‹ La France en AlgérieChapitre 5 sur 116 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

Les unes et les autres ont des affiliés aussi bien dans les oasis que dans la région du Tell; partout nous devons les surveiller; l'action de celles qui nous sont favorables peut nous être également utile au nord et au sud. Envisageons-nous la politique algérienne proprement dite? Notre action dans le Sud n'est pas indifférente à la tranquillité du territoire civil lui-même; . l'occupation du Touât, par exemple, ne pourra qu'affermir notre autorité morale sur les populations indigènes qui s'étendent du Maroc <\ la Tunisie, de la mer à Tougourt et Ouargla. Si, enfin, nous nous préoccupons du gouvernement et de l'administration, nous ne pouvons éviter de choisir entre ces deux systèmes : le gouverneur général seul maître dans la colonie, ayant sous ses ordres les généraux commandant les territoires militaires, aussi bien que les préfets des trois départements, ou, au contraire, les généraux distraits de l'autorité du gouverneur, constitués les lieutenants d'une autorité militaire indépendante du pouvoir civil.

C'est a peine si dans le présent volume nous avons pu indiquer d'un mot, au passage, ces différentes questions et les solutions qui ont nos préférences. Peut-être consacrerons-nous plus tard au Sud algérien un travail spécial; aujourd'hui nous nous bornons à suivre le programme tracé par la Commission d'enquête sénatoriale. Il ne nous sera peut-être pas interdit de formuler l'espoir, que, même circonscrit de la sorte, le présent ouvrage pourra contribuer, pour sa part, à faire quelque lumière sur la politique que la France doit suivre dans l'Afrique du Nord.

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