‹ La France et le Canada français [microforme]Chapitre 12 sur 21 · NT | DA · texte numérisé non relu

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ont fait ce que nous sommes ; et en répandant sur eux les lumières et les avantages de l'instruction, nous ne ferons qu’acquitter une dette sacrée.

Nos universités, nos séminaires et nos colièges out fait beaucoup de bien dans notre pays, nous leur devons des lévites vertueux qui font l’ornement de l'Eglise du Canada, et des hommes de profession distingués qui constituent les classes dirigeantes de notre jeune société. Il ne s’agit pas, et ici je veux être bien compris, il ne s’agit pas de déprécier ces grandes et belles institutions, ni de diminuer leur action bienfaisante. Mais il faut ajouter à leur travail qui est incomplet et les aider dans leur noble mission.

Nous sommes dans d'excellentes conditions économiques pour accomplir ces œuvres régénératrices. La crise financière est disparue et nous avons des capitaux en abondance. Nous pouvons prêter à l’industrie et lui donner des écoles spéciales. Nous avons 76 millions déposés dans les banques, en sus du montant appartenant aux divers gouvernements; et sur ce chiffre la province de Québec a seule plus de 4? millions, c'est-à-dire près des deux tiers. Ces Gépôts constituent une partie des économies individuelles du peuple, et ne cons'atent pas un fait accidentel, car ils sont augmentés de près d’un million par mois depuis l’automne dernier. Livrons ces capitaux à l’industrie pour les rendre productifs et s’il faut l'intervention ou la garantie du gouvernement pour cela, n'hésitons pas, car par ce moyen nous donnerons de l’ouvrage aux ouvriers, nous arrêterons l'émigration de nos com-

-patriotes et nous ferons luire de beaux jours pour l’agricul-

ture. Notre province deviendra alors grande, heureuse et prospère. (Applaudissements).

La santé à ‘‘ nos hôtes ” fut ensuite portée par M. Chauveau au milieu du plus grand euthousiasme. M.M. Thors, de Molinari et de Lalonde y répondirent successivement.

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