LES HORREURS DE LA PAIX
Loin de moi la pensée de vouloir fire ici l'apologie de la guerre. Il n’est pas un homme dighe de ce nom qu | souhaite à l'heure actuelle, j'imagine, le massacre de ses : semblables pour acquérir ou conserver la prééminence dans l'univers. Nous assistons un peu partout, dans l'esprit malheureusement plus que dans le fait, mais c'est. toujours l'esprit qui débute, à une restriction de la | violence. La planète n’est pas encore aux doux, loin de. là. Cependant les doux font effort pour la conquérir. Puis il y a les femmes, les mères surtout, qui maudissent le, risque des armés. Or la mère, dans l’humanité, ne vaut. pas seulement par son influence familiale. Elle vaut aussi par son action sur l'hérédité. Ce qu’on découvre, chez les plus durs, de prompt à la commisération et à la tendresse: Ë est toujours venu de la mère. Elle incline la race vers la, pitié. Bien qu’elle n’y paraisse point souvent, la part de” la mère du Sauveur est immense dans les Ævangiles.
Une autre forme de l’héroïsme, dans le sacrifice et dans le pardon : voilà le lent apport de la mère à l'effort de l'humanité, et 1l rejoint l'apport chrétien. À
Mais toute faiblesse n ‘est pas divine. Tout ce qui est
nie ek le commerce. dit cuirassés, armés de pied en cap, nous ous des tarifs douaniers. Mais cet
7 etc "est la concurrence qui fait ti vie, il ya | possibilité d’antagonisme furieux. : | Le pire danger, c’est d'être lâche. Les escrimeurs savent. que, dans une affaire sérieuse, si l’on a une seule minute, par pusillanimité ou distraction, ce que l'on appelle le dessous du fer, on est perdu. Col: est vrai en France plus que partout ailleurs. Le Français, quie est par excellence de tempérament militaire, est, en même temps que celui dont on peut tout obtenir, celui qui. se déprime le plus rapidement. Au moment de l'affaire Schnæbelé, nous n'avons pas eu le dessous du fer. Au moment de Fashoda, nous l'avons eu. Seuls Marchand, le héros, et ses compagnons ont sauvé l'honneur. Par la lâcheté on n'évite point le combat. Mais on est forcé de l'accepter en état d’infériorité, au moment où on ne le veut plus, où on ne l'attend plus, sans celte belle confiance qui donne l’entrain et la victoire et qui nous rend si redoutables. Lorsqu'on à le bon droit pour soi, toute concession est une défaite, toute entrée en discussion une reculade. En d'autres termes, autant il est criminel et absurde de chercher querelle à son voisin, autant il est périlleux et maladroit de e pas se dresser de tout son orgueil et de toute sa vigueur contre les prétentions injustifiées ou lès menaces de cemème voisin. Gelui qui se laisse intimider est à demi vaincu. DER
Et Dee
gardez où nous en sommes, quel : triste gâchis, quelle. r
rions-nous? Oui... je sais... le beau Aénpanou Lie j'aime mieux la belle espérance.
texte de caisses de retraite, un délabrement indéniable
où gisent, disloqués, privés de son, les vieux Ratoshen
Hopital ni Mie ni ne à pa ire n'importe quel Sedan? Deux ans après Sedan nous repr nions allure, nous commencions à nous relever. Or, r
confusion, quelle - atmosphère déprimante pour les volontés les meilleures? Si, par hasard, profitant de lan baine, un de nos frères étrangers, un de nos ROeA EE A
de justice, de vérité et de lumière, nous infligeait un.
outrage inéluctable, que ferions-nous, comment réagi- u
Elle a été, cette horrible affaire, une diosse de boue | dans un marécage de sophismes, un combat de nuit. et: de paperasses, Sans risques sanglants, sans rien qui. relevât l'invective, la colère ou l'hypocrisie. Chacun, en : fin de compte, est demeuré, la rage au cœur, sur ses positions, Il n'est rien resté de ce long et fastidieux débat que des harangues vaines, des promesses non tenues, des haines ourties Cependant tout ce qui faisait la grandeur ou le charme de notre race a disparu dans la tourmente. : Une loi de spoliation contre les religieux, un projet. de. loi humoristique contre les salaires ouvriers, sous prédu commerce et des capitaux, voilà, sans compter h
ruines morales, le plus clair résultat de l’aneedote..
