‹ La France et l'étrangerChapitre 27 sur 177 · SITUATION ÉCONOMIQUE DE L'ANGLETERRE EN · texte numérisé non relu

SITUATION ÉCONOMIQUE DE L'ANGLETERRE EN

L'Angleterre esl au nombre des pays où là statistique of&cielle n'a pas été réunie dans un grand et unique service. Les divers départements ministériels y publient les documenls qui leur ressor tissent, sans aucun accord préalable entre eux, sans avis ou contrôle préalable d'une commission centrale. Ou sait qu'il en est autrement en Belgique, en Hollande, en Espagne, et depuis peu de temps en Prusse. Une commission centrale existait également en Piémont, au temps déjà éloigné de nous où ce pays prenait une part importante aux enquêtes des États les phis éclairés de l'Europe sur l'état économique et moral des populations.

Mais si FAngleterre ne paraît pas souffrir, au point de leur nombre et de leur valeur, de ce morcellement des statistiques qui s'élaborent au sein de ses itainistéres, son gouvernement atténue très-sensiblement les inconvénients qu'il pourrait avoir, en publiant chaque année, par Torgane du Bureau du commerce {Board oflradé), un petit volume du prix le plus modeste (60 centimes), où l'on trouve le résumé, dans sa plus simple expression il est vrai, des documents les plus importants et les plus récents publiés par les autres services publics.

Ce volume, intitulé: Eûstrait slalislique pôur le Royaume-Uni, a cet attrait tout particulier, qu'il donne, pour chaque document, des éléments de comparaison avec les 14 années précédentes. On y suit ainsi , pour une période ituffisante, la marche et le développement des feits. Voici la nomenclature des renseignements qu'à contient : 1^ Recettes, dépenses et situation financière; ^ commerce intérieur (importations, exportations et transit); 3* navigation; 4* produits de l'accise; 5^ prix et ventes des céréales sur les principaux marchés du Royaume-Uni; 6' monnayage; 7^ caisses d'épargne; 8** opérations des principaux établissements de crédit; 9^ mouvement de la population (naissances, mariages et décès); 10^ paupérisme officiellement constaté; il® statistique criminelle; 12® émigration.

Le Statistical abstrad aurait sans doute un plus grand intérêt, a chaque matière était précédée d'une courte introduction explicative, destinée à faire connaître, par exemple, les circonstances, les événements, les actes législatifs qui ont pu exercer une influence quelconque sur les données numériques. Mais alors il eût coûté sensiblement plus cher, et l'excellente intention de l'administration anglaise de populariser les notions statistiques essentielles, n'eût pas été remplie.

C'est à ceux qui veulent faire un emploi prudent et raisonné des nombreux documents déposés dans cet excellent petit livre, et ne pas s'exposer à des rapprochements erronés avec d'autres pays, à tenir compte des modifications survenues dans la législation et surtout à étudier les institutions auxquelles ces documents se rapportent. En outre du Statistical abstrad, on doit au Board of trade une publication bisan-

nuelle beaucoup plus étendue, qui a pour titre: Statistiques diverses du Royaume- Uni (MisceUaneous statistics of the V. K). Celte seconde compilation , qui forme la matière d'un in-4^ de 330 pages, a pour but, comme la première, de résumer, mais avec plus de développements, les statistiques des divers départements ministériels. Elle ne donne toutefois des comparaisons que pour trois années et on n'y trouve, comme dans la première d'ailleurs, ni explication, ni commentaire. Disons, en passant , que c'est lâ le plus grand desideratum de la plupart des statistiques anglaises. C'est en partie en utilisant les matériaux épars dans ces deux volumes, en partie en consultant les statistiques originales , que nous avons réuni les éléments du travail qui suit , et où l'on trouvera les traits principaux de la situation économique de l'Angleterre.

S 1. Territoire et voies de cpnunonicatioB.

D'après les évaluations données dans plusieurs documents officiels (la carte trigonométrique de l'Angleterre n'étant pas encore terminée), le Royaume-Uni possède une superûcie de31,319,205 hectares, donH3,087,999 pour l'Angleterre; 1,922,991 pour le pays de Galles; 7,987,754 pour l'Ecosse; 7,867,571 pour l'Irlande, et 452,890 pour les îles du détroit.

