Voir Luigi Ghiala, Pagine di sloria conlemporanca
•serait monté aux cours les plus hauts ^ » C'est à ce moment l'aiguillon économique qui a poussé l'Italie vers la France. Et les Italiens eux-mêmes sont les premiers à en convenir, lorsqu'ils écrivent :
La crise économique allemande a rendu nécessaire pour l'Italie son rapprochement politique avec la France. L'Italie aurait été forcée (de toute façon) de iaire une politique très sympathique à la France.
Si, par une erreur politique, comme la visite du prince deNaplesàMetz, on avait blessé les sentiments patriotiques des Français et si le marché de Paris avait commencé à nouveau à vendre du consolidé, l'Italie aurait dû rembourser d'un jour à l'autre tout l'argent français, le change aurait eu à nouveau ses cours les plus hauts, les consolidés les plus bas, et l'Italie se serait trouvée en face d'une crise économique dont elle a eu un terrible exemple en 1893.
L'impuissance montrée par le marché monétaire allemand à faire l'office de banquier de l'Italie, la nécessité pour un pays aussi jeune que celui-ci, pour continuer son développement économique, d'avoir le concoui'S d'autres peuples plus riches que lui et cette fonction de banquier reprise par le marché monétaire de Paris imposent à l'Italie une politique en parfait accord avec la France 2.
Il est donc permis de penser que l'intérêt commercial et financier aurait suffi, du côté de l'Italie, à
1. Voir G. M. Fiamingo, Les raisoîis financières de l'amilié franco-italienne.