XII PREFACE
un compatriote de mon prédécesseur Crevaux — en me rappelant, voulait bien s'apitoyer sur ce que ma mission avait présenté, entre toutes, de difficile et de périlleux.
Pour qui n'a pas la volonté encore trop vieillie, un passé douloureux est le gage d'un avenir prospère. Le destin fait de bons élèves de ceux à qui il inflige au début de cruelles leçons.
Tout vient à point à qui peut attendre.
Déjà, dans sa séance générale de 1886, la Société de Géographie commerciale de Paris me faisait l'honneur de me décerner sa grande médaille d'or.
La Société de Géographie de France, — honneur, encouragement,, que je n'oublierai pas, — a bien voulu publier mon Atlas.
La Société des études coloniales et maritimes me décerne un prix triennal oc pour services rendus à la France en Guyane ».
Il est évident qu'une vocation à un apostolat est une mauvaise note. Pourtant c'est la condition même du prosélytisme.
Eh bien oui, je le crois, j'en suis sûr, on la verra bientôt se dessiner, qu'on le veuille ou non, la question de Guyane.
La Guyanne française sera un jour la première de nos colonies. Plus encore : une nouvelle France, un autre Canada.
La France équinoxiale, la plus grande Guyane, sera le premier de ces pays dalUance que nous