‹ La France et l'étrangerChapitre 100 sur 177 · Sans les duchés · texte numérisé non relu

Sans les duchés

2. Cette proportion, qui diffère si sensiblemeut de celles que Ton constate pour les nitres p«rs et 6er^[>roduit, â peu de chose près, en 1S56, a sa cause principale dans la faible féooodilé ^ mariages en France; mais elle peut encore être attribuée pour partie à des omissions portant sur Ie& enfuits en bas âge.

8. Ouvriers compris, au nombre de 19,592. . 4» Beigers oompris, au nombre de 3S,9ô3. 6. T oonqiris les négodaiits en gros pour 793; les petits marehaads pour 9,452; les mifiss deb diaiiiie'mafdiiBde pour lOvSeS; les voitarters et loueurs de ohevanx pour 2,307. 6. T compris les étudiants (probablement des facultés) pour 51,715.

Si les répartirons que doqs avons faites des divers iQoyens d'existence entre les six professions principales ci-dessus sont exactes, nous trouvons que l'on compte 4.1 familles d'agriculteurs par kilonràlre carré, et 3.S seulement, distraction faite, des bergers. Ce fait, et en outre, comme le dit avec raison M. Soutzo, le grand nombre des baisers, indiquent suffisamment que, bien que l'agriculture joue le principal rôle dans tes professions de la population hellénique, des surfaces considérables de terres cultivables restent en friche ou sont livrées à la culture pastorale, &ute de bras et de capitaux.

En présence d'une pareille situation, il est facile de se rendre compte de l'état, probablement très-défectueux, des voies de communication à l'intérieur, ainsi que de la difficulté de maintenir, dans les campagnes, le respect des personnes et des proHpriétés. Aussi serions-nous tenté de croire que le plus grand nombre des agriculteurs (moins les bergers) s'est groupé autour des villes pour jouir de la sécurité relative que présente le voisinage des agglomérations urbaines.

Le chiffre des professions libérales (même distraction faite des étudiants) est énorme par rapport au reste de la population. Il semble indiquer, dans les classes' élevées et moyennes, un certain dédain des carrières utiles, mais laborieuses, de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, qui n'est pas d'un augure favorable pour le développement futur de ces trois branches fondamentales de la richesse publique. Nous craignons bien que les institutions constitutionnelles ne soient pour quelque chose dans ces regrettables dispositions, les vicissitudes ministérielles, si fi-équentes en Grèce, ou bien encore la nécessité, dans les divers cabinets, soit de se créer une majorité au sein des chambres, soit de conserver à tout prix cdle quils y ont acquise, ouvrant à un grand nombre d'individus, avec une certaine fiacilité relative, l'accès des fonctions publiques.

La religion catholique grecque est dominante dans la population hellénique, puis^ que, sur 1,096,810 habitants, on n'en compte que 9,358 appartenant à d'autres cultes chrétiens (dont l'énumération manque, au moins dans le texte français u document officiel') et 522 non-chrétiens. , -va

Même résultat, quoique un peu moins marqué, au point de vue de 1® nation»* , la population se divisant en 4,076,907 indigènes et 19,992 étrangers (non énumérés dans le texte français), soit environ 1 étranger sur 55 habitants. . a - au

En 1861, on a recensé en Grèce 24«,949 familles ou ménages; c'est 4.40 individus environ par famille. Voici quel était, dans la plupart des États de 1 Europe qni ont fait l'objet du tableau des âges (voir ci-dessus), et aux mêmes dates, le nombre des ménages pour 10,000 habitants.

Strdfligii«. France. ÙHct. Aotricb». Sn*. Bitfèro. HolluMla. B«lciqae. Pi4moit. SuitM. Vraue. 2^78 . 9,499 9,969 9,951 9,918 9,194 9,078 9,058 8,003 9,097 ^ h^*^ ^

Après la Sardaigne et la France, c'est la Grèce où le rapport des ménages a »a population est le plus élevé. 11 importe de se rappeler, à ce sujet, que> dans la langue technique des recensements modernes, on entend par ménages non pas seulemen (les familles vivant sous le même toit et sous l'autorité d'un chef, mais encore tous les individus habitant seuls un logement séparé. ^

1. M. Sptliolakjs avait fait une édition entièrement française de ^^ ^^^^^^^^^^\^^l^^^^ C'est une heureuse idée qui n'a pas peu contribué S les populariser. M. Souta» a P'^—*®"^*^^, bonnes raisons de procéder autrement; mais, dans ce cas, il aurait dû, «»"™^ ^^/^''^J^^^-^ ^ des documents officiels Scandinaves , donner en français et dans la languie nationale iw u«i» tous les tableoui.

