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LES DEUX ÉCOLES CONCERNANT L'OBJECTIF DU TRANSSAHARIEN

Mais quel tracé devra suivre notre chemin de fer transsaharien ?

La plus grande confusion n'a cessé, depuis Forigine, de régner à cet égard parmi les partisans mêmes du Transsaharien, et il importerait vraiment de la dissiper. On n'est d'accord ni sur le point de départ, ni sur le point d'arrivée. On se perd en discussions platoniques, passionnées parfois, trop souvent et trop visiblement inspirées par des intérêts locaux, et l'on s'étonne ensuite que le pays, — surtout un pays aussi peu préparé que le nôtre, — reste sceptique en présence de ces affirmations contraires des organes attitrés de l'idée transsaharienne. Commençons par nous mettre d'accord, si nous avons la prétention de convaincre, d'entraîner l'opinion I

n y a lieu de distinguer cependant entre la question du point de départ, qui seule réclame une solution immédiate, et celle du point d'arrivée, qui ne se pose pas encore et dont la solution peut être réservée. Sur l'une comme sur l'autre nous avons notre opinion; mais en ce qui concerne l'objectif terminal du Transsaharien, nous considérons comme inutile et prématuré. impoUtique même, d'engager des controverses sans fin. Nous dirons seulement que deux écoles se divisent à ce sujet et nous bornerons à résumer brièvement les arguments de chacune d'elles.

La première bénéficie de la formule stéréotypée d'après laquelle le Transsaharien doit relier l'Algérie à Tombouctou et au Sénégal. Tombouctou? c'est là un nom fatidique, qui résonne depuis bien longtemps à nos oreilles : or, quiconque est au courant des choses du Soudan sait aujourd'hui que Tombouctou se trouve complètement

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