INDUSTRIE MINÉRALE EN EUROPE
Quatre circonstances principales ont contribué à donner, dans ces dernières années, une rapide impulsion à l'industrie minérale : 1^ Le développement considérable de l'industrie manufacturière, sous l'influence du progrès de la richesse publique; 3° l'application des métaux à des usages nouveaux, et particulièrement celle du fer à la fabrication des rails, aux constructions navales et civiles; 3^ la diminution du prix de revient au lieu de destination, par suite de l'établissement des chemins de fer et des tarifs modérés qu'ils ont généralement appliqués aux transports des houilles, minerais et métaux; 4^ l'amélioration, ou plus exactement l'accroissement de puissance des procédés d'extraction. Parmi les causes secondaires de la prospérité minière, il faut citer : la réduction, dans certains pays, des redevances au proGt de l'Ëtat, ou de plus grandes facilités pour leur acquittement; la cession, par quelques États, des mines domaniales à l'industrie privée et, par suite, leur exploitation à meilleur marché et dans des conditions de rendement plus fructueuses.
Les documents qui suivent et qui n'avaient point encore été réunis, ont pour but de déterminer, autant que possible, la richesse minérale des pays producteurs en Europe. Nous classerons ces pays par ordre alphabétique.
Angleterre. — Les mines y appartiennent à l'industrie privée et le gouvernement n'intervient dans leur exploitation que pour assurer l'exécution des actes du parlement qui ont réglementé cette exploitation. Les dispositions les plus importantes de ces actes sont celles qui, 1^ interdisent le travail, à l'intérieur des mines, des femmes et des jeunes garçons de moins de dix ans;'S^ soumettent les exploitants à l'obligation de prendre, sous l'approbation du ministre compétent, les précautions destinées à prévenir les accidents et à sauvegarder la santé des mineurs ; 3^ défendent aux maîtres de payer le salaire de leurs ouvriers soit en nature, soit au cabaret. Des inspecteurs spéciaux sont chargés de constater et de poursuivre judiciairement les contraventions à ces actes. En Angleterre, la propriété de la surface emportant la propriété du dessous, le droit d'exploiter les mines appartient au maître du sol.
Un simple particulier, M. Robert Hunt, garde des archives des mines, recueille, tous les ans, les éléments de la statistique minérale du royaume. Ils sont fournis par les exploitants eux-mêmes qui , soumis à Yincome iax , ont un intérêt évident à atténuer plutôt qu'à exagérer leur production. Nous les résumons ci-après.
1^ Industrie minière.
Houille. — Le produit des houillères a suivi une marche assez régulière. De 657 millions de quintaux métriques, valant 404 millions de francs, ou Ofr. 61c. par
quintal métrique sur le carreau de la mine, eu 1854, il s'est élevé, en 1861 , à pi*ës de 851 millions, valant 523 millions ou 0 fr. 61 c. par quintal métrique. Ce dernier chiffre ne comprend pas une quantité d'environ 2 7t millions de tonnes anglaises, qui est brûlée ou détruite sur les puits. Le nombre des exploitations s'est accru ainsi qu'il suit: 2,905 en 1857, 2,941 en 1858, 2,949 en 1859 et 3,052 en 1861. La part de l'Angleterre et du pays de Galles était, pour les mêmes années, de 2,410, 2,450, 2,463 et 2,555 ; celle de l'Ecosse , de 425,417, 413 et 424; enfin celle de l'Ulande, de 70, 74, 73 et 73. Les documents officiels portaient à 219,995 en 1857 le nombre des personnes employées , à des titres divers , dans l'exploitation des houillères du royaume.
Les autres mines du Royaume-Uni ont donné, en 1861 , les quantités de minerais ci-après (en quintaux métriques pour le poids , en francs pour la valeur).
MIXBBAI8. OaiDtitèt. Vileor.
