LA MORT CIVILE
L-atliolique. La Réptililiqiie française s'est encore plus illustrée en ce genre. Le droit de propriété n'est-il donc pas inviolable? Les gouvernements, par jalousie sans doute, empêchent les simples particuliers de le violer. Nos e<ides sont pleins de dispositions magniliques contre les voleurs. Nous sommes protégés contre les voleurs. Qui nous protégera contre l'État et les législateurs? Les voleurs prennent peu de chose, et il est facile de les réprimer. L'Etal prend à tous et d'une façon systématique. Il est devenu dans les temps modernes le grand ennemi de la propriété. Il signifiait le communisme dans l'antiquité; et, depuis la renaissance de l'antiquité au xV siècle. il signifie l'absorption graduelle de toutes les forces sociales dans l'action du gouvernement central. Le droit de propriété est le contrepoids de l'Ktat, la limite de la tyrannie. La décentralisation, ce qu'on appelle la liberté locale n'a d'autre fondement que le droit de propriété laissé à son inspiration naturelle d'ordre et de conservation. Mais les Français modernes ne conçoivent la République que sous la forme du communisme jacobin. Et ils semblent ignorer que ce communisme a beaucoup de rapports avec celui de l'empire romain. Ils se posent en héritiers du césarisme, sans songer que ce testament de l'empire romain contient, pour tous les pays qui l'acceptent, le legs d'une instabilité perpétuelle.
CHAPITKK IV