Le nombre des maisons était , en Grèce, de 925,716, soit i pour 486 habitants. A ce point de vue encore, la Grèce ne diffère pas très-sensiblement du plus grand nombre des autres États européens, comme Tindiquent les chifires ci-^près relatifs au nombre des maisons par 10,000 habitants.

Portugal. Sardaifne. Grftea. France. Bolgique. Hollanda. Anfletarre. Piémont. Antrieha. Hanovra. Prasia. Sur S,i76 t,09S a,058 2,0:)7 1,8U 1,650 1,640 1,455 1,451 1,484 1,191 1,179

Nous ne nous arrêterons pas à faire remarquer que c'est moins la quantité des maisons que leur valeur, au point de vue des matériaux et du nombre des étages, qui peut être considérée comme un indice de la situation matérielle plus ou moios satisfaisante des populations. Le rapprochement qui précède n'aurait, d'ailleurs, tout l'intérêt qu'il comporte, que si l'on était certain que le même sens a été donné an mot maison dans les divers census des États que nous venons de comparer.

La publication de M. Soutzo comprend un travail assez étendu sur le mouvement de la population en Grèce en 1860. Nous avons vu que celui de M. Spiliolakis . sur la même matière s'arrête à Tannée 1852. Cette lacune importante a probablement sa cause dans la réorganisation de l'élat civil en Grèce, sur laquelle H. Soutzo donne les détails ci-après : € ....La rédaction des actes de l'état civil ayant été attribuée par la loi de 1856 (art. 30) aux démarques (maires) et adjoints, et la plupart étant pea versés dans ces malières, il en est résulté que ce travail important n'a pas été exécuté avec la régularité désirable. Celte circonstance a déterminé le Gouvernemeot à ne passe départir du système suivi jusqu'alors, qui consistait à puiser les renseignements relatifs à l'état civil dans les registres tenus par les curés; seulement il a été pris des mesures pour qu'ils fussent rédigés uniformément. > Les 8 années omises , de 1852 à 1860, appartiennent sans doute à cette période de transition. Voici, au surplus, les résultats du relevé de 1860, rapprochés de ceux de 18âi, avec le rapport à la population (nombre d'habitants pour 1 mariage, naissance et décès).

ITAXaSAHOai MABIAMM. WAIttAirOBI. '*ÇJÎIÎ** I>iC*a.

188t^ 6,069 16,846 6.01 il,Sr6

Rapport i la population (1) . 198 39.5 • 46.8

1860 6^106 80t868 6.66* S2,lA4

Bapport i la population (2) . 178 35.3 • 49.8

Gomma il est difficile d'admettre que les trois actes de la vie civile aient pu s'accrollr«.aa$/5i notablement d'une année à l'autre, il y a lieu de penser que les relevés de 1860 sont plus complets que ceux de 1853, et cependant nous n'hésitons pas à penser ou qu'ils contiennent encore des omissions, ou que la population delà Grèce est moins considérable que ne l'indiquent les recensements. Il parait difficile de croire, en eilet, que ce pays soit celui de l'Europe où les mariages et surtout le^ décès soni le moins nombreux, quand la fécondité des mariages y est exceptionnelle, et doit déterminer une mortalité proportionnelle. Le tableau comparatif ci*après, dû è M. le professeur Vappœus, met en lumière l'irrégularité très-probable des chiffres de la Grèce, en indiquant, pour les États qu'il comprend, le nombre d'babitaflts afférent & chaque acte de la vie civile. Les morts-nés ne sont compris ni dans les naissancefty ni dans les décès , sauf en ce qui concerne le Wurtemberg.

Il tTÉlttattoat l>eo2»iif.

*7. ^aluation : 1,090,000.

pAkxodw. ^

Saz« 1847-1856

Wartembarg 1848-1852

Prusse 18U-1853

Autricbe 1842-1851

Sardaifse 1828-1837

Bavière 1842-1851

Hollande 1845-1854

Angleterre 1845-1854

Norwége 1846-1855

Danemark 1845-18M

Snède 1841-1850

Belgique 1847-1856

France 1844-1853

HABXTASTI POUm 1

SOXBU

déeês.

dai eatenis

MisMBcs. mariagtt.

ptr mtriagtt.