Les seuls profiteurs de la déroute, les. COS 4 bouffons de la faillite auront été nos inénarrables ministres. Ces messieurs arrosent de leurs insanes palabres 1 et deleurs liquoreux projets de réformes un pays résigné, amorphe, ahuri, qui n’a même plus la force de prendre les Paillasse par les épaules et de les rejeter au barathre
à portefeuille. Re
Ce régime, leur régime, que nous subissonà se main= Ë tient par le suffrage des fonctionnaires, puisqu une grande partie des « citoyens » s’abstient de voter. Il'est donc nécessaire d'augmenter sans cesse l'armée innom-
STE JA rs | is dé fonds d'Etat, d'une quantité D de.
s raflés sur la main-d'œuvre. ru A Je dis que cette indemnité pour frais de guerre |
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ee ne aie et Fu beaux taciturnes, je dis | nee cette colossale Hinusenie sera dix fois pe prénae su
Je LR NE que A es chefs et aa pontifes ontprèté la main à cette énormité, ce sera un flot
sa Free et malpispment endiguablé de revendications ét
ux. ns ro ani à avoir suscité 5 la révolte et dire Ee | guerre de classes, ils commanderaient les feux de. elotons. Mais il Y a là, pour tout le monde, ne vous à
tro ompez pas, un danger louche et permanent. Me ns Payer sa garde prétorienne. Parer, autant que possible, R à la banqueroute imminente. Telles sont les deux grandes préoccupations de notre actuelle république maçone nique. Pour arriver à ce résultat elle revêt deux masques, le masque anticlérical etle masque philanthropique. Bas les masques, tricheuse, et montre à nu. je face torve, - “onflée de venin! | Re Ver Notre ‘indignation paraîtra faible le jour qu’ on. verra L: \ er, sous un. ciel de la farouehe : moisson des
oi. ou Me Ha qui, Sent: ‘48 trè
bonne foi,s ‘imagineñt que l’amour de l'humanité suffit de
à la conduite de la vie sociale, ceux- -là se trompent etnous
trompent. L'amour de l'humanité est quelque chose d’intermédiaire, de non déterminé. Il n est -ni assez proche, ni assez lointain. Il a les mauvaises lignes d'horizon, ni immenses, ni précises. Pour donner tout son fruit, il doit être étayé soit par l'amour divin, soit par l'amour dé tas
patrie. La mer et la frontière, ces deux risques, font la k
population limitrophe plus généreuse, plus ardeute me plus fière. Elle a de l’espace et du rêve.
Quand la nation avait un chef nominal, celhi-ci S “jen. Sat
tifiait avec elle. Nous avons encore des chefs, il en faut, il en faudra toujours.
Mais la différence est que ceux-ci ne relèvent que de leur propre intérêt, de leur propre ambition, ou des
ordres d’une coterie qu'ils reflètent. Les choses sont.
organisées de telle facon qu’une minorité brouillonne et
destructive exerce, sur la majorité de nos compatriotes,
“une tyrannie bien plus complète que celle des pires auto-
crates. Il n'y a plus de raison patriotique supérieure à tout et à tous. Il n’y à plus: que des convoitises et des bas calculs.
Or, écoutez-nous, vous qui nous lisez. Nous n uen : aucune raison de combattre et d’invectiver les hommes Ÿ.
au pouvoir si nous n'étions convaincus qu'ils nous mènent par des voies tortueuses à quelque cataclysme. Comment, où, par quelle fissure se produira celui-ci, c'est le mystère de demain ou d’après-demain. La conduite de la défense
républicaine est un échafaudage de mensonges tels qu'il : paraît bien difficile que l’étai en subsiste longtemps
encore. L’écroulement se fera, comme il arrive, en un point imprévu, sur la pente d’une fausse réussite. Au moins nous aurons gagné à ceci que l'expérience
de la république parlementaire aura été bien faite, et … à fond. Nous tiendrons la liste des pantalonnades, des |
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, nation Défense républicaine : cela signifie « le butin S
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