‹ La France et les alliancesChapitre 37 sur 71 · Bismarck, Pensées et souvenirs, t. II · texte numérisé non relu

Bismarck, Pensées et souvenirs, t. II

lord Salisbury^ Elle prévoyait que son action en Egypte l'opposerait pour longtemps au cabinet de Paris. Et, dès le mois de juillet 1883, les relations anglo-françaises offraient le caractère d'inamicale froideur, qu'elles devaient conserver, vingt ans durant. L'Espagne inclinait vers la Triple Alliance'^ Et par l'intermédiaire de l'Italie, Bis-marck pouvait agir sur Londres. Rien ne s'opposait par conséquent à la prépondérance allemande. Pour se maintenir et s'affermir, cette prépondérance n'avait que faire de la guerre. La paix lui suffisait. Et pour assurer cette pai.x, il n'était même pas besoin de l'adhésion du vaincu de 1871.

Bismarck, à ce moment, pouvait, sans réserve, compter sur ses alliés. Jusqu'à sa chute, en 1890, il joua d'eux selon son gré, en toute sécurité. L'Italie, en raison même de son hostilité déchaînée contre la France, était aux ordres de Berlin. Grispi, qui avait à se faire pardonner son passé « rouge », faisait du zèle. Dès son arrivée au pouvoir, il était accouru à Friedrichsruhe, pour prendre la consigne. Et une convention mihtaire avait suivi ce voyage.

i. Voir ci-dessus pago 42.

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