‹ La France et le Sacré CœurChapitre 26 sur 148 · LA MESSE DE SAINT MAR.TJN · texte numérisé non relu

LA MESSE DE SAINT MAR.TJN

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JÉSUS-CHRIST ET NOS PRIVILÈGES HISTORIQUES

de la basilique élevée à Orléans, sous l’invocation de saint Aignan, par le roi Robert le Pieux : on sait que saint Aignan est ce grand évêque qui sauva sa ville épiscopale de la fureur d’Attila, et en souvenir duquel les évêques d’Orléans ont, jusqu’à ces derniers temps, gardé l’insigne privilège de rendre quelques détenus à la liberté le jour de leur intronisation. C’est à propos de cette consécration que Baronius transcrit une page d’un auteur contemporain, le moine Helgald, dont il loue l’exactitude, et qui s’exprime en ces termes :

« Les premiers chefs de la troisième dynastie royale de France eurent pour protecteurs spéciaux : Notre-Dame, le Père et législateur des moines saint Benoît, et aussi saint Martin, saint Aignan, les victorieux martyrs du Christ Corneille et Cyprien, le très aimé et très glorieux martyr saint Denis et l’illustre vierge sainte Geneviève. » Et comme Hugues Capet et sa pieuse femme Adélaïde avaient tout particulièrement honoré saint Benoît, en fondant beaucoup de monastères de son Ordre, le vieux chroniqueur ajoute : « Hugues, se trouvant sur son lit de mort, appela près de lui son fils Robert pour lui faire connaître ses dernières volontés. Le jeune prince avance, les larmes aux yeux : « Mon fils, lui dit ce bon « père, je t’en conjure par la sainte et indivisible Trinité, n'écoute « pas les conseillers qui voudraient te corrompre. Ne te laisse « pas surprendre et attirer à leurs mauvais desseins par leurs « présents et leurs flatteries empoisonnées. Protège avec soin contre « toute usurpation les abbayes dont je te confie la garde. Parce dessus tout, je te recommande de ne pas perdre l’amitié du saint « patriarche Benoît. En lui tu trouveras un port tranquille et « assuré au milieu des tempêtes de ce monde : et après ta mort, « il sera ton refuge, si tu as bien soin ici-bas de ne pas te séparer « de lui. »

Ainsi parle Helgald, et Baronius reprend : « Avez-vous compris, pieux lecteur, sur quoi se trouvent affermies et consolidées les bases de ce royaume si florissant de France ? Les saints, tels sont les fondements sur lesquels il repose. Aussi peut-on justement dire de la France ce qui est écrit dans nos livres sacrés : Fundamenta

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