‹ La France et le Canada français [microforme]Chapitre 10 sur 21 · Restriction dans le transport des marchandises impor · texte numérisé non relu

Restriction dans le transport des marchandises impor

! lées ou exportées des colonies, autrement qne par les navires

de la mère-patrie.

950. Restrictions imposées aux coions dans la fabricalion de leurs produits bruts en objets manufacturés.

Ces restrictions ont depuis disparu peu à peu et la révocation des lois concernant la navigation nous a permis de développer notre commerce avec l'étranger. Le traité de réciprocité

2 conclu en 1854 entre les Etats-Uuis et les provinces anglaises

de l'Amérique du Nord, la nomination de sir John A. Macdonald comme l’un des commissaires chargés de représenter les intérêts canadiens lors de la conclusion du traité de

| Washington, et la nomination de sir A. T. Galt, pour repré-

senter le Canada devant la Commission des Fêcheries, sont

) autant de preuves que l'Angleterre nous a reconnu tacitement

le droit de régler notre politique commerciale pour le plus

} grand avantage du pays.

En 1860, lorsqu'il fut question d'établir le libre-échange

bentre les provinces, le comité du Conseil Privé, nommé par à la Chambre des Lords pour s'occuper des questions commer ciales, recommanda que le projet fut sujet à la sanction de

Sa Majesté. Le gouvernement canadien ayant soulevé des

objections, le gouvernement impérial, par une dépêche du

duc de Newcastle en date du 5 février 1861, répondit ‘ qu'il n'avait aucunement l'intention de mettre des obstacles aux

Lefforts que les gouvernements respectifs des provinces pour-

“16 raient faire pour établir la liberté du commerce entre les pro. ou vinces anglaises de l'Amérique du Nord.” La politique énon- M ét: cée dans cette dépêche reçut son application en 1867, lors de 1 nic l'établissement de la Confédération, qui créa entres les diverses ag provinces une union commerciale autant que politique. ( Du reste, lors de l'adoption du tarif protecteur, dont il ne 3,(

m'appartient pas de discuter ici le mérite, il y eut en Angle- h terre une opposition très nrononcée contre. cette nouvelle SO

politique. Cependant, aucun ministre de la couronne,homme À fer d'état ou journaliste, ne s’est jamais avisé de nous con- 16 tester le droit de régler cette question comme nous l’en- êv tendons. Ilest maintenant question d'obtenir le droit de da régler nos relations commerciales, non-seulement avec la À: mère-patrie ou ses dépendances, mais même avec l'étranger ti toujours par l'entremise de l'Angleterre, mais conformément 1 à aux besoins du Canada. Ce que nous demandons, n’est que SAM la conséquence logique de la ligne de conduite suivie par Fe l'Angleterre à notre égard depuis 1854, et il est à espérerqu'à # Te) l'avenir nos intérêts seront consultés chaque fois que la d métropole aura occasion de conclure un traité commercial À 18 avec une autre puissance, ; Voyons maintenant quels ont été les résultats de la liberté à commerciale et politique dont nous jouissons. Li Sous l'ancien système colonial, le Canada ne pouvait faire À le beaucoup de progrès. A la conquête, il y avait une a population de 60,000 âmes. Lorsque la nouvelle constitution 8 l fat mise en vigueur, en 1792, nous comptions 175,000 âmes dont 20,000 seulement dans le Haut-Canada. À 4 En 1840, la population totale des provinces anglaises de À a l'Amérique du Nord était d'environ un million et un quart, ;

dont un tiers dans le Bas-Canada, Le recensement de 1871 L porte à 3,558,854 la population totale de la Confédération À canadienne, et aujourd’hui elle est d'environ cinq millions.

En 1851, il n’y avait que 8,000,000 d’âcres de terrains en à état de culture. En 1871, le recensement portaït à 36,000,000 le nombre d’âcres de terrains occupés par des agriculteurs

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ou des colons, et la majeure partie de ces terrains était en état de culture. Depuis l'annexion de la Colombie Britannique et des vastes territoires du Nord-Ouest, nos ressources agricoles, minérales et forestières, ont augmenté énormément. Notre pays comprend maintenant une étendue d’au delà de 3,000,000 de milles carrés, dont un million de milles de terrains propres à la culture du blé ou 640 millions d’acres, soit audelà de 150 acres de terre à blé pour chaque individu, femmes et enfants compris. En 1851, il a été récolté environ 16 millions de boisseaux de blé, mais l’on peut maintenant évaluer à 25 millions de boisseaux la récolte annuelle du blé dans le pays. En 1851 le blé était la principale production. Aujourd’hui les cultivateurs ont tourné leur attention vers un nouveau mode de culture, et la récolte de l'avoine. qui était de 25,000,000 de boisseaux en 1851, s’est éievée à 50,000,000 de boisseaux en 1879 ; 15,000,000 de minots de pommes de terre ont été récoltés en 1851 ; on en a récolté 50,000,000 en 1879. On avait récolté 1,500,000 minots d'orge en 1851 ; le nombre de minots de ce grain récoltés en 1879 a été de 12,006,000.

En 1840, le revenu n’excédait pas un million. Il s'élevait à $13,000,000 en 1864, et il est aujourd'hui de 22 millions. Les gouvernements provinciaux ont aussi leurs revenus pour les fins locales, et les municipalités contribuent largement aux dépenses de l'instruction et d’une certaine catégorie de travaux publics.

La dette du pays a augmenté considérablement depuis vingt ans ; mais cette dette n'a pas élé créée pour entretenir une armée, ou acheter du matériel de guerre. Elle ne représente ni la guerre ni la famine. Elle est une preuve de l'esprit d'entreprise des habitants du pays, et représeute des amélorations publiques absolument nécessaires pour le développement de nos ressources. La dette par tête se chiffre comme suit :

Dette nette... vs $39.20

Dette brute... tes 43.30 Intérêt net... 1,60

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