ans
Le premier résultat que met en relief le tableau afférent au sexe masculin, c'est 3 grande mortalité des mariés avant l'flge de 20 ans. Ce n'est toutefois que dans ette courte période que le mariage paraît n'être pas favorable à la longévité; è tous 3s âges suivants, les mariés donnent un moindre nombre de décès que les célibaaires. N'y a-t-il pas dans ce fait un grave argument contre les mariages prémaurés?
Le veuvage parait accroître, pour le sexe masculin , et à tous les âges, les chances de mortalité. La table que nous éludions ne présente sur ce point aucune exception.
On constate des résultats presque semblables pour le sexe féminin. La mortalité des femmes célibataires l'emporte constamment sur celle des mariées, sauf en ce qui regarde les mariages prématurés. Le célibat est même, surtout dans les iges élevés, moins favorable à la longévité des femmes que le veuvage, ce qui n*a pas lieu pour l'autre sexe. En revanche, aux âges de 20 â 50 ans, le mariage parait, au point de vue des chances de mortalité, offrir plus d'avantages au sexe masculin.
$ 4. Décès comparés des enfants légitimes et des enfants naturels.
Les chances défavorables auxquelles les enfants naturels sont soumis même avaoi de voir le jour, se maintiennent dans le cours de l'existence. L'insuffisance des soins nu premier âge, par suite de la misère ou de la négligence des parents, quelqueTob des vices de constitution héréditaires , abrègent généralement la vie de ces pauvres êtres, chargés en quelque sorte d'expier, par une mortalité prématurée, la faulede leur naissance.
Voici quels sont, à cet égard, pour chaque catégorie de population, les résullats fournis par les trois années 1858, 1859 et 1860.
En réunissant les données de ces trois années, on obtient, par nature de population, les rapports qui suivent :
BipÀarsiiiRT Bi LA aiii». vopolatioii otiAiiii. rom.ATio> triux.
Snfanu Enfanu Enftnti EnfanU Enranii Eifurti
lègitimM. natareli. légilimea. natorcla. légitimes. natarsà
Naissances (morts-nés compris) 10,000 10,000 10,000 iO,000 10,000 lO.OCO
Morts-nés 610 856 494 795 368 641^
Oà 7 jours " 161 330 206 384 274 5.53
8 à 15 jours 216 465 157 444 199 563
15joursàlan 215 487 178 453 204 658
1 à 3 ans â48 354 312 507 315 880
3 à 6 ans 235 178 285 356 264 "«'l
6 à 12 ans 436 254 484 397 363 i^
Oà lan 1,511 2,068 1,622 2,541 1,619 J^
Mortalité relative des enfants naturels pour 1 enfant légitime 1.37 1.57 2.53
On voit que c'est dans la population rurale que la mortalité relative des enlànls naturels est la plus grande; mais il faut en chercher surtout la cause dans ce fait, que la plupart des enfants trouvés des villes sont mis en nourrice dans les campagnes Les enfants naturels de ces villes et du département de la Seine n'en prcsenleot pas moins une plus forte proportion de décès que les enfants légitimes.
S 5. Décès transcrits en vertu des articles 80 et 84 du Code Napoléon.
En cas de décès dans les hôpitaux civils et militaires et autres établissements publics, les supérieurs, directeurs et administrateurs sont tenus d'en donner avis, dans les vingt-quatre heures, à VoflScier de l'état civil du lieu. Ce fonctionnaire s y transporte (en personne ou par intermédiaire) pour s'assurer du décès, en drese l'acte, puis en envoie une ampliation au maire de la commune du dernier domicile
Je la pei^sonne décédée, pour y être transcrite sur les registres de Fétat civil de celte commune.
Les décès d'individus ainsi morts hors de leur domicile étant l'objet d'un double acte civil (l'inscription dans la commune du décès, et la transcription dans la commune du dernier domicile), il y a eu longtemps en France, au point de vue statis* tique, des doubles emplois assez importants dans le relevé des décès.
C'est depuis 1854 seulement que l'autorité locale a été invitée à ne porter désormais, sur l'état des décès de chaque commune, que ceux qui y sont survenus effectivement, sauf en ce qui concerne les décès des militaires morts à l'étranger, pour lesquels la double inscription n'a pas lieu. Quant aux transcriptions, elles figurent depuis 1855 sur un cadre spécial qui leur est exclusivement affecté.
n y a lieu de croire que l'exécution de ces instructions a fait disparaître les doubles emplois de la lable générale des décès. Mais il est à craindre qu'un certain nombre de transcriptions n'aient été omises, et que, par suite, le tableau ci-après, qui en donne le nombre depuis 4855, ne soit pas encore l'expression exacte des faits.
Sexe mascalin. Sexe féminin. Total.
Une communication du ministère de la guerre nous permet de faire suivre les reneignements qui précèdent, du tableau de la mortalité militaire en France, pendant es années 1857, 1858, 1859 et 1860. Il ne comprend que des décès survenus en rance, et distraction faite de ceux des officiers, ainsi que des militaires ne figurant as effectivement, par un motif quelconque, sous les drapeaux.
DÉSIOKATIO» '^■P' ^"P" '^'P" *'P"
EffecUf '^'^°'»'"' Pf.":* Effectif '*'»'»*"* ^Z' EffecUf ^'>'»^" ^^'^ Effectif N*»»»»" ^"^
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"*»y*"- décès, l'effec- ""*y*"- décè.. Teffec- "°y"- décè». Teffec- "**y'"- dicè*. l'effectif, tif. tif. tif.
ftnterie. . . . 240,608 6,J{78 2.19 238.110 2.915 1.23 251,170 4.803 1.62 234.387 8.464 1.47
^Valérie .... 60.678 915 1.50 50.300 610 1.21 56.859 1,017 1.78 57,135 788 1.37
rtillerieetpén. 46,968 840 1.79 35.022 518 1.48 45.715 682 1.49 46,541 677 1.23
raindcHéquip. 8,574 241 2.81 5,614 106 1.88 7.302 61 0.83 6,204 72 1.16
ftndannerie . . 18,504 110 0.59 20,113 144 0.71 19,256 136 0.70 19,893 109 0.64
Total. . . 375,326 7,384 1.97 349,159 4.293 1.33 380,302 6.699 1.57 364.160 6,010 1.87
On constate en 1859 (campagne d'Italie) une mortalité militaire considérable, dont s résultats pour Tarmée tout entière se trouvent consignés dans le tableau ci-après^
NOMBRE DES IflLITAIBBI DJ^CÉDis B K
France. Algérie. lulie. Rome. Total.
)rts sur le champ de bataille ou dans
les ambulances 32» 54 5,782 » 5,868
m.sles hôpitaux 5,835 2,364 4,360 84 12,640
icidés H2 24 31 » 16T
Résultats, qui, pour un effectif moyen de 500,000 hommes, accusent une morité de 3.73 p. 100.