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décès pour 100 habitants

lefois, les périodes 1821-1825, 1835-1836, et surtout 1841-1845, présentent des conditions beaucoup meilleures. Le plus favorable des rapports annuels appartient a Tannée 1860.

Depuis 1853, les décès dont nous venons de donner le tableau pour la France entière, se sont répartis ainsi qu'il suit entre les trois grands groupes de population ci-après :

Décès.

Déparl.delaSeine. «VsOl 58,677 527585 457767 5l7390 477879» 5o7268 477022 Pour 100 habit. 2.95 3.51 2.99 2.43 2.73 2.73 2.86 2.53

Population urbaine. 227,522 294,252272,720240,596240,125233,073252,764211,704 Pour 100 habit. 2.58 3.40 3.17 2.79 2.80 2.84 3.08 2.50

Population rurale. 559,154 679,628650,650591,505607,175 593,071 676,301 522,909 Pour 100 habit. 2.03 2.52 2.40 2.17 2.17 2.26 2.56 2. »

France entière. 834,177 1,032,557975,955877,868 900,690874,023979,333 781,635 2.20 2.76 2.61 2.61 2.32 2.41 2.69 2.14

On peut voir, par ces rapports, que la mortalité excessive des années 1854 et 1855 a frappé plus particulièrement sur la population urbaine, et celle de 1859 sur la population rurale. On remarquera de plus que, de 1855 à 1859, la mortalité relative du département de la Seine est restée inférieure à celle de l'ensemble des villes de province; mais, à part cette exception, la mortalité est proportionnelle au degré d'agglomération des habitants. — Enfin, le coefficient de mortalité est généralement inférieur au coefficient de fécondité. Il n'y a d'exception que pour les deux années 1854 et 1855, qui seules, dans le siècle, se sont fait remarquer par un excédant considérable de décès.

S 2. Jtapport des décès aux naissances.

Les décès des deux dernières périodes quinquennales, rapprochés des naissances correspondantes, donnent lieu aux rapports que .voici :

Décès pour 100 naissances.

PèriodM. Seia matcolia. Sexe féminiii. Lei denz Mset.

Les rapports moyens des cinquante premières années du siècle avaient été respecivement de 80.11 pour le sexe masculin, de 83.44 pour le sexe féminin, et de 81.72 )our les deux sexes. Il en résulte que, pour un nombre donné de naissances, les leux dernières périodes (l'avant-dernière principalement) accusent un notable ac- Toissement de décès. Ce fait explique en partie le faible accroissement de la popuation de 1851 à 1860; mais il importe de remarquer que c'est moins à l'accroisement des décès qu'au ralentissement des naissances qu'on doit attribuer ce résultat.

La prédominance masculine étant beaucoup plus forte dans les naissances que lans les décès, il est naturel, bien que la mortalité du sexe masculin soit plus [rande, que le sexe féminin présente un excédant de décès supérieur pour le même lombre de naissances. C'est ce qui arrive en effet; on ne trouve d'exception à cet gard que dans la période 1811-1815 et dans l'année 1855, marquées par une nortalité masculine extraordinaire résultant de faits de guerre.

Ce résultat, constaté également dans tous les autres pays, permet de croire qu'un excédant au profit du sexe masculin se produirait nécessairement dans tonte population, si la paix pouvait être maintenue, et s'il était mis un terme au mouYemeol des émigrations qui atteignent particulièrement ce sexe.

On va voir que l'agglomération exerce ici son influence habituelle.

Décès pour 100 nai$$ance$.

1853. 1854. 1855. 1856. 1857. 1858. 1859. ISM.

Département de 'la Seine. 94791 108.94 99.35 777oi 84758 82785 83752 8l7oi Population urbaine .... 89.78 119.45 114.56 95.28 95.13 94.62 97.60 86.68 Population rurale 82.40 102.96 100.44 86.15 90.59 89.15 96.79 79.18

France ENTIÈRE . . . 84.91 107.51 103.95 87.92 91.29 90.17 96.21 81.6^

Ces rapports établissent que, livrées à elles-mêmes, les populations rurales tendent à s'accroître plus rapidement que les villes. Il faut en excepter toutefois Fagglomératioa parisienne qui, depuis 1854, l'emporte, sous ce rapport, sur l'ensemble des autres villes, et l'a même emporté sur la population rurale, depuis 1855 jus* qu'en 1859.