Ces compai^isons démontrent suffisamment que la tenue de l'état civil laisse encore sensiblement à désirer en Grèce. D nous paratt surtout contenir des inexactiludes graves en ce qui concerne le nombre des enfants naturels. Il est difficile de croire, en effet, que, sur 30,560 naissances, 298 seulement soient illégitimes, soit 1 : 102.55. Quelle que soit l'austérité des mœurs grecques, il y a là un résultat qui s'éloigne tellement des données fournies par les observations les plus sûres et les plus nombreuses, qu'il est permis de soupçonner que Taulorilé chargée des registres de l'état civil ne considère et n'inscrit comme enfants naturels que les en-» fants abandonnés et non ceux qui, bien qu'élevés par les parents, sont nés hors du mariage. On retrouve, au surplus, la même anomalie en Italie, où l'étal civil est paiement tenu par le clergé.

Voici pour un certain nombre de pays, le nombre relatif des naissances naturelles :

pAbiodxs.

Bavière 18421851

S«xe. . • 1847-1856

Danemark 1845-1854

Autriche 18421851

B&QOTre 1846-1855

HolBteïn 1845-1854

Norwéfe 1846-1855

XAPPOKT P. 100 II

des naiss

. natur.

ao total

aox

dec naisa.

tnfuDU

(moru-n^s

nèi

comprit}.

TiranU.

PixiODBf.

Suède 1841.1860

Belgique 1847-1856

France 18U1853

Prusse 1844-1853

Angleterre 1845-1854

Hollande 1845-1854

Sardaigne 1828-1837

BAPPOBT P. 100

dea naisB

. natur.

an total

aax

dea naiss.

tnlkau

(■etit-a*

nés

compris).

fivaati.

Dans les 30,858 naissances relevées en Grèce, en 1860, les garçons figurent pour 16,158 et les filles pour 14,700; c'est 109.92 garçons pour 100 filles. Ce rapport, s'il n'est pas le résultat d'une année exceptionnelle, est , comme on va le voir, le plus élevé que l'on observe en Europe, lors même, comme il y a lieu de le supposer, que les morts-nés, parmi lesquels la prédominance masculine est très-forte comme on sait, figureraient au total des naissances.

PiRXODBg.

5«ovro 1844-1855

f'*nco 1840-1854

5«'?iqtte 1841-1856

"•''ère 1845-1857

^«rtche 1842-1854

Wnrtemberg 1843-1852

Oaneaurk 1845-1854

OABÇOH8 II

•p. 100 flUes (

dans

parmi les

1« total

enfants

des nais-

nés

sances.

vivanu.

Mecklembourg • Schw4r.

Prusae

Norwége

Etats sardes

Naples (terre ferme). . .

Toscane

Russie

Suéde

Angleterre é

piBiODai.

18M-lS6t

OABÇOn

p. 100 flllea

dans panai Im la total eafkato des naia- née sancM. Tifiati.

Le rapport est inverse, et dans des proportions plus remarquables encore, pour les

%Xjm9 —

enfants naturels. Ainsi, sur les 998 naissances illégitimes qui nous occapent, 159 appai^tiennent au sexe féminin et 139 au sexe masculin. C'est 114.4 filles pour 100 garçons.

Ce rapport, fondé, d'ailleurs, sur de trop petits nombres pour inspirer quelque confiance, ne se retrouve dans aucun des États que nous comparons. Toutefois la prédominance masculine y est moindre dans les naissances naturelles que dans les îégitimes.

PiRIODBB.

Fr*nee « . . . . 185S-1864

PruM6 1849-1852

Autriche 18i9-1854

Bavière 1852-1857

Belgique 1851-1855

Hanovre 1848-1855

Hollande 1850-1857

OAKÇOH8

p. 100 filles

morU-nét comprit.

morto-Déa

non comprit.

flAKÇOVS

p. 100 flUea

PiSIODKA.

itaia tardes 18281 837

Saxe 1847-1849

Danemark 1845-1854

Norwége 1846-1855

Wurtemberg 1843 1852

Suéde 1851-1855

Angleterre 1850-1856

La nomenclature des d^'cé^ par âge laisse h désirer, surtout en ce qui concerne la première série (de 0 à 10 ans). Cette période est trop considérable; elle englobe les séries d'âge sur lesquelles sévit la plus forte mortalité, et qu'il importe le plus de connaître. Le document officiel appelle, en outre, l'attention, en signalant l'existence, au sein de la population grecque, de vieillards d'un âge très-avancé, trop avancé peut-être. Ainsi, sur 22,154 décès, 2,170 avaient plus de 70 ans; c'est 98 p. 1,000. Sur ces 2,170 vieillards, 1,182 avaient de 70 à 80; 646 de 80 à 90; 212 de 90 à 100; 96 de 100 à 110; 18 de 110 à 120 et 16 plus de 120 ans!... .