On est frappé de la quantité considérable de terres, soit complètement incultes, soit cultivables, mais non cultivées, que les évaluations officielles attribuent aux lies Britanniques. Ainsi, d'après ces évaluations, l'Angleterre aurait 1,397,730 hectares de terres cultivables, mais non cultivées, et 1,31 7,767 hectares déterres absolument incultes. La superficie du domaine agricole y serait de 4,149,001 hectares de terres labourables et de 6,223,501 hectares de prés et pâtures, soit environ 50 p. 100 de cultures fourragères de plus que de cultures céréales.

Pour le pays de Galles, le sol se diviserait ainsi qu'il suit : terres labourables, 360,387 hect.; prés et pàlur^, 900,969 bect.; terres cultivables, mais non cultivées, 214,475; terres incultes, 447,160 hect.; superficie totale, 1,922,991 hect.

Le rapport des superfities non cultivées ou non cultivables est bien plus considérable en Ecosse, ce qui s'explique naturellement par la nature essentiellement montueuse du sol. 11 existerait, en effet, dans cette partie du Royaume-Uni, sur une superûcie totale de 7,987,754 hect., trois millions et demi (3,449,379 bect.) d'hectares de terres incultes, et près de deux millions et demi (2,407,787) d'hectares de terres non cultivées. Le domaine agricole s'y partagerait presque également entre les terres labourables (1,009,227 hect.), et les prés et pâtures, toutefois avec un certain avantage au profit des cultures fourragères (1,121,361 hect.).

La situation de l'Irlande est plus favorable. Sur une superficie de près de huit millions d'hectares (7,987,754 hect.), elle ne compte que 977,951' hect. de terres incultes; mais elle renferme encore environ deux millions (1,982,883 hect.) de terres non cultivées et qui pourraient l'être; 2,180,783 hect. y sont consacrés aux cultures céréales, et 2,725,954 hect. aux cultures fourragères.

Les lies du détroit (île de Man, Jersey, Guernesey), moins favorablement traitées encore par la nature, n'ont, sur une superficie totale de 452,890 hect., que 155,268 hect. en culture (dont 44,364 en céréales, et 110,904 hect. en prés et pâtures). Le reste comprend 230,447 hect. de terres incultes et 67,175 hect. non cultivés.

En résumé, sur les 31,319,205 hectares dont se compose le sol britanm'que,

18,826,451 ou 60 p. 100 sont cultivés (7,743,762 en céréales et 11,082,689 hecl. en pâture) et douze millions et demi non cultivés ou non cultivables.

II faut chercher dans l'histoire et la législation de la propriété privée et communale, en Angleterre, les causes d'une quantité aussi considérable de terres susceptibles de culture et encore en friche.

Aux termes du seul document officiel qui existe sur la matière et dont la date est déjà ancienne (1843), le territoire de TAngleterré ( pays de Galles compris) , d'une contenance approximative de 15 millions d'hectares, était sillonné par 46,661 kil. de routes pavées et à barrières, et par 159,264 kil. d'autres routes, en tout 206,925 kil, soit environ 1 kil. par 72 hect. L'étendue de la viabilité purement vicinale y est inconnue.

On estime que les canaux ont, en Angleterre, une longueur de 3,540 kil, et les rivières navigables, de 2,896 kil; en tout 6,436 kil. de navigation fluviale naturelle ou artificielle.

Enfin, au 31 décembre 1860, on comptait, dans le Royaume-Uni, 16,790 kil. de railways ayant coûté 8,250 millions, ou environ 531,800 fr. par kil.

% 2. Population.

Nous avons cru devoir consacrer, dans ce recueil, un travail spécial à l'étude du progrès de la population dans le Royaume-Uni d'après les recensements décennaux. Nous nous bornerons donc ici à en faire connaître sommairement le mouvement annuel d'après les relevés officiels de l'état civil y depuis 1845, année à partir de laquelle ces relevés nous paraissent mériter une assez grande confiance, surtout en ce qui concerne les mariages et les décès.

MOYENNE ANNUELLE DES Périodes qainqueimBles. Naissances. Décès. Mariages.

Le rapport des trois actes de la vie civile à la population moyenne s'établit ainsi qu'il suit :

MOMBKI d'habitant* PODk '

PMsdet 4«inqa«DDilM. I atinuice. 1 dicta. i mriig*.

L'Irlande n'a pas encore d'état civil laïque régulièrement organisé; on n'y connaît donc pas le mouvement annuel de la population. En Ecosse, l'état civil laïque ne fonctionne que depuis 1855. La moyenne annuelle des naissances, décès et mariages dans ce pays, calculée pour la période 1855-1859, et leur rapport à la population moyenne, s'établissent ainsi qu'il suit :

NitoHscM. D«oi«. MtriHU'

MOMBBB D'OAHITAUTt fOCB

1 uittince. 1 déeès. 1 mariafe.

