Théodore Roosevelt. Vidcal américain
SCS colonies se détacher d'elle et s'épuisera en luttes stériles. La France, toute à ses discordes intérieures et aux querelles des partis, s'enlisera de plus en plus dans une décadence définitive. Pour l'Italie, elle aura assez à faire, si elle veut assurer la paix à ses enfants. L'avenir appartient donc à l'Allemagne, à laquelle se joindra l'Autriche, si elle veut vivre. »
L'apparition d'un concurrent de cette taille ne pouvait pas ne pas troubler l'Angleterre. Le mot de Ghatham : « Notre premier devoir est que la France ne devienne pas une puissance maritime, commerciale et coloniale », s'appUquait désormais mieux à l'Allemagne qu'à la France. C'est contre TAllcmagne que devait donc se tourner l'effort de l'Angleterre. Depuis longtemps d'ailleurs, ses commerçants, ses consuls, ses hommes politiques avaient poussé le cri d'alarme*. Dès 1885, à la commission d'enquête sur la baisse du commerce britannique, les délégués de Birmingham disaient :
L'Allemagne a pris le chemin de nos marchés , l'adresse de nos clients et, voyant nos bénéfices, elle a fabriqué nos marques. Elle a envoyé partout ses couteaux. Elle a même piraté les noms de nos fabricants... Quelquefois elle a employé la simple contrefaçon. La croix de Malte et l'étoile, avec le nom Rodgers, sont une