‹ La France en AlgérieChapitre 4 sur 116 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

idées préconçues, en face de la réalité. Nous avons repris l'étude de tous les faits, l'examen de toutes les questions.

C'est ainsi que nous donnons le présent volume, à titre de document, pour être joint au dossier de l'enquête. Si, sur certains points, nous avons été amené à nous écarter d'opinions précédemment exprimées, on n'y pourra voir que le résultat de réflexions plus approfondies, ou le désir de tenir compte de faits et d'éléments nouveaux.

Il est des questions que n'indique pas le programme de la Commission d'enquête sénatoriale et que cependant nous aurions désiré aborder, — ce sont celles relatives à notre politique dans le Sud et l'Extrême-Sud algériens. Nous aurions eu, pour le faire, au moins deux raisons : c'est, d'abord, que le Tell et le Sahara, le^Nord et le Sud, sont indissolublement liés l'un à l'autre; c'est ensuite que, depuis la signature de la Convention franco-anglaise du 5 août 1890, les limites sud de notre colonie ont été portées très loin en avant dans le Désert, jusque sur les rives du Moyen-Niger et du lac Tchad.

Combien on est sollicité à parler du Sud, combien facilement on se laisserait entraîner!

Si nous étudions le commerce algérien, nous songeons naturellement à observer les routes que suivent les caravanes, à chercher comment nous pourrions les attirer dans nos postes, comment nous pourrions faire de ces postes de grands marchés sahariens. Nous occupons-nous des chemins de fer? Il est impossible de ne pas parler « des voies de pénétration » et alors se présente la question du Transsaharien, — chemin de fer gigantesque qui doit relier la région tcllicnne avec la vallée du Niger et le lac Tchad. Traitons-nous la question religieuse, l'importance et l'action des congrégations?

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