EN FAVEUR DU TRANSSAHARIEN
I] n'y a pas seulement, dans le pirojet de Transsabarien, une grande idée économique : il y a aussi une grande idée humanitaire, une grande idée politique et une grande idée de défense contre Tisla-* misme.
La France, si elle veut continuer à tenir la tête des nations civilisées, ne peuit refuser d'apporter scmoi contingent d'efforts dans la luiite conuoaune contre la hideuse pkde de l'esclavage et contre les progrès du fanatisme musulman, qui est en voie de conquérir tout le centre afrieain. S'il est vrai de dire que le mahométisme sera toujours un ennemi pour les nations civilisées, qu'il faut craindre son farouche enthousiasme, et qu'avec lui la lutte est fatale; — s'il est vrai qu'au contraire, le nègre est susceptible de se former» dans une certaine mesure, à nos idées et de devenir, à notre contact, labo* rieux et padfique ; — si, tandis que nous sommes voués à une guerre étemelle avec les musulmans, nous pouvons espérer traiisformer lee populations nègres au proât de notre influence et de notre commerce : •— alors il faut affirmeir et il est juste de dire que nous devons nous hâter de nous porter en avant, d'aller au secours des nègres et de les empêcher de tomber sous la direction des sectateurs de Mahomet, qui, le fusil et la hache à la main, auront vite fait tarir, en ces pays, non seulem^ la fertilité du sol, mai» encore les sources de la vie humaine. Intérêt et bumaiûté sont donc d'accord pour