Étain 118,262 18,139,000
Cuivre 2,351,908 35,680,375
Plomb 921,471 28,406,225
Argent 294 36,775
Zinc 160,223 777,825
Pyrites. ....... 1,271,372 1,992,875
Arsenic '. 14,732 271,875
Nickel 918W». 600
Wolfram 61 725
Antimoine 152 1,125
Manganèse 9,398 73,125
Divers 30,642 75,400
Fer 73,309,663 57,559,275
Charbons 849,733,774 522,720,075
Autres 22,581,636 22,002,850
Valeur totale 687,738,125
2^ Industrie métallurgique.
Fer. — C'est le fer qui occupe la place la plus considérable dans Tindustrie métallurgique du Royaume-Uni. — La production de la fonte, de 31,189,554 q. m-, valant 307 millions de francs ou 9 fr. 86 c. par quintal métrique en 1854, s'est élevée, en 1859, à 37,713,105 q. m., valant à l'usine 278 V, millions de franco, ou 7 fr. 38 c. seulement par quintal métrique. En 1861 , elle a été de 37,717,882, valant 232,024,375 fr. ou 6 fr. 15 c. le quintal métrique. En 1860 on comptait, daosle Royaume-Uni, 268 usines élaborant la fonte, contre 265 en 1859. Le nombre des hauts-fourneaux s'élevait à 862, dont 607 en activité, en 1859, et à 872 en 1860. dont 582 seulement en activité. La même année , le fer était fabriqué par 211 usines ayant 3,518 forges à puddler et 355 laminoirs. En 1861, 569 hauts-fourneaux seulement étaient en activité dans le Royaume-Uni , dont 303 en Angleterre , 142 dans le pays de Galles et 124 en Ecosse.
Plomb. — La production du plomb n'a pas suivi une marche aussi régulière. Elle a oscillé ainsi qu'il suit: 650,281 q. m. en 1854, 665,775 en 1855, 742,991 en 1856, 684,713 en 1857, 693,967 en 1858 , 642,477 en 1859 et 666,933 en 1861.
La valeur à l'usine du métal extrait du minerai a été (en millions de francs) de 37.4 en 1854, 37.9 en 1855 , 43.9 en 1856 , 31.1 en 1857 , 37.2 en 1858, 35.3 en 1859, 35.4 en 1860 et 36.1 en 1861. D'après ces valeurs, le prix du plomb, par quintal métrique, de 57 fr. 51 c. en 1854, serait tombé à 54 fr. 13 c. en 1861.
CîUvre. — La production de ce mêlai, après un accroissement continu de 1854 à 1857, a oscillé sensiblement dans les années. suivantes. Les chiffres afférents aux années de la période 1854^1859 sont les suivants : 202,074 q. m. , 216,347, 246,451, 176,530, 146,875, 160,223. En 1861, la production n'a été que de 155,763. Les valeurs à l'usine ont été ainsi qu'il suit (en millions de francs) dans les mêmes années : 62.2, 76.1 , 74.6, 53.8, 39.1 , 43.4 et 39.3. Le prix du quintal métrique, de 307 fr. 81 c. en 1854, est tombé, après des mouvements en sens divers, à 270 fr. 87 c. en 1859 et 252 fr. 31 c. en 1861.
Étain. — Les quantités produites et les valeurs ont varié ainsi qu'il suit dans les mêmes années : 60,696 q. m. , valant 17,250,000 fr. en 1854, 60,960 et 18,050,000 fr. en 1855, 62,785 et 20,538,525 fr. en 1856, 64,821 et 21,700,000 fr. en 1857, 70,307. et 20,587,000 fr. en 1858, 66,009 et 21,261,300 fr. en 1859, 75,692 et 22,769,150 fr. en 1861. Le prix moyen par quintal métrique a varié entre 284 fr. 20 c. en 1854, 322 fr. 10 c. en 1859 et 300 fr. 81 c. en 1861.
Ces métaux forment le principal aliment de l'industrie métallurgique anglaise.
