Voir ci-dessus, liv. II, chap. ix, p
sans savoir s'il pourra le rendre, emprunte aussi parfo avec Tinlention bien arrêtée de ne pas rendre, de fuir sa créancier.
Gomment remédier à cette situation? Comment assurer l crédit dans des conditions raisonnables à l'indigène de bons foi? On a parlé d'une loi contre l'usure; elle serait peut-èli facile à faire mais probablement plus facile à tourner. Il y'[ mieux. C'est de créer des institutions de crédit — si le mot ne! pas trop ambitieux — spéciales aux indigènes, gérées pour ei et par eux-mêmes. On s'est rappelé récemment que, depi une vingtaine d'années, un certain nombre de sociétés in< gènes s'étaient constituées, grâce à l'initiative d'officiers d'administrateurs, dans le but de venir en aide, par d^ secours et par des prêts, aux cultivateurs dans le besoii Sur plusieurs points, les djemâa prélevaient, sur la récoll des gens aisés, une petite part dont elles formaient uij réserve destinée à secourir les nécessiteux pendant l'hivei et aussi à prêter du grain pour ensemencer à ceux qui n < avaient pas. Ces derniers, la récolte faite, rendaient la qui tité qui leur avait été prêtée, plus un nombre déterminé litres pour assurer les frais de garde des silos et compenf les pertes. — De 1886 à 1890, les « sociétés » ou « caisi de prévoyance et de prêts mutuels » ont fait, sous limpal sion des administrateurs, de rapides progrès. Au 31 i( cembre 1890, on comptait en Algérie 70 sociétés ayan ensemble 159 588 membres et dont l'actif, tant en argeB qu'en grains, représentait une somme totale de près à 4 millions de francs \
Le gouvernement a compris combien il serait avantagea: pour les indigènes d'encourager ces sociétés, aussi a-t-i