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MOUVEMENT DBS MARIAGES DE 1851 A

a) Nombres absolus et relatifs. — ^^ Le nombre absolu des mariages et leur rapport à la population ont suivi, depuis 1850, la marche ci-après :

La moyenne, pour les dix années, est de 1 mariage pour 126 habitants; or nous avons vu que, de 1800 à 1850, elle avait été de 1 pour 127. Les mariages sont donc en voie d'accroissement en France.

On tiouve, d'ailleurs, dans les résultats des recensements par état civil, ramenés à 100, la preuve que le nombre des mariés est en voie continue de progression.

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U résulte de ces rapports que le nombre des mariés des deux sexes est monté progressivement de 36 à 40 p. 100.

1>) Mouvement des mariages dans les villes rf les campagnes. — Si Ton divise la population de la France en trois groupes, comprenant, le premier le département de la Seine , le second la population urbaine (villes de 2,000 habitants agglomérés ^l au-dessus) , le troisième la population rurale , on constate que les mariages se sont répartis ainsi qu'il suit, en 1860 (année normale), entre les trois groupes:

1853, radministration recueille des documents annuels sur l'instruction élémentaire des époux, c'est-à-dire sur le nombre de ceux qui : i° ont signé leur acte de mariage; 3^ ont déclaré ne pouvoir le signer. Ces derniers sont considérés comme complètement illettrés (bien que le fait de la signature n'indique pas néce^ sairement que celui qui l'a donnée sait lire et écrire). Voici, pour 100 mariés, et de 1855 à 1860, le nombre des illettrés :

Si ces rapports indiquent un certain progrès, ils n'en signalent pas moins une situation peu favorable. Le moins grand nombre des illettrés se rencontre dans la Seine; on y compte cependant encore 1 homme ne sachant pas écrire sur 31 et 1 femme sur 7. Dans la population urbaine, ces rapports sont de 1 hommesur 4 et del femme sur 3. Enfin , ils sont exactement d'un tiers pour les hommes et de moitié pour les femmes dans la population rurale.

g) RenseignemerUs divers sur les mariages. — Parmi les autres renseignements officiellement recueillis sur les mariages dans ces dernières années, on remarque les suivants : Sur 10,000 mariages, 4,000 environ donnent lieu à la rédaction d'uo contrat; 50 à des actes respectueux; 7 à des oppositions. — Le nombre des mariages entre consanguins appelle l'attention: sur 10,000 mariages, del àSsont contractés entre neveux et tantes; de 9 à 13 entre oncles et nièces; de 25 à 30 entre beaux-frères et belles-sœurs; 100 environ entre cousins-germains et 130 entre parents à des degrés divers. — Sur 10 mariages, il en est 1 par lequel des enfants naturels sont légitimés. — Depuis 1856, époque à laquelle ces renseignements ont été fournis avec une ceitaine exactitude, le nombre des mariages précédés de contrats s'est légèrement accru; les actes respectueux ont diminué; le nombre des oppositions n'a pas varié. On constate une légère diminution des mariages entre parents (de 134 à 131 p. 10,000) et une augmentation des mariages légUimaieurs (de 374 à 406) dans les trois catégories de population.

Les mariages entre parents au degré prohibé sont relativement plus nombreoxà Paris que dans les autres villes. Les campagnes occupant sous ce rapport une situation intermédiaire. On compte deux fois plus de mariages légitimateurs dans Psois que dans l'ensemble des autres villes et près de quatre fois plus que dans les campagnes. La proportion des enfants légitimés par ces mariages est également plus forte dans la Seine que dans la population urbaine, et dans celle-ci que dans la population rurale. 100 de ces mariages donnent lieu, en effet, à Paris, à 135 l^itimations, à 135 dans les villes, et seulement à 116 environ dans le reste du pays Enfin, la Seine fournit deux fois plus de mariages sans contrat que le reste de la France.

VINGT-CIIIQUIÈIE ÉTUDE.

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