Les autres n'y sont produits qu'en quantités minimes. Il faut toutefois faire une exception pour le zinc, dont on a fabriqué 70,104 q. m. en 1858, ayant à l'usine une valeur de 4,355,629 fr. ou 62 fr. 13 c. par quintal métrique , et 44,856 q. m. en 1861, valant 1,977,525 fr. ou 44 fr. 08 c. Quant à l'argent extrait des mines de plomb du Royaume-Uni (mines de plomb argentifère), la quantité fabriquée a varié entre 151 q. m. en 1857 (minimum), valant 3*/» millions de francs ou 22,073 fr. le quintal métrique, et 190 en 1858, valant 3,856,750 fr. ou 20,298 fr. 70 c. le quintal mélrique. La production a été de 176.5 q. m. en 1861, valant 3,604,025 fr. ou 20,419 fr. le quintal métrique. La production de l'or (avec des minerais anglais) a été, en 1861 , de 86*,304, valant 270,401 fr. on 3 fr. 13 c. le gramme.
La valeur totale de l'industrie métallurgique dans le Royaume-Uni , a été évaluée ofliciellement à 388,452,150 fr. en 1859 pour les produits fabriqués avec les minerais dont nous avons donné la nomenclature, et à 336,088,750 fr. en 1861. En joignant à ce dernier chiffre, 1® une somme de 6,262,500 fr. pour la valeur de la production des autres métaux non compris dans l'énumération ci-dessus; 2^ celle de 522,720,095 fr., représentant celle des charbons livrés au commerce, on a, pour 1861 , une valeur totale de 865,071,345 fr. Ce chiffi'e ne comprend pas le sel, dont les documents officiels ne font pas connaître la production pour 1861. On sait seulement qu'il en a été exporté, celte année, 7,141,169 q. m., valant 9,254,200 fr. ou environ 1 fr. 30 c. le quintal métrique. La production, évaluée à 965,000 tonnes anglaises (de 1,016 kil.) en 1854, s'est élevée à 1,462,000 en 1856 et à 1,570,972 en 1860.
Allemagne (moins la Prusse et l'Autriche). — Bade (grand-duché de). — Le grand-duché ne possède que trois mines de fer, qui sont exploitées par l'État. Elles ont produit, dans les deux années'1860 et 1861, 501,854 q. m. déminerai, valant 523,194 fr. C'est , par année moyenne , 250,927 q. m. , valant 261,597 fr. Le fer est fabriqué dans des forges appartenant à l'État. Ces forges ont produit, dans les deux mêmes années, 104,731 q. m. de fer , valant 3,143,844 fr. C'est, par année moyenne, 52,365 q. m. de métal, valant 1,571,922 fr. (0. Ilûbner, Jahrbûcher.)
Bavière. — L'industrie minérale n'y est pas sans importance. Les mines, toutes exploitées par l'État, étaient, en 1859-1860, au nombre de 863. Elles ont donné,
celle même année, un produit de 13 Vs niillions de francs. Les quantités extraites des mines les plus importantes ont été les suivantes (quantités en grammes pour l'or , en quintaux métriques pour les autres métaux ou minéraux).
METAUX ST MJnàuAJJX. j..^j!f^ PMdociion. Valeur». OaTrien.
QM minet.
Or ... 7 il ~ 283 ""835 ""iS
Fer 351 143,506 523,853 1,070
Plomb 9 7,1»^ 19,658 156
Mercure 6 36 22,062 35
Antimoine 1 138 3,906 10
Houille 204 2,590,318 2,394,418 2,879
Graphite 53 5,409 37,800 35
Gypse 35 60,042 66,752 60
Sel 8 5,004,849 9,143,163 2,520
Les chiffres ci-après caractérisent les progrès de Tindustrie minière en Bavière. En 1848-1849 on y comptait 419 exploitations, produisant une valeur de 9,387 ,647 fr. et occupant 6,793 ouvriers; en 1859-1860 le nombre des mines s'élevait à 863, celui des ouvriers à 7,141 , la valeur produite à 12,364,115 fr.
Celte dernière année , les produits élaborés dans les forges et autres établissements de rÉtat, ont atteint une valeur de près de 19 millions de francs. En voici le détail (quantités en quintaux métriques).
r— k«rf Fabrication
ctraLtiM» ^''^ Ferfwfé. Tôl». FildeTtr. Aci«r. Ploid». Alu. Viinri.
et de foote.
