ÉTÉ COUPABLES ET JUSTEMENT CHÂTIÉS
Et, pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ
LE PARDON DE NOS FAUTES, AINSI QUE LES SECOURS EXTRAORDINAIRES QUI SEULS PEUVENT DÉLIVRER LE SOUVERAIN PONTIFE DE SA CAPTIVITÉ ET FAIRE CESSER LES MALHEURS DE LA FRANCE, NOUS PROMETTONS DE CONTRIBUER, SELON NOS MOYENS, A L’ÉRECTION A PARIS d’un SANCTUAIRE DÉDIÉ AU
Sacré Cœur de Jésus.
Au moment où le Saint-Père envoyait au Vœu national une première bénédiction, Paris, à peine échappé aux poignantes souffrances du siège des Prussiens, était tombé sous le joug hideux de la Commune, et aux désastres de la guerre étrangère voyait succéder les horreurs de la guerre civile. Le sang des pontifes, des prêtres, des religieux, mêlé au sang des gardiens de la loi, coulait à flots sous le coup de balles fratricides. Mais on put reconnaître déjà que le Cœur de Jésus n’avait pas été invoqué en vain. On s’en souvient : ce fut le 21 mai 1871, un dimanche, dans la soirée, que, conduite par un vaillant chrétien, M. Ducatel, l’armée libératrice commença à pénétrer dans Paris par la porte de Versailles : on n’espérait pouvoir donner l’assaut que le jeudi suivant. Or, de l’aveu de tous, ces quatre jours de plus auraient suffi à la Commune pour consommer l’œuvre de destruction : de formidables engins étaient disposés partout; et l’incendie, peu content de dévorer nos
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