ana
90— 100 ana et
au-deaaua .
Moyenne pour
tonaleaftgea. 1,120 1,166 1,123 1.028 919 847 906 1,029 1,022 940 960 M0
(Morta-nèf comp.)
Ainsi qu'on a pu le voir, les maxima et les minima constatés dans l'ensemble des décès se manifestent à toutes les périodes de la vie, mais avec certains déplacements qu'il importe de noter.
Le maximum de la saison d'hiver (décembre, janvier, février) qui, pour la totalité des décès, se manifeste en février, quitte ce mois après la première année d'âge, pour se fixer en mars dans les quatre périodes suivantes, c'est-à-dire depuis 1 jusqu'à 30 ans. A partir de cet âge, il revient se placer au mois de février, et il y reste jusqu'aux dernières limites delà vie, époque à laquelle il occupe le mois de janvier.
Quant à la valeur relative de ce maximum, on peut observer qu'après des allernatives d'accroissement et d'abaissement qui se manifestent jusqu'à SO ans, elle ne cesse de s'élever régulièrement jusqu'aux âges extrêmes de la vie, où elle atteint son chiffre le plus élevé.
Le minimum principal correspondant se trouve, pour les premières années delà vie, en mai et en juin; mais, à partir de 5 ans et pour tous les &ges, il se place en juillet. De plus, sa valeur relative, après s'être accrue jusqu'à 20 ans, diminue suc* cessivement pour devenir aussi faible que possible à la fin de la table des âges.
De ce double mouvement il résulte que l'écart entre le mois le plus et le mois le moins chargé de décès est d'autant plus grand qu'on se rapproche davantage de l'enfance et surtout de la vieillesse. Ainsi, par exemple, l'écart relatif à la période de 90 ans et au-dessus est de 764 pour 12,000, et celui qui est afférent à l'âge de 10 à 20 ans de 206 seulement. *
Si l'on considère maintenant le maximum qui, pour l'ensemble des décès, se trouve placé au mois d'août, on observe qu'il occupe cette position de la naissance à 1 an et de 1 an à 5 ans, mais qu'à partir de cet âge il se fixe au mois de septembre, jusqu'au delà de 80 ans, époque à laquelle il disparaît. Sa valeur relative diminue d'ailleurs rapidement à mesure qu'on s'éloigne de l'enfance, période de la vie pendant laqueUe il est à son plus haut degré d'intensité.
Le minimum correspondant se manifeste en décembre, pour disparaître à 60 ans, et contrairement au fait observé en ce qui concerne le maximum et le minimum principal, l'écart qu'il offre relativement au maximum est beaucoup plus élevé dans l'enfance que dans les âges élevés. Ainsi, dans les décès de la première année, cet écart est de 545, tandis qu'au-dessus de 60 ans, il n'est plus que de 8 pour 12,000 décès.
Ajoutons, pour ne rien omettre, que, dans les trois années qui nous occupent, il s'est formé accidentellement un maximum particulier au mois de novembre, commençant à 30 ans pour disparaître un peu au delà de 60 ans; maximum tr^peu prononcé d'ailleurs, et dont la cause nous échappe.
Quoi qu'il en soit, on peut conclure des observations qui précèdent qu'à aucun âge de la vie, l'influence des saisons n'est plus sensible sur la mortalité que dans la vieillesse et rextréme enfance, et qu'à aucun âge elle ne Test moins qu'entre 20 et 50 ans, c'est-à-dire lorsque l'homme est arrivé au développement complet de ses forces physiques.
C'est immédiatement après les plus grandes rigueurs de l'hiver qu'a presque tous les âges de la vie sévit la plus forte mortalité; mais c'est pendant ces rigueurs surtout que les vieillards ont le plus à souffrir. Quant aux petits enfants, leur saison critique est la saison des chaleurs, qui convient au contraire aux vieillards d'un âge irès-avancé. En somme, ce sont les mois de juin, juillet et août et le mois de décembre qui ont l'influence la plus favorable sur la santé du plus grand nombre; tandis que les plus fortes chances de mortalité correspondent en général au mois de février et de septembre.
$ 7. Durée de là vie moyenne à diverses époques.
La durée de la vie moyenne à la naissance (calculée dans l'hypothèse d'une population stationnaire, c'est-à-dire de l'égalité des naissances et des décès) a varié ainsi qu'il suit, en France, par période de cinq ans, depuis le commencement du siècle.
Hommes. 30.6 30.7 30.8 30.2 31^5 32.1 33^5 33.5 3Ï.4 35.0 33.8 36.0 Femmes . 32.7 33.3 33.0 32.8 33.11 35.0 36.4 36.7 37.7 38.4 37.2 38.8
Total. . 31.6 31.1 31.1 31.5 32.8 33.6 34.11 35.0 36.0 36.8 35.5 37.4
Ainsi elle s'est accme, en un demi-siècle, de près de 6 années. Le rapport de la population aux naissances, qui est également l'expression de la durée de la vie moyenne dans une population stationnaire, donne les mêmes résultats. C'est de 1825 à 1829, de 1835 à 1839 , de 1845 à 1849, enfin en 1860 (année normale ou sans épidémie), que le progrès s'est particulièrement manifesté.
L'agglomération de la population a une influence marquée sur la longueur de la vie moyenne, ainsi que l'indique le tableau ci-après, calculé pour l'année 1860 :
l»aa
Dipwtement
VilUa
kgM.
d. Il StiM.
On voit, d'après ces nombres (et les observations relatives aux autres années présentent des faits de même nature), que la durée de la vie moyenne aux divers âges est plus longue dans les campagnes que dans les villes et surtout que dans la Seine. Toutefois, les difiérences ne sont très-marquées que dans l'enfance; elles s'efiacent ensuite, pour faire place presque à l'égalité aux âges extrêmes de la vie.
YINGT-gUATRIÊlE ÉTUDE.