Qaantltéi .... 817,495 830,029 344,173 15,562 6,093 347 808 37 b,^
Vftlears 3,619,161 9,598,168 11,401,854 617.654 855,860 90,804 11,476 876 HM
En réunissant aux 7,141 ouvriers occupés aux mines, les 4,038 qu'employaient les usines, on trouve une population ouvrière totale, employée à rextractionelà l'élaboration des métaux, de 11,179 personnes.
La production saline n'est pas comprise dans les chiffres qui précèdent. 8 salines, occupant 2,529 ouvriers, ont donné, en 1859-1860, 571,031 q. m. de sel, valaoi 9,1 A163 fr. (0. Hûbner.)
Hanovre. — Les mines de ce pays sont situées en très-grande partie dans la fameuse montagne du Harz , un des districts miniers les plus considérables de TAllemagne. Elles y sont exploitées en commun {Communionhan) avec le duché de Brunswick, dans la proportion de quatre septièmes pour le Hanovre et de trois septièmes pour le duché. 199 puits y étaient en exploitation en 1860. Les chiffres qui suivent sont empruntés à MM. les docteurs Klein et Henri Lange, auteurs iIq texte d'un Atlas géographique de l'industrie et du commette , récemment publiai Leipzig (1864). Selon ces auteurs, la production minérale en Hanovre comprendrait 3,344,250 q. m. de houille et de lignite, 154,350 q. m. de fer, 1,800 q. m. de cuivre, 103 d'argent, 40,131 de plomb, 8,282 de lilharge et 371,469 de sel, fournis par 17 salines. Le Hanovre produirait encore , d'après les mêmes autorités , des quantités notables de zinc, de calamine et d'arsenic. Mais elles ne font pas couuaîlresi les produits énumérés ci-dessus sont de simples minerais ou des métaux.
Hesse (principauté de). — Le tableau ci-après résume les résultats de l'industrie extractive de ce petit pays en 1848 et 1857, en ce qui concerne les combuslibles, les minerais àe fer, de cuivre et de cobalt.
ÀBBéet Houille, ■ntbracile ^, Mini>rtig ^
elliKDite. j^f^y de cuivre. de cob«ll.
En 1857 , la valeur totale des produits de rextraclion était estimée à 2,901,877 fr., dont 9,599,106 fr. pour les combustibles minéraux; 142,380 fr. pour le minerai de fer, 63,270 fr. pour le minerai de cuivre, 77,655 fr. pour le cobalt, etc.
La valeur totale a été ainsi qu'il suit, en 1848 et 1857, séparément pour les raines de TÉlat et celles des particuliers.
de rÉtat.
Minet
des particQliera.
Toul.
Le nombre des ouvriers employés aux travaux des mines était de 3,241 en 1857. Comme on a pu en juger par les chiffres qui précèdent, le plus grand nombre des mine« appartient à FÉtat qui les exploite; il surveille l'exploitation de celles qu'il a concédées aux particuliers.
Nous donnons ci-après la production métallurgique pour les principaux métaux , en 1848 et 1857 (quantités en quintaux métriques, valeurs en francs).
Fonle. Fer brat. Fer forgé. Acier.
Cuirre.
-«.fti Quantités. ... 16,191
^^*^J Valeurs 605,880
1 Quantités. ... 11,756
1 Valeurs 978,866
D'après ces nombres, la valeur de la production métallurgique a été de 2,125,717fr. en 1848 et de 2,538,500 fr. en 1857. L'accroissement tient en partie à la hausse des prix , les quantités produites ayant diminué pour la fonte et le cuivre.
t'industrie métallurgique occupait 2,360 ouvriers en 1848 et 2,321 en 1857. C'est, pour cette dernière année, un total de 5,562 ouvriers employés aux travaux de l'extraction et de la fabrication des métaux. (0. Hûbner.)
