente pas.

V Homme Enchaîné, 7 juin 191 o.

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