Toul le inonde sail que rémigration joue un rôle consiiiérable dans le mouvement de la population du Royaume-Uni.

De 1815, date des premiers renseignements affideliemenl recueillis , jusqu'au 31 décembre' 1860 > on a constaté danjs le Royaume '-Uni une expatriation de 5,046,067 personnes, dont 1,196,521 (23.71 p. 100) se rendant dans les colonies anglaises de l'Amérique du Nord; 3,04«,206 (60.41 p. 100) aux États-Unis; 708,225 (IlOTp. 100) dans l'Australie et Ta Nouvelle - Zélande, et 93,115 (1.85 p. 100) dans d'autres parties du monde. La moyenne annuelle de l'émigration, de 1815 à 1860, a été de 109,697; et, de 1851 à 1860, de 228,720.

De 1853 à 1 860, seule période pendant laquelle la nationalité des émigrants ait été distinguée, on a constaté le départ pour les régions transatlantiques de 454,427 Anglais (i p.335hab.), de 122,030 Écossais (1 p. 202), de 736,731 Irlandais (1 p. 67) et de 158,975 étrangers ou individus dont le pays d'origine n'a pu être constaté.

Il n'est ici question que des émigrants embarqués sur des bâtiments spécialement aiïectés à leur transport et soumis à la surveillance des agents du gouvernement Quant aux autres, c'est-à-dire, à ceux qui appartiennent aux classes moyennes ou aisées de la société, le nombre en est inconnu.

% 3. Forces proùctives.

a) AGRICULTURE.

On ne sait rien officiellement sur les produits de l'agriculture anglaise. Une enquête, tentée en 1854, a presque complètement échoué devant l'hostilité des fermiers préoccupés de la pensée de dissimuler aux propriétaires la valeur réelle de leurs terres. En 1856, Il gouvernement voulut rendre obligatoire pour les fermiei^ la déclaration annuelle des recolles. Un projet de bill dans ce sens adopté, après une vive discussion, par la chambre des lords, fut rejeté par la chambre des communes. La statistique officielle agricole peut donc être considérée comme ajournée pour longtemps en Angleterre. Plus heureux en Ecosse et en h*lande, le gouvernement obtient, pour ces deux parties du Royaume-Uni, et publie des documents annuels qui paraissent ne pas s'éloigner sensiblement de la vérité. Pour l'Ecosse, ils sont recueillis {ils l'ont été, du moins, jusqu'en 1857, date de leur interruption), par la Société royale d'agriculture; pour l'h^lande, par la force constabulaire (gendarmerie).

La moyenne de la superficie emblavée, en Ecosse, déduite des années 1855, 1856 et 1857, est de 1,433,898 et en Irlande, de 2,333,397 hectares. Les principales cultures ont occupé, en moyenne, pendant la même période, les superficies ci-aprés, dans chacun de ces deux pays :

PammM ^^

ECOSSE. FromtOl. Orge. Atoîm. Seigle. Méleil. Fèret. Poil. JeUiT Tnrneps. el p»tm«*

Superficie . 91,410 74,204 376,402 1,929 7,317 15,775 1,885 58,821 186,955599,567 Rendement

ar hecto- lonaet.

itre . . . 24.49 29.76 30.50 > 28.64 24.02 > 35,559 »

- ir,-3 —

Poramea P»»ri6«

Irlande. F'o«n«nt Org#. Avoine. Seigle. Meteil. Fcte». Poii. déterre Tumcp». natarelleset

Superûcie . 2067949 83J13 8277573 5,437 3,205 4^71 4,616 4367H2 1447503 5377779 Rendement ^

|)ar heCtO- tonnei.

itre . . . 22.54 31.29 33.24 > 35.71 25.04 » 35,155 >

On sait que le nombre de télés de gros et de petit bélail par hectare est un des plus

sûrs indices d'une agriculture plus ou moins avancée. Le tableau ci-après donne,

pour les mêmes pays, les nombres absolus et proportionnels, par hectare, desprin-

cipaai animaux de ferme :

icOSSI. IBÎ.ANDE.

Ko.«bre»b.olu.. p„ , jj^-^e "ulU.é. Nombre^.b,olu.. p., J^j^^e "ulU,é.

