‹ La France en Afrique et le transsaharienChapitre 16 sur 28 · ÉLÉMENTS NOUVEAUX D'APPRÉCIATION DEPU^IS DIX ANS · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS NOUVEAUX D'APPRÉCIATION DEPU^IS DIX ANS

dans le Sud tunisien. Mais le tchem provient surtout des eaux stagnantes, et on peut le faire disparaître en grande partie, si Ton assure au trop-plein des eaux d'arrosage un écoulement régulier, loin des cultures et loin des villages. C'est ce qu'il est toujours possible d'obtenir dans l'Oued Rir' au moyen de fossés de drainage, ainsi que l'exemple en a été donné dans les oasis de création européenne. A Ouargla, le problème est plus difficile; mais il y a longtemps que l'un de nous a indiqué la solution possible au moyen d'une grande tranchée d'écoulement vers Negoussa, au nord.

Ce qui importe d'abord, dans cet ordre d'idées, c'est d'assainir les lieux habités. Les nouveaux centres d'habitation ne devront plus être placés au cœur même des cultures, mais à proximité, sur des monticules. Dans ces conditions, les Européens, surtout ceux qui déjà sont acclimatés en Algérie, pourront parfaitement vivre dans les pays d'oasis et y jouir d'une bonne santé, en observant une hygiène convenable. L'exemple des agents français qui résident dans l'Oued Rir', est absolument probant à cet égard, et il montre que le climat de ces pays n'est pas aussi malsain qu'on l'avait dit.

Somme toute, pour traverser le Sahara, mieux vaut passer par les régions où l'eau est abondante, — plutôt que de s'égarer sur des plateaux, plus sains assurément, parce qu'ils n'ont pas d'eau, mais où, sans eau, on ne trouve que stérilité et désolation. Ce sont les vallées que les chemins de fer devront suivre au Sahara, comme partout ailleurs, comme chez nous, où les tunnels ne sont faits que pour passer d'une vallée dans une autre.

Or, en faveur de quels tracés de Transsaharien militent les diverses considérations qui précèdent? Au profit desquels ont été réalisés depuis dix ans, soit dans les faits, soit dans les idées, les progrès que nous venons de rappeler? Il est évident que c'est, d'abord, en faveur ei au profit du tracé central actuel par l'Oued Rir* et Ouargla, puis du tracé occidental par IgU et le Touat, mais à l'exclusion complète de l'ancien tracé central par Laghouat et El Goléa.

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