XIV® SIÈCLE
Disette en 1304; le roi (Philippe-le-Bel) fait dresser un état des approvisionnements en grains dans le vicomte de Paris, ainsi que des quantités nécessaires pour les ensemencements, et ordonne de porter le reste au marché: celte mesure ne produisant pas l'effet attendu , un édit royal fixe un prix maximum pour les céréales et les autres objets de consommation alimentaire. Ce maximum provoque, comme il fallait s'y attendre, une hausse nouvelle. Le roi rappelle alors son édit et se borne à prescrire de nouveau l'envoi au marché du superflu de chaque famille. En même temps , un arrêt du parlement interdit le commerce des grains et défend d'enlever ceux de Paris.
La récolte de 1305 est mauvaise; le roi ordonne que les greniers de Paris seront visités et les blés découverts distribués aux boulangers pour être convertis c en une quantité suffisante de pain toutes les semaines. »
En 1315, le blé et le raisin ne mûrissent pas; une famine éclate qui dure deux ans et fait périr un grand nombre de personnes. — En 1334, famine et mortalité.
Les guerres presque continuelles du règne de Philippe-le-Bel amènent une nouvelle &raine en 1338. Elle dure dix ans. En juillet 1344 notamment, le prix du blé s'élève, à Paris, au taux de 50 sols la mesure, ou cinq fois le prix courant.
En 1359, cherté du blé et manque absolu de vin et de fruits.
Disette en 1389. Une ordonnance du roi Charles VI du 14 août interdit l'exportation , sauf en ce qui concerne le Languedoc, où la récolte a été suffisante.
Mauvaise récolle en 1390. Une ordonnance du prévôt de Paris, du 10 juin 1391, prescrit à chaque famille , sous des peines sévères , de porter son superflu au marché, interdit le commerce des blés , ordonne aux cultivateurs de vendre directement leurs blés au marché, sans aucun intermédiaire, et de vendre à un prix juste et raison^ noble.