‹ La France et les alliancesChapitre 38 sur 71 · Voir ci-dessus pagv · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus pagv

L'Autriche, sous Kalnoky, n'était pas moins docile. Le « chien de l'empire », comme l'appelait Beust*, était, à tout instant, sur les routes de Varzin ou de Friedrichsruhe. Les entrevues étaient continuelles, en 1884, en 1885, en 1886, en 1888. L'empereur Guillaume, complètement rallié à l'alliance autrichienne, n'avait même pas besoin de réchauffer la fidélité de François-Joseph dans leurs longues causeries de Gastein ou d'Ischl. En mars 1887, la Triplice était renouvelée dans les conditions où elle avait été conclue cinq ans plus tôt, sans que les velléités d'indépendance du comte de Robilant lui eussent valu autre chose que la grand-croix de l'Aigle noir.

Avec la Russie, le jeu était plus malaisé. Mais la difficulté n'était pas pour décourager Bismarck. Il la joua donc, — et avec plein succès. Les griefs de 1878 étaient profonds au cœur du Tsar. Mais Alexandre IIF avait aussi la crainte delà Révolution, et l'Allemagne lui apparaissait comme le dernier rempart de l'ordre monarchique. Sans doute, Ignatief, Skobelef, tous les « slavistes » ne pardonnaient pas et demeuraient antiallemands. Sans doute aussi, les difficultés commerciales et douanières avec l'Allemagne, les armements symétri-

Page 1