‹ La France et l'étrangerChapitre 134 sur 177 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

Bien que la loi de primogéniture et les substitutions soient encore en vigueur dans ce pays, cependant, par suite de la vente des biens du clergé, une partie notable du sol a passé entre les mains de ceux qui le cultivaient. D'après la Revista gênerai de Esiadisiica (janvier 4863, p. 49), il aurait existé, en 4800, 677,520 exploitations rurales en Espagne, appartenant à 273,760 propriétaires. La superficie cultivable, d'après un document présumé officiel (StatisHcal tables relaiing toforeign counties, 4858), étant (terres vaines et vagues comprises) de 38,664,744 hectares, la superficie moyenne de chaque exploitation aurait été, à cette époque, de 57.06 hectares. Mais depuis la situation s'est considérablement modifiée, si nous en jugeons d'après; le chiffre actuel des propriétaires de biens ruraux et le nombre des cotes foncières. Nous lisons, en effet, dans le même recueil, que l'on comptait 2,599,409 de ces propriétaires en 4860 et 2,592,527 en 4864. Ainsi, dans l'intervalle d'une seule année, leur nombre se serait accru de 53,418 ou 2.4 p. 400.

Ce renseignement est confirmé par le tableau ci-après, qui indique l'accroissement des cotes foncières par quotités (rurales et urbaines), dans le même intervalle.

De • à De De De De De 500 De 1.000 De 2.000 De 4,000 DtS.O^

10 rHux. 10 k S). 30 à 50. 50 t tOO. iOO à 500. à 1,000. à S,000. à 4,000. à 8.000.

Accroissement. . . 14,031 10,772 677 0,581 1,789 » » » 173 3S

Diminution » • • • > 977 1,044 640 • •

Rapport p. 1,000 en

Ce tableau signale d'abord l'existence d'un très-grand nombre de petites cotes en Espagne; il indique en outre que, d'une année à l'autre, l'accroissement a surtout porté sur cette catégorie.

Les grandes propriétés se trouvent principalement dans les parties montagneuses du pays, où par suite, soit du défaut de communication, soit de la nature du terrain, d'immenses superficies, appartenant à des communes ou à des particuliers, sont livrées à la culture pastorale. Les petites propriétés abondent, au contraire, dans les plaines, surtout dans les parties irriguées. Le morcellement est donc, ici surtout, une question de convenances locales.

Page 1