Saxe (royaunle de). — Les documents officiels distinguent, en ce qui concerne l'industrie minérale de ce royaume, entre les mines soumises au droit régalien (Regal'Bergbau) ^ c'est-à-dire placées sous la surveillance et le contrôle immédiat des agents de l'État et les mines librement exploitées. Les premières comprennent tous les gites métallifères; les secondes, lés gîtes minéraux (combustibles). Des mines de la première catégorie, l'État exploite directement celles qui produisent l'argent , le plomb et le cuivre , et en fait fondre le minerai dans ses propres forges. M se borne à surveiller l'exploitation des autres. En 1858, les mines du droit régalien étaient au nombre de 526. Elles employaient 12,815 individus, tant à la surface qu'à l'intérieur. La même année elles ont produit les quantités ci-après de minerais. Ces quantités témoignent de la variété, si ce n'est de la richesse des gites métalli-. fères de ce petit pays, un des plus industriels de l'Allemagne.
MIXKRAis. Quint, mélr.
Argentifère 60i,715
Cobalt et nickel 1,977
Fer 546,300
Arsénite 100,000
Pyrite magnétique .... 2,310
Pyrite vitriolique i»
Sulfate de cuivre iOO
Fer sulfaté 5,583
MivXftAi0. QuinL mélr.
Plomb natif (alquifoux). . 6
Zinc 15
Manganèse 1,744
Urane 1
Fluor 3,314
Sulfate de baryte 855
Quartz 504
La valeur totale des produits des mines métalliques a été de 6,646,121 Tr. en 1856, de 7,032,574 en 1857 et de 6,827,220 en 1858. C'est le minerai d'argent qui entre pour la plus forte somme dans ces totaux, savoir: 5,349,679 fr. en 1856, 5,676,431 en 1857 et 5,438,445 fr. en 1858. La valeur du minerai de fer est estimée, pour les mêmes années, à 360,405 fr., 438,934 et 476,842 fr. En 1858, les gîtes de combustibles minéraux (houille , lignite , anthracite) ont produit 17,320,296 boisseaux (lu poids de 75 kil. ou 12,990,222 q. m., valant 13,630,256 fr. La valeur totale de l'industrie minière a donc été , en 1858, de 20,297,476 fr. La même année, les mines de combustibles occupaient 12,0â2 ouvriers, recevant, en salaires, une somme de 6,903,049 fr.
Les usines de la Saxe ont produit, en 1858 (en 1855 pour l'acier brut et la tôle), les quantités ci-après de métaux (en kilogrammes pour l'or et l'argent, en quintaux métriques pour les autres métaux).
l'.rtW«ron. P"»^"»'- fo^ril ■f^»*'- C«im. Plomb. LiUiwg*. Or. Ar|«L
QnAntltés. . . . 202,865 350,898 5,878 8,841 904 27,006 10,502 541 29.333
Valeurs 2,476,507 4,806,860 271,472 177,154 98,660 1,276,982 382,710 15,150 6,765,1 IX
La valeur totale de l'industrie métallurgique, en 1858, est évaluée, par les documents officiels, à 17,950,165 fr. *
En 1858, l'industrie métallurgique occupait 3,873 ouvriers , qui, réunis aux 12,815 de rindustine minière, donnent un total de 16,688. (0. Hûbner.)
Wurtemberg. — Les chiffres ci-après expriment Timporlance de l'industrie minière de cet État en 1847-1848 et 1856-1857 (quantités en quintaux métriques).
Prodnctioa.
"Mioerai Scbitie Argile « , .^^.' ^'^•"' ^^^* >
de fer. ritriolifèie. ailitere. ^* gmme.
A cette production il convient de joindre celle des salines dans les mêmes années:
Prodoit »-!•«•
enqoinl.o,éU. ^•'•"•
Ainsi, en 1856-1857, la valeur totale de la production minière (sels compris), en Wurtemberg, a été de 1,298,201 fr. Le nombre des ouvriers employés dans les mines et salines était, la même année , de 4,344.
La production métallurgique en Wurtemberg comprend la fonte, le fer et facier. Voici les quantités (en quintaux méti*iques) et les valeurs pour les mêmes années; on verra que, d'une période à l'autre, tous les produits, le fer surtout, ont très-sensiblement augmenté.
