UNE VISIONNAIRE DE LA PASSION
Ce qui me frappe chez les adversairesde notre religion, qui se confondent aujourd’hui avec nos adversaires po- litiques, c’est leur extraordinaire ignorance que met en . valeur un aplomb comique. La plupart. des « intellec tuels » ont été formés par la primaire et ont puisé leu saines révoltes dans Homais revu par Boquillon. :
Dans le fait les époques de haute culture furent to jours caractérisées par une recrudescence de la foi. D . puis dix-neuf siècles le catholicisme commande et nou rit la vie intérieure. C est quand celle-ci est la plus fo etla plus riche que le ‘catholicisme est aussi le plus vi-. vace et le plus triomphant. Tous les enthousiasmes d'ici. bas nous ramènent au pied des autels. Seuls ARR : el ere nous en ct ne
rich, po Nr du COUV a de Del A Westphalie, qui véeut et mourut pour l'étonnement de l'Allemagne et l'enseignement de tous les hommes | au
commencement ie noire siècle. Eee ADS
Ric LS Lite te insophe, poésie, musique, art drame
in tant rte supérieurs et de cœurs généreux | r'envahissait la fièvre nouvelle, comparable à celle de. la Renaissance, se trouvait le poète Clément Brentano. \lo rs que d’autres s ’adonnaient à la critique, lui ee 2. chait partout la légende, qui est le fondement du patrio= en tism La double invasion des CN Heppe
1 ‘0 renforçait en elle oo de la race. Honlits formait ainsi peu à peu ce recueil célèbre qui s “hrs l'Enfant au côr LRTOOHAENES AU cours de son enquête sur #1 D
Ermerich fut OU ému par es énonnnen miraculeux dont elle était le vivant témoignage, se fit le : secrétaire, Alta fois humble et inspiré, de la visionnaire, etécrivit, sous sa dictée, la Vie de N.-S$. Jésus- Christ, la. : Douloureuse Passion, la Vie de la Sainte Vierge. PASS . Le est ie d'œuvres aussi extraordinaires, aussi inex= :
| supprime le en e ét r espace et fait assister les prix giés au drame sublime du Golgotha. ue Il nous faut rire de cette vaine science, tes par . les demi-savants, qui veut dépasser son domaine, fournir de tout ce qui nous émeut et nous trouble des raisons #4 sommaires, insuffisantes. Le Nous vivons à l'heure actuelle dans une ours de pé- ï dants et de rhéteurs. Quand tel ventripotent dupeur du peuple a porté sur Jeanne d’Are ses mains sales en la : traitant de « cabotine », arrive M. Anatole France le jongleur qui prend l héroïne dans ses mains. soignées et,avec … des manières doucereuses, nous instaure un adroit pas- F tiche, une glose à bon marché du miracle. Pour les cuistres de la tribune, de la bibliothèque et du laboratoire, : la Sœur Emmerich ne fut rien quune malade. Il ne manque pas d'étiquettes insultantes dans les bocaux du Purgon laïque. | Mais la Sœur Emmerich te fut à à La facon de ces privilégiés qui se substituent à ceux qui souffrent et prennent à leur compte les péchés et les expiations des hommes. Pascal aussi fut un malade du jour qu'il porta cette amulette où s’inscrivait sa révélation. Malades aussi furent - Catherine de Sienne, sainte Angèle de Foligno, Lidwine | de Schiedam, dont M. Huysmans nous à conté la He chante histoire ; toutes les stigmatisées, toutes les con- | templatives, toutes les bienheureuses qui forment us le moyen âge jusqu’ à nos jours une chaîne OURS et lumineuse. | Ne À regarder les choses d'un peu près, à l'abri d'une physiologie blasphématoire et rudimentaire, les illumi: nées du drame de la Passion sont, à travers les siècles, telles qu une deuxième commémoration du grand sacri ‘ice expiatoire dont la messe est l'image rituelle. Elles ;
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sivement symbolique. En nous montrant leurs plaies sai- : gnantes, les empreintes des clous, de la lance, de la cou=«
ronne d'épines, je nous forcent à croire et à pris
| Seigneur fit pour saint. Thomas. Elles : nous vis-à-vis du Calvaire, dans l'état d'esprit des -
conte np Pains. - Elles nous rendent la tradition fami-
1e DHéRe Fr du | Le récit de Catherine Emmerich commence avec les
nn de la Cène et la description du Cénacle et va : ju à la résurrection du Sauveur. Elle raconte, comme si elle les avait vécues, ces formidables journées des- | quelles est sorti le monde moderne. Là, chaque heure fut
vivante et figurative. La somme émouvante des prophé- ties fut ramassée sur un étroit espace et dans un moment de la durée qui semble éternel ou soudain selon que l'acte de foi s'étend ou se resserre. La voyante est.
cipitent dans son imagination. Cependant ils se coordonnent et n’entravent en rien son langage, qui, au dire de Clément Brentano, était un singulier mélangé d'i Repas È Hon et de simplicité enfantine.
s Représentez- vous la misérable petite chambre d'au. berge, au-dessus d'un triste jardinet dans cette froide maureade de Westphalie, où s'était réfugiée Catherine . Emmerich après la dispersion, par décret, des religieuses
de son cher couvent. Elle vivait là ne et malade, ‘
sans presque se nourrir, dans la prière et la contempla- tion perpétuelles, les yeux sur un pauvre crucifix qui. méritait de devenir une relique. La vénération dont on
entourait ses stigmates lui était tellement insuppor= ;
table qu’elle cachait sous les draps ses mains sai GnAALEe À son chevet, attentif, exalté, douloureux comme elle, se tenait le poète jadis orgueilleux qu’elle amena sur le + à confesser qu'il préférait à tous les philosophes une ‘bonne vieille prenant avec foi de l’eau bénite avant de se
Sacrement sur la route. Elle se soulevait alors, autant que le lui permettaient ses membres las et brisés d'épreuves, et son visage soudain éclairé de joie indiquait L: DH de son âme avec le divin voyageur.
comme submergée par la multitude de détails qui se pré-
coucher. Sa sensibilité religieuse était telle qu’elle dev 1 ait à distance le passage d’un prêtre portant le Saint-