‹ La France et les alliancesChapitre 18 sur 71 · Voir ci-dessous page · texte numérisé non relu

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M. Delcassé trouva dans le péril même le remède, et la réunion à Paris de la commission internationale d'enquête, chargée de départager les Anglais et les Russes, fut la première pierre apportée à l'édifice de leur réconciliation. Un an plus tard, la conversation était engagée entre Londres et Saint- Pétersbourg, Et, le 31 août 1907, un accord asiatique, d'une portée plus large que ses clauses, s'établissait entre les adversaires séculaires qui, à Reval, en juin 1908, ont publiquement consacré leur récente intimité * . Le grand dessein allemand de la « Ligue continentale contre l'Angleterre » était définitivement brisé. Le jeu de Bismarck, — user de l'hostilité anglo-russe pour peser sur la France de tout le poids de l'Europe centrale, — n'était plus possible. Une triple entente, en face de la Triple Alliance, fondait sur une base nouvelle l'équilibre de l'Europe.

Cette triple entente, depuis sa constitution, a résisté à l'épreuve des événements. Qu'il s'agisse des troubles de Perse, occasion certaine, en d'autres temps, de difficultés anglo-russes (1908-1909) ; des incidents survenus au Thibet entre la Chine et le Dalaï Lama (1910) ; des propositions américaines relatives aux chemins de fer de Mandchou-

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