Les décès par Age étant, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnels h la population par âge, on devrait trouver, dans le dénombrement par âge de 1861, un nombre de vieillards de' 70 ans et au-dessus ayant, avec le i*esle de la population, un rapport analogue à celui des décès de cet âge au total des décès (98 p. 1,000). Or, le premier des deux rapports n'est que 16.8 p. 1,000. Il y a déjà dans ce rapprochement une infirmation virtuelle des chiffres un peu fantastiques de la table mortuaire, à moins de supposer que 1860 ait été une année particulièrement fatale aux figes avancés, à ce point qu'il ne s'en serait plus trouvé qu'un très-petit nombre l'année suivante.

Soa$Je bénéfice de cette observation, nops avons construit, avec les décès par âge, les tables de yie moyenne, par sexe» qui suivent :

matenlia.

féminin.

LBf DSOX 8KXB

rèuoii.

Ans. Mois. Ani. Moi*. Ans. Mois.

D« 0 à 10 ant. . .

A 10 ant. . . . . .

A SO ant

A SO anB

A iO ans

A 60 ana

AWaao.

A 70 ana

A 80 ans

A 90 ans

De 100 k 110 ans .

De 110 à ISO ans .

lOT

Ces tables, par suite des vies moyennes énormes que l'on trouve aux âges élevés, ne sont comparables à. aucune de celles qui existent ou que l'on pourrait dresser pour. le reste de l'Europe. Le rapprochement n'est possible que pour, la vie moyeniK à la naissance. Le tableau qui suit en contient les éléments; les inorls-nés en ont été distraits autant que possible :

■BXH

ooïlaSr »»««iïô" féminia.

Ans. Mois. Ans. Mais.

It«ac6«. . •

Angleterre .

SI

lelflqne . ^

SS

Hollande . .

PniM«. . . .

pifcaioDss ou année*.

AQtiich« .... 1851

Bavière 1844-1848

Saxe 1841-1848

Suéde 1846-1850

Piémont 1828-1887

■BXB

maicttlin. fémiaia.

Ant. Moit. Ant. Hom.

Le fait saillant de ce tableau est, en outre de la grande diversité du chiffre de la vie moyenne en Europe (calculée d'après le rapport des décédés au total des années qu'ils 'ont vécu), la plus grande longévité de la femme dans tous les pays qu'il comprend.

Dans les mêmes pays, la vie moyenne a plus ou moins sensiblement varié d'une époque à Tautre.

En France, elle était, pour les deux sexes, de 3182 ans, de 1817 à 1831; de 34.96, de 1840 à 1849; de 37.65, en 1853 (année normale) et de 38.2, en 1860; — elle s'élevait en Bavière, d'après les décès de la période 1854-1855 à 1856-1857, à 29.28; — en Prusse, elle a oscillé, de 1816 o 1860, entre 31.61 (maximum en 1829) et 23.67 (minimum en 1859); — en Russie, elle était de 23 ans G mois en 1851.

Si Ton réduit à 10,000 le nombre des décès en Grèce, le classement par âge s'opère ainsi qu'il suit :

De 0 à 10 aaa . .

De 10 i 20 ans . .

De 20 4 80 ans . .

De 80 à 40 ans . .

I>e 4» 4 50 MB . .

De 50 à 60 ans . .

De ao 4 70 ana . .

De 70 4 80 ans . .

De 80 4 90 ana . . De 90 4 100 ana . .

De 100 4 110 ana . .

De 110 4 120 ana. .

De 188 ana et yilas .

8BXK

muéulia.

8BXB

féminin.

réanii.

En supposant un instant la population stationnaire, et, par conséquent, les nars*sances égsiles aux décès, on trouve, d'après la table ci-dessus, que, sur 1,000 enfants nés en môme temps, 469 sont déjà décédés à 10 ans, et plus de la rhoittë' (5,546) à 20 ans.

En Belgique, d'après la même hypothèse, et en prenant la moyenne de la période 1841-1855, 390 seulement sont décédés à 10 ans et la moitié (521) à 30 ans.