Fonle. Fer. Acier.
Fente '''^^'l" Valeur « -ai ^'^^ r»bri- Vnlenr Acier Acier Acier Falirictri Valwr
broie. *^*^"j"* totale. '"• *^'*' de fer. cal». toule. brut, fondu, affiné, (pièeet). u»»*»
18471848 . . 79,780 46,864 1,932.019 44,559 573 1,265 473 1,956,881 1,998 • »,821 iSO^ eH^'^ 1856-1867 . . 118,306 71,854 3,839,897 71.842 305 11,481 635 4,136,439 3,748 170 4,833 510,486 l,167,6e^
I. Nous ne pouvons garantir Texactitude de ces chiffres, les documents allemands que nous avons sous Jes yeux laissant beaucoup à désirer au point de vue de Tordre et de la clarté.
La valeur de la production métallui^gique a élé , d'après le tableau ci-dessus, de 8,544,220 fr. en 1856-1857. Elle a été produite par 5,084 ouvriers. (0. Hûbner.)
Autriche. — Les richesses minérales de ce pays sont considérables; elles comprennent presque tous les métaux et minéraux connus, depuis les plus précieux jusqu'aux plus communs. L'Élat et les particuliers se partagent la propriété des mines dans des proportions que nous faisons connaître ci-après. De graves embarras financiers ont obligé récemment le gouvernement à céder une partie de ses mines, et peut-être est-il à désirer, dans 1 intérêt de ses finances, d'une part, et d'une bonne et fructueuse exploitation, de l'autre, qu'il s'en dessaisisse entièrement au profit de l'industrie privée.
Le tableau ci-après indique (en kilom. carrés) , pour chacune des années de la période 1856-1 860,' les superficies occupées par les divers gîtes métalliques et minéraux.
a) Exploitations sou- i856. tss?. isss. 1859. isao.
tfirrsiiifiS * ~~' ~~ *"" *"" ^
Or et argent. .... . 58.3 58.8 53.1 52.7 51.9
Fer 104.3 103.5 103.6 109.2 111.1
Combust. minéraux . . 291.9 298.7 314.5 330.4 350.3
Autres 55.2 56.6 58.5 61.3 61.9
b) Exploitations h ciel
ouvert 3.5 6.3 13.9 16.7 21.9
ToUl général. . . 513.2 523.9 543.6 570.3 597.1
Aux mêmes dates, ces superficies se répartissaient ainsi qu'il suit entre l'État et les particuliers :
État 109.2 109.9 loT.8 102.5 103.0
Particuliers 404.0 414.0 441.8 467.8 494.1
11 résulte de ces deux tableaux : 1^ que les exploitations privées se sont fortement accrues, tandis que celles de l'État, après une notable diminution en 1858, sont à peu près restées stationnaires dans les deux années suivantes; 2° que la superficie occupée par l'extraction des métaux précieux a diminué, tandis qu'elle s'est étendue pour les autres gîtes minéraux; 3^ que, notamment, on constate une augmentation sensible pour les combustibles minéraux, qui formaient, en 1860, 59 p. 100 de la superficie totale exploitée.
Voici quelques renseignements sur la production, à diverses époques, des princifiaux métaux et minéraux.
1® Métaux précieux. De 1823 à 1827, date des premiers renseignements oflSci&ls, jusqu'en 1860, les quantités extraites ont éprouvé de fortes oscillations. Pour l'or, l'accroissement, continu jusqu'en 1843-1847 (de 1,140 kil., moyenne annuelle de la période 1823-1827, à 2,023 kil. de 1843 à 1847), a fait place, à parUr de cette dernière période, à une diminution, dont le maximum tombe en 1858 (1,388 kil.). Une légère reprise s'est manifestée dans les deux années suivantes (1,649 kil. en 1859 et 1,597 en 1860).
