‹ La France et les alliancesChapitre 3 sur 71 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

pas encore résignés à la perte de l'hégémonie, — fatalement provisoire pourtant, — qu'il avait assurée à son pays. Accepteront-ils l'ordre de choses nouveau, qui exprime, par des groupements symétriques de puissances, le besoin de stabilité de la matière internationale? C'est la question de demain, que résoudra la paix ou la guerre.

Un Français ne pouvait traiter ce sujet que du point de vue français. Mais essayer de comprendre ses adversaires, c'est déjà leur rendre justice. C'est de cet esprit de justice que j'ai tâché dem'inspirer, sans rien cacher d'erreurs qui, du reste, ne portent pas atteinte à l'ensemble de l'œuvre française et ne diminuent pas la valeur d'une politique, qui n'a pas cessé de travailler pour la paix, par l'équilibre.

Paris, 1" septembre 1908.

Page 1