Chevaux 180,830 0.13 576,796 0.25

Bétail 905,433 0.68 3,590,267 1.54

Moutons 5,531,543 4.00 3,581,771 1.53

Porcs 135,876 0.09 1,116,094 0.48

Il n'existe, pour l'Angleterre, que des approximations déduites de l'enquête trèsincomplète tentée en .1854. D'après les données recueillies à celte époque, il y aurait eu, dans cette partie du Royaume-Uni, une superûcie cultivée de 5,138,420 hectares. La portion de cette superficie consacrée aux céréales et aux légumineuses et leurs rendements sont évalués ainsi qu'il suit Le froment occuperait une étendue de 1,416,100 hecl., et donnerait, par hectare, un rendement moyen de 23.38 hectol. — L'orge, une étendue de 606,900 hect. , avec un rendement moyen de 82.38. — L'avoine et le seigle, une superficie et un rendement à peu près égaux. — Les fèves et les pois, une supei*ficie de 289,220 hect. avec un rendement de 23.38 hectol.

b) INDUSTRIE MiNÉRALE.

Les résultats de la statistique minérale dont l'analyse suit , sont fournis , chaque année, par les industriels eux-mêmes, sur la demande du gouvernement. On ne considère, en Angleterre, ces résultats que comme des appï*éciatîons.

Bouille. — Le produit des houillières a suivi une marche assez régulière. De 656,959,832 quintaux métriques valant 404 millions de fr. ou 0.61 par quint, met., en 1854, les quantités extraites se sont élevées à 731,313,342 quint, met., valant 450 millions de fr., ou exactement le même prix qu'en 1854, soit 0^61 par q. m. Le nombre des exploitations s'est acci-u ainsi qu'il suit: 2,905 en 1857; 2,941 en 1858 et 2,949 en 1859. La part afférente à l'Angleterre était, pour les mêmes années, de 2,001 , 2,017 et 2,020; — au pays de Galles, de 409, 433 et 443; — à l'Ecosse, de 425,417 et 413; — à l'Irlande, de 70, 74 et 73.

Le nombre des accidents et de leurs victimes a oscillé ainsi qu'il suit dans la Grande-Bretagne, de 1855 à 1859 :

1855. 1856. 18:^7. ifiSÎ. 1859.

Angleterre et pays de Gnlles. | ^JJ*^**;*® " ' ; ; ; J^J

Ecosse .(Accidents 61

^'°**® (Tués 68

Sauf en 1859, le nombt*e des accidents a régulièrement diminué dans la période

1855-1859; mais le nombre des victimes s'est accru très -rapidement de 1855 à

1857, ce qui semble indiquer que si la fréquence des accidents a été moindre, leur

gravité a été plus grande. Les documents qui précèdent sont, d'ailleurs, doublement

incomplets , en ce sens qu'ils n'indiquent pas le nombre des blessés , et qu'ils omettent celui des ouvriers. De là Firapossibililé de déterminer le rapport des victimes à Teffectif employé chaque année.

Fer. — Après là houille, c'est le fer qui occupe la place la plus considérable dans l'industrie minérale du Royaume-Uni. Sa production s'est élevée, de 81,189,554 q. m., valant 307 millions de francs, ou 9 fr. 90 c. par q. m., en 1854, à 37,713,105 q. m., valant, à l'usine, 278 millions 1/2, ou 7 fr. 41 c. seulement en 1859. Ici encore, il est à regretter que les documents que nous trouvons dans les Miscellaneotis statistics, soient incomplets, puisqu'ils ne font connaître qu'une seide variété du fer produit, c'est-à-dire la fonfe {Pig-iron).

Plonib, — La production du plomb n'a pas suivi une marche régulièrement progressive. Elle a été de 650,281 q. m. en 1854; de 665,775, en 1855; de 742,991 en 1856; de 684,713, en 1857; de 693,967, en 1858; de 642,477, en 1859. Ainsi, après un accroissement marqué et continu de 1854 à 1856, elle a faibli en 1857 pour se relever légèrement en 1858, et subir une nouvelle et forte diminution en 1859.

La valeur à l'usine a varié ainsi qu'il suit (en millions de francs) :

314 3Î9 43L9 38^1 312 35^1 D'après ces valeurs, le prix par quintal métrique, de 57 fr. 57 c. en 1854, était tombé, après des oscillations diverses, à 54 fr. 71 c. en 1859.