$3. Décès par état civil.

Le tableau qui suit indique le rapport des décès par état civil au total des décès de chaque âge.

aUB 100 Dictl DU f BXB MASOULXB. 8UB 100 dAcAi DU SBXB nÉlOXIB.

▲NNÉBS. Eobnu EnfanU

et Marite. TmA. et Mariéei. Vearee.

célibatairef. eélibeieiree.

Les proportions qui précèdent onf éprouvé des variations assez faibles. On doit remarquer toutefois que la part des mariés des deux sexes s'est accrue assez régulièrement tous les ans; il n'y a d'exception à ce fait que pour les années 1855 et 1856, où les décès militaires ont accru notablement la part des célibataires masculins dans les décès, et pour l'année 1859, où la même cause, jointe à l'épidémie que nous avons déjà signalée, a agi dans le même sens sur les enfants et célibataires des deux sexes.

En général, l'élément masculin domine dans l'enfance, le célibat et même dan^ l'état de mariage. On compte en revanche, dans l'état de veuvage, un nombre supérieur de décès féminins qui suffit pour déterminer la compensation entre les deux sexes , et pour amener même quelquelbis un excédant de décès du sexe fémiolo.

Par nature de population, les décès suivant l'état civil se sont répartis conune il suit de 1853 à 1860:

■■XI KASCULiv. fixa FÉMumr.

roPULATXOV. EnfanU EnfanU

et Mariéa. Vcnfs. totac. et Muriéet. TeiiTet. . total.

céUbaUirei. célibaUires.

Département de la

Seine 121,241 53,044 17,042 191,327 109,575 4f;,332 33,336 189,243

Population urbaine. 581,174 266,410 120,141 967,725 510.958 225,311 207,688 943,957

Population rurale . 1,261,530 755,470 373,455 2,390,455 1,120,867 683,140 567,635 2,371,642

n résulte de ces rapports que la part de l'enfance et du célibat dans la mortalité générale est plus forte à Paris que dans les autres villes, et dans les villes que dans la population rurale. L'inverse se produit pour les veufs. Quant à la part des mariés dans les décès, le département de la Seine occupe une position intermédiaire entre la population urbaine et la population rurale.

Pour connaître d'une manière plus précise la mortalité relative des diverses classes. de rétat civil, il est nécessaire de rapporter les décès ainsi subdivisés à la population correspondante : c'est ce que nous avons fait d'après les résultats du dénombrement de 1856. Nous reproduisons ici les résultats de cette rechercbe.

Dicàt »oot 100. Sexe maieoliii. Sexe fémiaiB.

Enfants et célibataires 3.56 2.31 «

Mariés 1.84 1.63

Veufs 7.02 5.70

Habitants 2.49 2.37

La mortalité des veufs ou des célibataires est donc plus grande que celle des personnes mariées, ce qui se comprend a priori, les enfants, qui forment la majorité des célibataires, et les veufs, se trouvant, comme nous l'avons déjà dit, aux âges extrêmes de la vie, et étant ainsi soumis aux plus fortes chances de mortalité. — D'après e même tableau, le sexe féminin parait avoir, dans toutes les classes de l'état civil, ioe mortalité inférieure à celle du sexe masculin.

Les indications qui précèdent ne suffisent pas pour l'appréciatton de l'influence du célibat, du mariage ou du veuvage sur la quotité des décès. Cette influence ne peut ilre connue qu'en calculant la mortalité respective des habitants des deux sexes, ielon leur état civil, dans les diverses périodes de la vie. Le tome X des publications le la Statistique générale de la France contient ce calcul, dont nous croyons devoir lonner ici un extrait :

Mortalité proportionnelle pour 100 habitants.

■ BXft ItAfOOLIV. 8BSa »iiiivi*.

▲ OBI. . ^ ^ ^m ■ I !■

Célibeuiires. Mariée. Veufa. CélttMtiirea. Mariéee. Veuves.

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