En France, d'après la table mortuaire de 1853 (année normale), 344 n'existent plus à 10 ans et 507 à 35 ans,

£n Suède (période 1851-55), 391 sont décédés à 10 ans et un peu moins de la moitié (493) à 30 ans.

En Russie, 582 ont cessé de vivre à 10 ans. C'est la mortalité la plus considérable mx premiers âges de la vie q«ie l'on coostafe en Europe.

En résumé, et malgré les critiques qui précèdent, celfe seconde ptibli(Atîoh émoigne d'un progrès notable de la statistique officielle en Grèce, au moins en ce lui concerne félément fondamental de toute statistique, la pofiulatîon. Ce progrès îst d'autant plus remarquable, que les savants qui ont successivement dirigé le

Bureau d'économie publique, ont eu à lutter contre des difficultés exceptionnelles motivées par une organisation administrative encore défectueuse et par Tinexpérience des agents locaux. Un progrès ultérieur est certain; mais à deux conditions : — Tune y générale, c'est que la Grèce saura donner, après la Belgique, la prpuve qu'une faible population et un territoire restreint ne sont pas des obstacles à une bonne administration, à un gouvernement stable, et qu'elle se fera ainsi des titres à l'accomplissement des hautes destinées qu'elle rêve; — la seconde, toute spéciale, c'est que les hommes qui ont été chargés d'y organiser la statistique, pourroQt continuer paisiblement leur œuvre à l'abri des vicissitudes politiques de toute nature, changements ministériels ou révolutions.

Les autres documents publiés par le gouvernement grec concernent l'agricdture et le commerce extérieur.

AgricuUure. D'après des données qui lui ont été communiquées officiellement, le consul de Belgique à Athènes estimait, en 1855, la production céréale à 8,262,500 killots, soit (à 35 litres le killot) 9,891,875 hectol. Pour une superGcie cultivée, d'après le même agent consulaire, de 3,649,870 slremma (le slremma = 40 ares) ou de 304,987 hectares, c'est un rendement moyen de 7.9 heclol. par hectare, chiffre probablement assez voisin de la vérité. La production annuelle de l'huile est esUmée à 1,600,000 ocques (l'ocque = 1<',529) ou 9,446,400 kilog.; celle du vin à 16,200,000 ocques ou 337,500 barils de 48 ocques; celle de la soie à 70,000 ocques ou 107,030kil. ; celle de la kiine à 2,293,500 kil. ; le raisin de Corinlhe à 60 millions de litres de Venise (= ?). — La superficie cultivée totale est évaluée à 565,987 hect., soit au 8® environ de la superficie totale.

Commerce extérieur. En voici le mouvement, de 1851 à 1860, en miUions de frane.

Importation . . 23.2 22.5 18.2 23.2 33.0 36.4 41.6 54.0 ExportaUon . . 12.5 9.4 » 12.5 21.9 22.5 22.0 24.2 L'accroissement a été, de 1851 à 1860, de 133 p. 100 à Timportalion et de 93 p. 100 à l'exportation. Le mouvement commercial a été effectué, en 1860, à l'arrivée, par 77,958 navires jaugeant 2,298,158 tonneaux; à la sortie, par 78,107 navires jaugeant 2,321,084 tonneaux; ensemble 156,065 navires et 4,619,242 tonneaux. Le pavilloo grec figurait dans ce total pour 69,157 navires ou 44 p. 100.— L'effectif de la marine marchande grecque s'élevait, au 31 décembre 1860, à 4,070 bâtiments jaugeant 268,075 tonneaux (dont 2,857 ou 70 p. 100 de plus de 60 tonneaux), montés par 23,842 hommes. En 1854, l'effectif était de 3,645 navires et de 249,759 tonneaux ; le personnel de 26,292 hommes. L'accroissement a été de 1 1 p. 100 pour les navires et de 7 p. 100 pour le tonnage. Quant à la diminution du personnel, elle s'explique probablement par la substitution de la vapeur à la voile. L'armée se composait, en 1861, de 10,911 et la flotte de 1,225 hommes, ensemble: 12,136. soit 1 soldat ou matelot pour 90 habitants.

Enfin, pour ne rien omettre de la situation économique de la Grèce actuelle Je budget de 1862 (le dernier voté sous le gouvernement du roi Olhon) se soldait pv une dépense présumée de 25 millions de drachmes et par une recette de22m01ion^' seulement.

DIX-HOITIÊIE ÉTUDE.

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