Décédés par suite de blessures
$ 6. Décès par mois.
Le tableau ci-après, dressé d'après le même principe que le tableau analogue pour les naissances, indique d'une manière générale et sans distinction de sexe ou d'âge, la répartition, dans les trois dernières années, des décès entre les divers mois de l'année.
VÛCtB, Dici« KOTBVI. MonoM
(Mom-né« comprit.) (Calculét poar des moM nniforaiet de 31 Jours.) ^
JanvierT .... lOoTsSô 85,881 767917 1,291 986 1^ 1,121
Février 91,168 76,497 82,508 1,292 972 1,260 1,164^
Mars 90,765 85,402 89,037 1,162 981 1,271 1,428
Avril 76,097 79,799 79,806 1,007 947 1,178 1,035
Mai 71,390 73,533 72,973 914 * 844 1,042 926
Juin 64,922 67,116 62,011 859 796 915 852-
Juillel 65,138 88,877 59,668 834 1,021 852 909
Août 70,066 110,896 59,395 897 1,273 848 1,022+
Septembre . . . 68,551 103,225 58,786 907 1,225 867 1,013
Octobre 70,802 88,865 59,321 907 1,020 847 931-
Novembre. . . . 76,149 81,620 60,000 1,008 969 885 %7-h
Décembre. . . . 72,034 84,142 65,511 922 966 936 942-
ToTAux . . 917,938 1,025,853 825,933 ^ 12,000 ' 42,000
Bien que la distribution des décès par mois ait offert, pendant les années qui nous occupent, une assez grande irrégularité, on constate, en prenant la moyenne des trois années, que le maximum des décès a eu lieu au mois de février, et le minimum au mois de juin.
Un second maximum, moins prononcé que le premier, se manifeste au mois d'août; il correspond à la fois au minimum de juillet et à un minimum secondaire qui oscille entre le mois d'octobre et celui de décembre.
Les décès ont donc, comme les naissances, une période croissante et décroissante. La première commence en octobre et finit en février (ce sont les mois les plus froids de l'année). La seconde commence en mars et s'arrête en juin; elle comprend le commencement du printemps, époque encore assez critique, et les mois de mai, juin et juillet, qui paraissent être les plus favorables à la santé. Elle est suivie d'une période de recrudescence, dont le maximum est en août et qui s'arrête vers la fin de l'année.
En résumé, la mortalité est plus forte pendant les mois froids et humides (hiver et commencement du printemps) et plus faible pendant la belle saison; mais eOe acquiert une intensité notable à l'époque des plus grandes chaleurs.
En rapprochant les décès des conceptions, on reconnaît que les mois d'août, de septembre et d'octobre, ainsi que les mois de janvier, février et mars, qui outdonné lieu au plus petit nombre des conceptions, sont ceux qui offrent le plus de décès, tandis que le plus grand nombre des conceptions correspond aux mois de mai, joiu et juillet, où la mortalité est à son plus faible degré. Ainsi se trouve confirmée une fois de plus cette observation, que conceptions et décès sont précisément en raison inverse l'un de l'autre; de sorte que, plus il y a de conceptions, moins il y a de décès et réciproquement. Il faut en conclure que la force qui favorise la reproduction de l'espèce, se manifeste également par une amélioration marquée de la santé générale.
Les faits qu'on vient d'énoncer d'après les résultats moyens des trois années, se reproduisent dans chacune d'elles, avec cette différence que le maximum principal des décès se trouve à la fin de l'hiver, en 1858 et en 1860, tandis qu'on le rencontre, en 1859, au milieu de l'été. On verra plus loin à quelle cause on doit attribuer ce déplacement.
D existe des rapports très-étroits entre les mois maxima des naissances et ceux des décès. Cette relation est telle, qu'il est permis d'avancer que la mortalité est en raison directe de la fécondité, en d'autres termes, que plus il y a de naissances, plus il y a de décè$. En effet, si on rapproche les décès et les naissances par mois, on constate que leur maximum se produit dans le même mois; les mortalités exceptionnelles des mois d'août et de septembre correspondent également à une recrudescence de naissances qu'on remarque en août et en septembre.
L'agglomération a-t-elle une influence quelconque sur la répartition des décès dans les divers mois de l'année? C'est ce qu'on peut vérifier à l'aide du tableau ciaprès qui comprend la moyenne des trois années :
DicAs. dAoèi pboportioxvsli
(Morts-néi comprit.) calcolét pour de* «ois anifoniies de 31 jouri.
MOIS. — i^ ^ III M — ■ M ^m
Département Population Popolation Département Popolation Population
de la Seine. urbaine. rurale. de la Seine. urbaine. rurale.
JanvierT .... 5,U2 237378 597365 1,150 1,117 1,Î20
Février 4,589 21,959 56,843 1,124 1,148+ 1,1734-
Mars 5,331 22,907 60,164 1,193+ 1,094 1,135
Avril 5,020 20,507 53,040 1,160 1,012 1,034
Mai 4,664 19,423 48,545 1,044 928 916
Juin 4,036 17,672 42,974 933— 872— 838—
Juillet 4,212 20,284 46,732 942+ * 969 881
. Août 4,119 22,247 53,753 922 1,063+ 1,014
Septembre . . . 3,708 20,168 52,979 857 995 1,033+
Octobre 3,537 18,948 50,511 792— 905— 951—
Novembre. . . . 3,897 19,002 49,690 901 938 968
Décembre. . . . 4,390 20,041 49,465 982 959 ^ 937
Totaux . . 52,645 246,536 624,061 ^ 12,000 ~ ^
D'après ces nombres, le maximum d'hiver est plus marqué dans le département de la Seine que dans le reste de la population, et le plus fort maximum d'été se trouve dans la population urbaine.
Le maximum d'été, qui, dans le département de la Seine, où d'ailleurs il est trèsfaible, se trouve au mois de juillet, passe au mois d'août, dans les autres villes» et au mois de septembre, dans les campagnes.
L'écart entre le maximum principal et le minimum correspondant est de 260 pour 12,000 décès dans le département de la Seine, de 276 dans la population urbaine et 335 dans la population rurale. On peut en conclure que c'est dans cette dernière population qu'ont lieu les plus grandes perturbations mensuelles des décès.
On vient de voir quelle est l'influence des divers mois de l'année sur la mortalité; il est intéressant de rechercher celle de l'âge des décédés sur ces variations climatériques. Le tableau suivant, établi sur les résultats moyens fournis pendant les trois dernières années , pour l'ensemble de la population urbaine et de la population rurale, c'est-à-dire abstraction faite du département de la Seine, donne à cet égard toutes les indications désirables :
Bindea ftUtialiqnee. 32
iges. Janvier. Février. Mars. ÀTril. Mai. Juin. Joillet. Août. Septemb. Octobre. Roveab. Dècaab.
Korta-néa . .
0— 1 an. . .
1—6 &na . .
8<fr-
6 — 10 ana . .
10 — 20 ana . .
90 — $0 ana . .
30 — 40 ana . .
wy-
40 — 60 ana . .
60 — 60 ana . .
60 — 70 ana . .
70 — 80 ana . .