Migne, Patrol. lat., t. LXXII, col. g
2. Venant. Fortunati opéra, edidit D. Luchi. Romæ, 1786. 1 vol. in-40. Nous traduisons sur le texte même de l’auteur, qui diffère sensiblement du texte liturgique.
DE CLOVIS A SAINT LOUIS
« Les étendards du divin Roi s’avancent; à nos yeux brille le mystère de la Croix, gibet infâme où fut suspendue la chair du Créateur même de la chair.
« De son Côté ouvert par le fer cruel de la lance coulent le sang et l’eau destinés à laver nos crimes.
« Ils sont accomplis les oracles que chantait David sur sa harpe fidèle, lorsqu'il disait : « C’est par le bois que Dieu a régné sur les « nations. »
« Arbre rayonnant de lumière et de gloire, empourpré du sang de notre Roi, toi qui fus jugé digne de toucher des membres si saints,
« Heureux es-tu, puisque tes bras ont porté la rançon du monde, précieuse balance où le corps d’un Dieu acquitta le prix de notre affranchissement !
« Salut, autel; salut, victime; salut, ô Croix! mon unique espérance .. »