TRADUCTION FRANÇAISE LITTÉRALE TRADUCTION LATINE LITTERALE
Inscription ovale, écrite en syriaque.
Le prophète Moïse vit sur la montage un feu qui Moses propheta vidit ignem manentem in rubo, et
était dans un buisson, et le buisson n’était pas consumé : rubus non combustus est : sic Virgo Maria, in qua
telle la Vierge Marie, en qui habita le Fils de Dieu sans habitavit Filius Dei, nec combusta est ejus flamma.
qu’elle fût consumée par cette flamme.
Première ligne horizontale , écrite en syriaque.
Maar (seigneurs) Taschu et Zacha, Éphésiens, sous- Pomini Taschu et Zacha, Ephesini sub-procuratores.
intendants.
Seconde et troisième lignes horizontales, écrites en arabe.
O buisson! tu n’as pas brûlé sur le mont Sina. Inter- O rubus l non conflagrasti in monte Sina. Intercède
cède pour tes serviteurs, ô Marie! et prends pitié de pro servis tuis, Maria, et miserere nobis.
nous.
Vierge immaculée dont Pie IX venait de couronner les gloires, l’œuvre bénie qui se glorifie du patronage de la Reine du divin Cœur a été le berceau d’une nouvelle Congrégation religieuse déjà florissante. Elle possède une maison et une église à Rome, une autre en Belgique, une autre encore à Paris; et ses enfants évangélisent les indigènes de la Nouvelle-Guinée et de l’archipel des Navigateurs. En 1868, la basilique d’Issoudun était consacrée avec grande pompe, au milieu d’un immense concours de peuple; et un superbe discours de Mgr Pie faisait ressortir les admirables enseignements qui se cachent sous ce titre de Notre-Dame du Sacré- Cœur : chaque jour manifeste avec un éclat grandissant l’efficacité surnaturelle attachée à son invocation.
Parlerons-nous encore de l’église du Cœur-de-Jésus, bâtie vers le même temps à Canton par les soins de Mgr Guillemin, vicaire apostolique de cette province? d’une autre église érigée sous le même vocable à Saint-Denis, dans l’île Bourbon? du charmant sanctuaire de Jésus priant, dédié au Puy en 1873? de la splendide verrière du Sacré-Cœur, dont un artiste vraiment chrétien a récemment décoré la vieille collégiale de Saint-Quentin? Il serait trop long de mentionner toutes les manifestations de la piété publique envers le Cœur de Jésus qu’on a vu se produire de tous les côtés, surtout depuis l’éclosion de notre Vœu national. Mais comment oublier l’acte mémorable, dont l’inspiration est certainement venue de France, par lequel, en 1873, ce grand homme et ce vrai saint, qui s’appelle Garcia Moreno, consacra solennellement la République de l’Equateur au Cœur sacré de Jésus? Sans doute, le héros paya de son sang sa pieuse audace. Mais, selon les dernières paroles du martyr, « Dieu ne meurt pas » ; son œuvre lui a survécu, parce que le peuple qu’il a pour ainsi dire créé demeure animé de son esprit; et la dédicace du Temple national de la République du Sacré-Cœur s’accomplissait dernièrement avec tout l’éclat des pompes officielles, rehaussé de tout l’éclat des pompes de la religion. Rome elle-même ne dédaigne pas de suivre l’impulsion partie de notre pays; et, le 14 mai 1887, le cardinalvicaire consacrait l’église nouvelle que les catholiques de la Ville