‹ La France et le Sacré CœurChapitre 94 sur 148 · LA RÉVOLUTION. — VŒU DE LOUIS XVI. — MARTYRS DU SACRÉ-CŒUR · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION. — VŒU DE LOUIS XVI. — MARTYRS DU SACRÉ-CŒUR

Le 2 3 décembre 1787, Madame Louise de France, l’héroïque carmélite de Saint-Denis, expirait en prédestinée dans son humble cellule. La fille des rois s’était offerte en victime d’expiation, et Dieu avait semblé ratifier son sacrifice, en accordant à son coupable père une mort repentante et chrétienne. Mais la Justice irritée réclamait d’autres victimes, et plus augustes encore.

La Révolution, préparée par un demi-siècle de corruption, d’impiété et de sophismes, avançait à grands pas, menaçant de tout engloutir : royauté, clergé, noblesse, vieilles institutions et vieilles

de Saxe avait donné au dauphin, son gendre. Cette chapelle occupe le chevet de l’église royale; c’est la plus importante après celle de Saint-Louis. Elle est éclairée par deux petites fenêtres situées à droite et à gauche et par un plafond vitré non apparent, qui laisse tomber le jour sur l’autel. Cet autel est revêtu de marbres de diverses couleurs, ainsi que les murs. Sur le pavé, également en marbre, se détachent les armes de France. On ne voit ni tableau ni statue, mais au fond du sanctuaire, inondé de lumière, un Cœur en bronze doré, entouré d’une gloire magnifique : c’est l'œuvre de Dessouches. Les révolutions ont respecté ce monument de la piété du digne fils de saint Louis.

Dès 1751, le même prince, avec la reine sa mère, avait puissamment concouru à la restauration de la communauté dite de Sainte-Aure, comme le proclame une bulle du pape Clément XIII. Cette maison était située rue Neuve-Sainte-Geneviéve. On y avait établi en 1779 Y Adoration perpétuelle du Sacré-Cœur.

Page 1