Cuivre, — La production de ce métal, après un accroissement continu de 1854 à 1857, diminue sensiblement en 1858, pour se relever fortement en 1859. Voici les chiffres afférents aux six années que nous comparons : 202,174 q. m., 216,347, 246,451, 176,530, 146,875 et 160,223.

Les valeurs à l'usine ont oscillé ainsi qu'il suit :

6Î2 16A lie 5^8 39A 4^4

Le prix par quintal métrique, de 307 fr. 57 c. en 1854, est tombé, après des mouvements en sens divers, à 270.07 en 1859.

Étcdn. — Les quantités. produites et les valeurs ont varié ainsi qu'il suit dans ces mêmes années : 60,696 q. m. valant 17,250,000 fr.; 60,960 valant 18,050,000 fr.; 62,758 valant 20,538,525 fr.; 64,821 valant 21,700,000 fr.; 70,307 valant 20,587,000 fr.; 66,009 valant 21,261,300 fr.

Le prix moyen, par quintal métrique, a varié entre 284 fr. 20 c. en 1854, et 295 fr. 66 c. en 186».

Les autres métaux ne sont produits qu'en quantités minimes dans le Royaume- Uni. Nous trouvons toutefois, dans un document spécial, le chiffre assez élevé de 70,104 q. m. pour le zinc en 1858, avec une valeur, à l'usine, de 4,355,629 fr. ou 62 fr. 13 c. par q. m.

Quant à l'argent que Ton trouve dans les mines de plomb du Royaume-Uoi, la quantité qui en a été extraite dans la période 1854-1859, a varié entre 151 q. m. ^^ 1857 (minimum), valant 3 millions 1/3 de fr., ou 21,854 fr. 30 c. le q. m., et 190 en 1858, valant 3,856,750 fr. ou 20,298 fr. 70 c. par q. m.

La valeur totale de l'industrie minérale du Royaume-Uni peut être évaluée à

800 millions au moins dans ces dernières années, y compris les autres métaux, en très-faibles quantités, non spécifiées ci-dessus.

En 1858, TAngleterre possédait 62 usines à fer avec 444 hauts-fourneaux, dont 332 en feu; le pays de Galles, 157 avec 212 hauts-fourneaux, dont 153 en feu; l'Ecosse, 32 avec 177 hauts-fourneaux, dont 132 en feu.

c) INDUSTRIE.

II n'a été feit en Angleterre aucun relevé officiel des forces de l'industrie. Ce relevé rencontrerait cependant moins de difficultés que dans aucun autre pays, par suite de la concentration de la production manufacturière dans un petit nombre relalif de grands établissements.

Mais il est une branche des établissements industriels de l'Angleterre qui est assez exactement connue, grâce aux rapports des inspecteurs du travail des enfants dans les manufactures : c'est celle de la filature et du tissage des tissus. D'après ces rapports, on comptait, en Angleterre, en 1850 et 1856 respectivement, 3,959 et 4,432 établissements; 22,850,010 et 30,122,165 broches; 272,588 et 339,372 métiers, une force motrice à vapeur de 91,610 et 1 17,160 chevaux; une force hydraulique de 18,314 et 15,934 chevaux.

En Ecosse, on a constaté, pour les deux mêmes années, 550 et 530 établissements; 2,256,403 et 2,643,039 broches; 26,340 et 27,435 métiers; une force motrice à vapeur de 13,857 et 14,779 chevaux; une force hydraulique de 6,004 et 4,917 chevaux.

En Irlande, il a été recensé 91 et 155 établissements; 532,303 et 538,376 broches; 2,517 et 3,388 métiers; 2,646 et 5,774 chevaux de force motrice à vapeur; 1,886 et 3,863 chevaux de force hydraulique.

Sur les 4,600 établissements dénombré^ en 1850, dans le Royaume-Uni, 1,932 faisaient des cotonnades; 1,497 des lainages; 501 des étoffes mélangées; 393 de la toile de fil, et 277 des soieries. En 1856, cette répartition s'était modifiée ainsi qu'il suit : 2,219 fabriques de cotonnades; 1,505 de lainages; 525 de mélanges; 417 de toiles de fil et 460 de soieries. Ces cinq catégories d'établissements occupaient 25,688,716 broches en 1850, et 33,503,580 en 1856; 301,445 et 370,195 métiers; 108,113 et 137,711 chevaux de moteurs à vapeur; 26,104 et 23,724 de moteurs hydrauliques.

EUes occupaient, les mêmes années, le nombre d'ouvriers ci-après :

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