LA PUISSANCE PATERNELLE
est tout Simple que le père exerce une surveillance sur le fanage de son fils. Le Als, jusqu'à vingt-cinq ans achï d sa hberte son droit sur les biens de son ^ère. Le marLe det
l un ans. L Éghse ne reconnaît pas cette législation arW-
dan! noTloT TITI '''"^"■'" P'*^™''"^ ^"^ ^«' «nantie dans nos lois, c est l'autonfé du propriétaire. Maître de son
bien, .nvest. de la liberté de tester, un père saurait air res-
pec er son au-orité et assurer l'avenir de'ses enfants. ï Code
-v.l déclare que « fenfant doit à tout âge honneur et respect
diaue'ln T'" "• ''"' ^■''™"'^ "'^P- d'application url d que elle est même démentie par cet ensemble de disposil ons légales qui mettent des bornes au droit de propriété et
paTr:: T "'^t ^.^"i^^-°y-« d-'^ttaquer/e te'stamen paternel, bans ce droit de disposer, lautorité du père est désarmée. En pays coutumier. disait-on, droit de puissance paternelle n a heu. Cela est vrai ; mais la coutume réglaH a disposit.0,1 des biens et assurait la dignité du père et de a
que lEtat a empiète sur les attributions de la famille et a absorbe la société domestique. En s'emparant de l'éducation des en ants, il fait de la paternité une sinécure ; et les enJants ne sont pas sans s'apercevoir qu'ils sont élevés par l'État et non par leur père. La religion contribuait surtout à relever 1 autorité paternelle; elle implantait dans l'àme des enfants un respect profond pour le père. L'éducation nouvelle propage d autres notions. ^ ^ °
L-État dirige toutes les branches de renseignement. Par les écoles primaires, secondaires, supérieures, spéciales, il s'assimile tous les individus. Il n'y a pas jusqu'aux salbs d'asile qu II n accapare. Il a envahi toutes les fondations de la charité Que laisse-t-il à l'initiative des pères de famille? Il a mis la main sur 1 éducation des filles. L'éducation commune chez les Grecs consistait en jeux, en courses, en gymnastique, en exercices militaires. L'État n'enseignait ni morale, ni philosophie, m religion. y avait des maîtres d'art, de philosophie.de rhétorique. Allait, en payant, les entendre qui voulait. L'art
la science, la liltéralure étaient libres et ne tomba.cnl pas en rcRie. Les césars eurent des professeurs all.tr s ; des v.lles eurent aussi ii leurs ga^es, sous l'Empire, des dec'an>al«urs des faiseurs de conférences. François 1" repr.t celle Irad.Uon en instituant le CoUèHe de France. Celte littérature d £ut
n'eut jamais grand succès. i„<. p„o„
L'Etat a entrepris de p.trir l'inlell.gence de tous les Français dans un moule déterminé, c'est si bien son but qu . i'nterdit toute autre éduealion ou instruction que celle qu.l distribue. 11 tend à l'idéal chinois, et il 1 a deja en grande partie réalisé. Le rôle delà famille est effacé. Cet enseignement, cette éducation appartiennent à la famille et spécialement à son chef. Le sysL-me de la Révolution ne connaît pas d'intermédiaire entre l'individu et l'Elat. il réduit en poussière toutes les associations naturelles, tous les droits collect. ts fondés par le temps, toutes les traditions, et transporte a l'État la gestion de tous les intérêts de famille, la direction de tous les sentiments privés. Il atteint ce double but par l éducation nationale et le Code civil. Ouelle serait donc, dans une telle société, la fonction du père de famille'? .
L'État moderne, comme César, est le père de tam.lle universel : Il a hérité de tous les pères de famille réduits a néant dans la société nouvelle. Ce pouvoir absolu de 1 Etat constitue, non une force de résistance ou un principe d action, mais une désorganisation sociale, et la société moderne croulera plus facilement que l'ancien régime. Trois fois depuis moins d'un siècle, ne s'est-elle pas trouvée sans défense devant l'étranger? Cet État tout-puissant n'esl-il pas l institution la plus fragile, et ne s'est-il pas dix fois brisé au moindre choc?
La déchéance absolue de l'autorité paternelle est consommée par les lois d'instruction obligatoire qui ont été étendues à tous les Français. Elles expriment le communisme. Le communisme d'État s'alïirrae depuis un siècle. Il triomphe sur toute