On constate, pour l'argent , des oscillations analogues; seulement le maximum de la production se produit, non en 1843-1847, mais en 1853-1856. On voit, en effet, la moyenne annuelle des quantités extraites s'élever, de 216,015 kil. en 1823- 1827 , à 340,535 kil. en 1853-1856. On constate une diminution sensible en 1857,
et surtout en 1858 (291,445 kii.), puis une très -forte augmeiitalion en 1859 (344,709 kil.) et en 1860 (341,367 kil.). Mêmes mouvements dans la valeur des deux métaux réunis. De 8,359,758 fr., moyenne annuelle de la période 1823-1827, et minimum, elle monte à 14,224,278 fr. en 1843-1847, premier maximum. Elle tombe ensuite à 11,734,172 fr. en 1858, pour se relever à 13,803,400 fr. en 1859 et à 13,577,600 fr. en 1860. La valeur moyenne annuelle de la période 1855-1860 est de 10,385,377 fr.
2^ Combustibles minéraux, A la différence de la production des métaux précieui, celle des combustibles a suivi une marche ascendante continue. De 1,586,402 q. m., moyenne annuelle de la période 1823-1827, elle s'est élevée à 35,038,964 en 1860, et la valeur, de 1,020,075 fr. (0.64 par q. m.) à 24,935,200 fr. (0.70 par q. ra.). La moyenne annuelle de la valeur, déduite de la période 1855-1860, a été de 21,681,488 fr., et celle de l'extraction, pour la période 1857-1860, de 32,629,362 q.ra.
3^ Fer, Comme celle des combustibles minéraux, la production du fer s'est accrue à peu près sans relâche. Elle avait été de 771,049 q. m., valant 11,033,001 fr.ou 14 fr. 31 c. par quintal métrique, de 1823 à 1827; nous la trouvons, en 1860,8 3,125,549 q. m., valant 56,667,645 fr. ou 18 fr. 13 c. par quintal métrique. Ed 1858 , année du maximum, elle avait été de 3,334,753 q. m., valant 61,637,560 lir. ou 18 fr. 49 c. On voit que les prix ne sont pas proportionnels à l'extraction, mais bien à la demande. La production moyenne annuelle, de 1857 à 1860, s'est élevée à 3,202,936 q. m., valant 57,139,966 fr. ou environ 18 fr. par quintal métrique.
4^ Autres métaux, La valeur des autres métaux s'est sensiblement, quoique trèsinégalement, accrue jusqu'en 4860. Son minimum tombe en 1823-1827 (9,81 0,967fr.); son maximum en 1860 (20,640,919 fr.).
La valeur totale moyenne de l'industrie minérale de l'Autriche, déduite des ^ années de la période 1855-1860, est de 107,735,449 fr. Cette valeur (qui comprend l'industrie minière et métallurgique), ramenée à 100, se répartit ainsi entre les divers produits minéraux :
Métaux précieux.
FIr.
CombDttiblee.
Aatrei minérADX ou nétanx.
Toul.
Voici quelle a été, pour chacune des trois années 1847 , 1853 et 1860, la quantité produite (en quintaux métriques) des métaux et minéraux autres que les métaux précieux, les combustibles et le fer. Les minerais destinés à être exportés sont marqués d'un astérisque.
Cuivre
Plomb
Litharge
MinerAi de plomb*
Mercure
Nickel et cobalt. .
— en mlnerml* Zinc
— en minerai*.
Antimoine regains
— crudnm . .
— en minerai*
▲raenie
AnripigTient . . .
Soufre
— en minerai*
— en pyrites .
Vitriol de fer . . .
— - de enivre .
Alun
Alun et vitriol ml-
faté
Graphite
Manganèse ....
Minerai de chrome ?
XUin 547
— en minerai*. ?
Bismuth ...... » t
Minerai do Wolfram*. ... • •
— d'nrane*. . • ?
Uraae Jaune. ... • «
Minerai de fer*. . 7 ?
Pierre d'asphalte. ? ?
Pétroléine ? ?
Couleurs minéral. ? ?
Bel gemme 1,465,335 1,796,317
Autres sels 1,176,512 1,298,169
793,498 S,Sil