‹ La France et le Code NapoléonChapitre 43 sur 59 · iR LA ( iiAMK i; T i>; r.oiiK .\Ai'i)i.ko · texte numérisé non relu

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muinU'nu daii-» I.h finiviiicf des lioniiiifs lies aux populaliuns, et depuis l<inj;leiiips ii la lèle des administration^ locales? La conservation des biens dans les t'umilles sous le ré){inie des majorais aurait doiw ce doul)le résullat politique et a«ricolc. Klle donne la pi-opriété foncière pour assise à l'fital. une propriété l'oneière riche ijui n'aurait jamais songé à recourir à ces inslilutions de crédit d<int la France Ibisonne depuis un demi-siècle et qui ont pour ellet direct l'expi-opriation de l'agriculture et le règne des financiers.

Au fond, le système des majorais nous i-amenait à la liberté de tester, au droit de propriété. 11 permettait de fonder des propriétés et des familles perpétuelles, et de compenser, par des principes de stabilité, les principes d'instabilité de notre société moilorne. 11 dimiiait à l'initiative privée un énergique essor. Il est puéril de dire avec Montescjuieu que les majorats ont pour but de soutenir la splendeur des familles qui entourent le In'ine. Ce ne sont pas les grandes fortunes qu'a eues en vue Napoléon; il est facile de voir que les petites ou moyennes fortunes pouvaient aisément arriver à s'agglomérer et à se mettre en éta! de résistera l'usure ou à l'absorption. .\vcc tous ces systèmes de crédit foncier ou agricoles et tant de moyens de fournir de l'argent aux cultivateurs, il semble (|ue l'agriculture française aurait dû prospérer, et que cette agriculture qui nous nourrissait autrefois devrait encore nous nourrir. C'est le contraire qui arrive. Le morcellement du sol. la pénurie des propriétaires et cultivateurs vont en augmentant. Le peuple français n'a plus de (juoi vivre, il est obligé de demander une partie de sa subsistance à l'étranger.

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